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FESTIVAL DE MARRAKECH
Un prince de charme Un prince de charme Des stars glamours
Publié dans L'observateur du Maroc le 27 - 11 - 2008


AHMED CHARAI
Sa présidence n'a rien de formel, ou de protocolaire, il assure réellement la fonction, intervient dans les choix, tranche des questions litigieuses, suit le dossier au quotidien. Cela ne transparaît pas, parce que le Prince, obligation de réserve oblige, est d'une discrétion absolue. Ceux qui le connaissent jurent tous qu'il ne s'agit pas d'une posture, mais d'une seconde nature. Moulay Rachid a toujours été efficace, là où on lui a demandé de gérer un dossier. Il n'a jamais cherché à se mettre en avant. Par respect pour le dur protocole de l'institution monarchique, il refuse les sunlights. L'homme, tout simplement, est formé pour le travail dans l'ombre.
Ceux qui collaborent avec lui sont éblouis par sa capacité de synthèse, sa prise de décision rapide, et surtout son enthousiasme communicatif. Sur le festival, il est au départ et à l'arrivée de toutes les décisions, suit tous les dossiers, dirige son équipe de manière à la fois participative et personnalisée. Si Marrakech et son festival sont dans le Top 10 mondial, c'est parce qu'il s'y implique totalement et que sa présidence n'est pas uniquement protocolaire.
Le Festival comme si vous y étiez
Mohamed Semlali
Vendredi 14 octobre 2008. Il est 17 heures trente. Marrakech est en effervescence malgré un léger froid d'automne. Il reste un peu plus d'une heure pour l'ouverture officielle du Festival international du film de Marrakech. Cette huitième édition s'annonce comme celle de la consolidation des acquis. Aux abords du palais des congrès, les organisateurs s'affairent joyeusement. Aucun énervement. Aucune agressivité. Juste une excitation mélangée à un peu de trac, compréhensibles vu l'importance du moment. Derrière un camion-régie, Nourredine Saïl, président du Centre cinématographique marocain et vice-président de la Fondation du Festival, ajuste encore les derniers réglages. L'homme est calme. Il en a vu d'autres. Non loin de là, Jalil Laguili, secrétaire général de la même Fondation, est accroché à son téléphone portable, un large sourire aux lèvres. Il veille lui-même à régler les derniers soucis d'intendance. Une telle personnalité ne trouve pas où loger. Un invité de dernière minute cherche à se faire accréditer. Un tel journaliste n'a pas de badge. Le tout sera finalisé sans heurts et avec beaucoup de diplomatie. Le crédo de Jalil Laguili est que tout le monde doit repartir content. C'est une fête et il n'est pas question que cela dégénère pour une simple question d'hébergement ou d'accréditation. D'ailleurs, la presse veille. Elle est aux aguets. Les journalistes sont venus en force. Les Marocains constituent le gros du lot, mais la presse internationale n'est pas en reste. Elle connaît le sérieux et la réputation du Festival.
18 heures. Devant l'entrée principale du palais des congrès, restylée et habillée pour l'occasion, le tapis est d'un rouge écarlate. Des deux côtés du tapis des barrières de sécurité. Une foule d'admirateurs attend patiemment l'arrivée des stars. Les caméras zooment et les flashes des appareils photos crépitent. La scène est digne des plus grands festivals du monde. Pour accueillir les invités de marque, Fayçal Laraichi et Nourredine Saïl sont aux avant-postes, tirés à quatre épingles. Le défilé des stars commence sous les cris des fans agglutinés devant le palais des congrès. Sigourney Weaver fait une entrée remarquable. Le public reconnait illico presto l'inimitable Lieutenant Ripley de la mythique trilogie de science fiction «Alien». L'actrice américaine, comblée par cet accueil triomphal, mettra quinze minutes à parcourir la centaine de mètres du tapis rouge. Elle répondra à toutes les sollicitations des photographes avides d'immortaliser celle qui anéantit les Aliens. Roman Polanski, en fidèle du Festival, ne passa pas non plus inaperçu. Quant à l'actrice égyptienne Yousra, abonnée depuis des années à tous les festivals marocains, toujours aussi charmante et aussi grâcieuse comme à son habitude, elle a fait carrément exploser l'applaudimètre. Cela dit, les artistes marocains étaient prêts cette année à donner le change. Nour, un brin provocatrice, monopolisa les regards et les flashes des caméras. Son déhanchement ne laissa personne de marbre. Sauf Nabil Benabdallah qui, accompagné de sa douce et belle moitié, quitte sa supposée retenue diplomatique et se livra à un véritable numéro d'acteur, saluant la foule et accordant plusieurs déclarations. Il a un peu forcé le trait notre ambassadeur à Rome. Les belles actrices marocaines ont vite fait oublier la prestation de «l'ancien camarade». Portant toutes de très beaux caftans, les actrices nationales ont défilé sous de longs applaudissements. Certes le Festival international du film de Marrakech regorge de stars internationales, mais les Marocaines savent également tenir le haut de la marche.
