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Kamal Daissaoui : « On fait un mauvais procès à l'enseignement privé »
Publié dans L'opinion le 29 - 09 - 2020

Entretien avec le nouveau président de la Fédération de l'Enseignement Privé (FEP)
- Durant cette pandémie mondiale, il a été décidé, au niveau du troisième trimestre de l'année scolaire écoulée, d'opter pour l'enseignement à distance, pour des raisons sanitaires. Quel est votre bilan de cette première expérience ?
- Globalement, au royaume, les secteurs public et privé n'étaient pas préparés aux nouvelles méthodes pédagogiques avec des moyens « distanciels ». Nous avons donc œuvré, au niveau de l'enseignement privé, pour que l'enfant, le stagiaire de la formation professionnelle et l'étudiant, puissent avoir un enseignement distanciel de qualité. Ceci s'est fait moyennant des investissements, des formations pour un certain nombre d'enseignants, pas habitués aux nouveaux moyens d'enseignement, audiovisuels et informatiques. Il y a des coûts à tout cela, en termes d'investissement. Pourtant, nous avons continué à faire appel à nos enseignants, qui ont répondu présents.
- Certaines écoles privées demandaient aux parents de payer à 100% les frais de scolarité et d'assurance. A qui la faute à votre avis ?
- Certes, le service du transport et de la restauration ont été suspendus durant les premiers mois de cette pandémie. Il était donc hors de question d'exiger aux parents d'élèves leur paiement. Quant à l'enseignement, qui a été réalisé à distance, il avait tout de même un coût. On fait un mauvais procès à l'enseignement privé. Le comble est que souvent les parents "agitateurs", qui demandent la réduction des frais de scolarité, sont des fonctionnaires qui ont reçu leurs salaires complets. Ils pouvaient donc payer les frais de scolarité sans problème. Dans une logique citoyenne, l'école, qui est à gestion privée, doit tenir compte de la situation des familles en difficulté, à condition que ces dernières puissent prouver cette situation. Pour leur part, les familles qui peuvent le faire ne doivent pas hésiter.
- Quelles ont été les contraintes imposées aux écoles privées au cours de cette pandémie ?
- Dans les écoles privées, l'enseignement, qui est un service public, est à gestion privée. L'école ne reçoit donc ni subvention, ni facilités. Elle paye les impôts comme n'importe quelle entreprise, et est assujettie à une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Une taxe irrévocable puisqu'elle n'est pas facturée aux parents. Les seules recettes des écoles sont celles provenant des parents. Dans un souci d'équilibre des finances, elles ont besoin de ces recettes pour payer les enseignants, qui, à leur tour, pourront faire le nécessaire. Par ailleurs, dans le cadre de mon élection, nous avons mené une étude, dont les premiers résultats ont été présentés lors de l'Assemblée Générale Ordinaire (AGO) élective de la CGEM. Il en ressort que l'impact économique et financier de la pandémie sur le secteur de l'enseignement sont estimés à des milliards de dirhams de pertes. Contrairement aux idées préconçues, ce secteur est, après le tourisme, le plus touché par la pandémie.
- Malgré les efforts déployés pour réussir l'enseignement à distance, le présentiel reste-t-il inévitable dans l'éducation des enfants ?
- Bien qu'il soit partiel, l'enseignement en présentiel est essentiel, dans la mesure où l'enfant a besoin de cette socialisation dans son éducation.
Recueillis par
Safaa KSAANI
Mise en route de la FEP
Les grandes lignes de la feuille de route dévoilées
Améliorer la communication avec les parents et l'opinion publique, un objectif évident des écoles privées qui, vraisemblablement, est difficile à atteindre. En tout cas, c'est ce à quoi aspire et projette le nouveau président de la Fédération de l'Enseignement Privé, Kamal Daissaoui. Une Fédération inactive depuis de nombreuses années. Selon lui, durant son mandat de trois ans, "à court terme, il faut réussir la rentrée scolaire, et œuvrer pour l'amélioration de la communication avec les parents et l'opinion publique. A moyen et long termes, nous avons un plan d'action, qui a été validé par l'Assemblée, notamment opérationnaliser le contrat stratégique global dans le cadre d'un partenariat public-privé et la mise en application des articles 44, 13 et 14 de la loi-cadre 51/17, en vue de dessiner l'école de demain".
L'audace ne s'arrête pas là. Parmi les objectifs tracés par la FEP figurent la contribution à la matérialisation de la vision stratégique 2015-2030, dont l'objectif est la création d'une école nouvelle avec ses principaux fondements : l'équité et l'égalité des chances, la qualité pour tous et la promotion de l'individu et de la société.
Plus ambitieuse, la FEP compte activer l'application des articles 37 à 42 de la loi 13.00 dans la prochaine loi de finances, qui est au menu de la Fédération. Ces articles prévoient des encouragements fiscaux sous certaines conditions. La Fédération participera, par ailleurs, à contribuer à réformer la loi 06/00, régissant l'enseignement privé, pour permettre le développement et la relance du secteur.
S. K.
Repères
Elu à l'unanimité président de la FEP
L'enseignant-chercheur et président de l'Ecole Marocaine des Sciences de l'Ingénieur (EMSI), Kamal Daissaoui, a été élu, jeudi 3 septembre à Casablanca, à l'unanimité à la tête de la Fédération de l'Enseignement Privé (FEP) de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) pour le mandat 2020-2023, au terme d'une Assemblée Générale Ordinaire élective. Lors de cette dernière, Abdeslam Amor, Dina Hessissen, Moulay Ahmed Lamrani et Mohamed Melmous ont été élus vice-présidents généraux pour le même mandat.
Le choix de l'enseignement présentiel prime sur le distanciel
Après une première expérience inédite de l'enseignement à distance, vécue par les parents avec leurs enfants pendant le confinement lors des quatre premiers mois de la pandémie, 80 % des parents ont opté pour les cours présentiels pour la rentrée scolaire en cours. Un pourcentage annoncé par le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education Nationale, Saaïd Amzazi, lors d'un exposé sur la rentrée scolaire 2020-2021 devant les membres du Conseil de gouvernement.
La mise en œuvre de la loi-cadre 51-17 en est à ses prémices
Le ministre de l'Education nationale, Saaïd Amzazi, a présenté, jeudi 24 septembre devant le Conseil de gouvernement, un exposé sur l'avancement du chantier de mise en œuvre des dispositions de la loi-cadre 51-17 relative au système d'éducation, de formation et de recherche scientifique, dans le contexte de l'état d'urgence sanitaire. A cette occasion, le ministre a indiqué que malgré la situation sanitaire, son ministère poursuit la mise en marche de son programme d'action présenté devant SM le Roi Mohammed VI, et des dispositions de ladite loi-cadre. En ce qui concerne le plan législatif et organisationnel, le ministre a mentionné qu'il comprend 81 textes législatifs et organisationnels, dont 21 projets programmés au cours de l'année 2020.


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