Palais des congrès. Il est 19 heures 20. Tout le monde a pris place à l'intérieur de la salle. Le rideau se lève enfin sur la huitième édition. C'est L'maalam Bariz, célèbre conteur de Jamaa Lfna, vêtu d'un Jabador doré, qui donne le tempo. Le festival est marocain. Les organisateurs ont tenu parole. La cérémonie d'ouverture est sobre, succincte et surtout bien agencée. La touche Gnawa a ravi les festivaliers, mais également les stars présentes. La Britannique Charlotte Rempling, qui a une maison à Marrakech, est passée en voisine dire bonjour et souhaiter bon vent à la huitième édition, elle qui a déjà présidé le jury de la première édition. Cette année, c'est Barry Levinson qui reprend le flambeau. Le réalisateur de «Good Morning Vietnam» n'est plus à présenter. Il a dirigé les plus grands acteurs de Hollywood. C'est à lui et autres membres du jury qu'incombera la difficile tâche de départager les quinze films en compétition. Barry Levinson prononcera le mot de la fin qui fut agréablement accueilli par les présents, malgré les quelques erreurs d'orthographes qui entachèrent la traduction qui défilait sur un écran accroché en haut de la scène et qui arrachèrent des sourires à certains puristes de la langue de Molière.
Hôtel Mansour Eddahbi. Il est 22 heures passée. La véritable star incontestée et incontestable du Festival est le prince Moulay Rachid. La foule a attendu son arrivée tout le long de la soirée. Quand il arrive pour présider le dîner royal offert en hommage aux invités, il est accueilli par une ferveur inégalable. Le dîner est vraiment royal. A la table du prince, Sigourney Weaver est un peu intimidée. Moulay Rachid la mettra à l'aise en lui suggérant à chaque fois de goûter à un mets particulier. L'actrice américaine est charmée. Elle n'attendra pas le grandiose hommage qui lui a été réservée devant trente mille spectateurs à Jamaa Lfana pour tomber amoureuse du Maroc. Au dîner, l'affaire est entendue. A la sortie du dîner, il est tard, mais la foule attend obstinément le prince Moulay Rachid. Une fois dehors, le prince se dirige vers les barrières. La foule est en délire. La nuit engloutit le cortège princier. La première journée du Festival vient de se terminer. Personne n'a envie de dormir. Les pubs-restaurants et autres boîtes de la ville vont voir affluer tous ces peoples venus en force à Marrakech. Il faut bien décompresser.
Samedi 9 heures du matin. Devant le palais des congrès, les gens font la queue pour récupérer les tickets d'entrée pour les films. Les choses sérieuses commencent. Après le tapis rouge et les paillettes, le cinéma reprend tous ses droits. Dans le café d'en face, Mustapha Dassoukine signe des autographes et prend des photos avec ses fans. Les journalistes terminent leur petit déjeuner et attendent qu'une célébrité pointe le bout du nez. C'est également le moment de s'échanger quelques rumeurs. Il n'y a pas de festival sans rumeurs. Une telle actrice était jalouse du caftan de l'autre. Un tel journaliste a failli en venir aux mains avec un réalisateur. Cet acteur a été vu au petit matin ivre-mort. La ville bruit. En attendant, les soirées-hommages, les gens s'occupent comme ils peuvent. Mais cela ne va pas durer. L'hommage au cinéma anglais et celui qui sera réservé à feu Youssef Chahine vont vite concentrer l'intérêt sur le cinéma… En attendant la cérémonie de clôture bien sûr.
Hommage à Sigourney Weaver
Née à New York, Sigourney Weaver est diplômée de l'université de Stanford et de la School of Drama de Yale. Elle obtient son premier cachet en jouant les doublures dans la pièce de théâtre «L'épouse fidèle», mise en scène par Sir John Gielgud. Sigourney Weaver fait ses débuts au cinéma en 1979 dans «Alien» de Ridley Scott. Elle interprète par la suite le rôle principal féminin dans de nombreux autres films, notamment «S.O.S fantômes» de Ivan Reitman (1984), «Working Girl» de Mike Nichols (1988), «1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott (1992), «La jeune fille et la mort» de Roman Polanski (1994), «Copycat» de Jon Amiel (1995), «Alien, la résurrection» de Jean-Pierre Jeunet (1997), «Ice Storm» de Ang Lee (1997), «Une carte du monde» de Scott Elliott (1999), «Le Village» de M. Night Shyamalan (2003), «Imaginary Heroes» de Dan Harris (2004), «Snow Cake» de Marc Evans (2006) ouencore «Scandaleusement célèbre» de Douglas McGrath (2006). Sigourney Weaver reçoit en 1986 une première nomination à l'Oscar de la Meilleure Actrice pour son interprétation du Lieutenant Ripley dans «Aliens le retour» de James Cameron, puis une seconde deux ans plus tard pour avoir incarné l'anthropologue Dian Fossey dans «Gorilles dans la brume» de Michael Apted. Parallèlement à sa carrière au cinéma, Sigourney Weaver brille également sur les planches. Elle commence off-Broadway dans les pièces «The Nature and Purpose of the Universe», «Titanic» et «Das Lusitania Songspiel» de Christopher Durang. Elle est nommée en 1985 au Tony Award de la Meilleure Comédienne pour son rôle à Broadway dans «Hurlyburly», mis en scène par Mike Nichols. En 2008, elle est à l'affiche au cinéma dans la comédie «Soyez sympa, rembobinez» de Michel Gondry et «Angles d'attaque» de Pete Travis, aux côtés de Dennis Quaid et Forest Whitaker. Sigourney Weaver vient de tourner dans «Crazy on the Outside» de Tim Allen, «Prayers for Bobby» de Russell Mulcahy et «Avatar», le nouveau long métrage de James Cameron.
Hommages aux éditions précédentes
1- Martin Scorsese
«Je suis venu spécialement pour participer à ce grand atelier. C'est vrai que je suis présent juste pour quelques jours, mais j'en profite pour rencontrer ces jeunes cinéastes marocains, les orienter et les inspirer, pour qu'ils puissent exprimer leur désir du cinéma».
2- Amidou
«Ce n'est pas un hommage de fin de carrière… On peut toujours me retrouver dans un film ou une pièce de théâtre. Cette reconnaissance me fait du bien parce que d'abord elle vient de ma patrie, c'est un geste Royal. Elle me touche et prouve qu'une mère n'oublie jamais ses enfants»
3- Claudia Cardinale
«Chers amis, Lors de ce Festival, dans ce pays merveilleux et cette ville de Marrakech si accueillante, je suis très honorée de recevoir cette «Etoile d'or» de la main des dirigeants de ce Festival du Film, qui est devenu un «must» dans le calendrier de tout un chacun. Merci du fond du cœur…
Je suis très heureuse d'être à nouveau parmi vous, et VIVE le Festival !»
4- Youssef Chahine
«On me demande d'écrire quelques mots sur mon état d'âme en ce moment. Voilà ! J'ingurgite 15 pilules par jour, je pisse 17 fois par heure sous l'effet de ces mêmes médicaments prétendument nécessaire à l'état de mon cœur. Je fais des tentatives monstrueuses contre le tabagisme… La seule lueur pour le moment c'est de savoir que je serais bientôt parmi vous dans cette ville magique, MARRAKECH, qui est un baume pour tous les neurasthéniques.»
5- Sir Sean Connery
«J'ai toujours gardé du Maroc un souvenir merveilleux. C'est lors de mon premier séjour là-bas en mars 1970, à l'occasion de la Semaine Internationale de Golf de Mohammedia, que j'ai rencontré ma femme Micheline et remporté le prix masculin de «La Coupe du Roi du Maroc». Les gens que j'y ai rencontrés se sont montrés d'une gentillesse et d'un sens de l'hospitalité légendaires. Sans compter que j'y ai vécu l'une de mes expériences cinématographique les plus inoubliables en tournant «L'Homme qui voulut être roi» dont le tournage nécessitait qu'on sillonne ce superbe pays. J'ai aussi tourné «Bandits…Bandits !» à Ouarzazate avec les Monty Pythons. Il y a un an, ma femme et moi avons emmené toute notre famille, 20 personnes en tout, à Marrakech pour Noël et le Nouvel An. Tout le monde a trouvé que c'était un voyage «magique» et nous nous sommes amusés comme des fous. Inutile de dire que nous sommes vraiment heureux d'y retourner. Que Dieu bénisse le Maroc».
Hommage à Michelle Yeoh
En 1984, Michelle Yeoh est invitée à Hong Kong pour tourner un film publicitaire face à Jackie Chan. Repérée par un producteur, elle se retrouve la même année à l'affiche du long métrage «Owl vs. Dumbo» de Sammo Hung, puis s'impose l'année suivante dans «Yes Madam» de Corey Yuen. Elle devient une des actrices les plus douées du cinéma d'action asiatique et la seule à pratiquer ses propres cascades. Ses deux longs métrages suivants, «Le sens du devoir» (1986) et «Magnificent Warriors» (1987) réalisés par David Chung, confortent sa réputation, mais après le tournage de son cinquième film, «Le casse du siècle» de Stephen Shin (1988), Michelle Yeoh se marie et met sa carrière entre parenthèses. Son retour sur les écrans aux côtés de Jackie Chan dans «Police Story 3» de Stanley Tong n'en sera que plus éclatant. Succès n°1 de l'année 1992, il fera d'elle la vedette la plus populaire du continent asiatique. Huit autres films d'action à succès suivront en l'espace de deux ans, dont «The Butterfly Sword» de Michael Mak, «Project S» de Stanley Tong, «Heroic Trio» et «Executioners» de Johnnie To et «Tai Chi Master» de Woo-Ping Yuen.
En 1995, Michelle Yeoh décide d'étendre son registre de comédienne en tournant dans deux films dramatiques : l'épopée de Mabel Cheung, «The Soong Sisters», qui lui vaut une citation au Hong Kong Film Award de la meilleure actrice dans un rôle secondaire, et «Ah Kam» d'Ann Hui. En 1997, Michelle Yeoh est à l'affiche de sa première production internationale en langue anglaise : «Demain ne meurt jamais» de Roger Spottiswoode. Sa prestation aux côtés de Pierce Brosnan en agent 007 va la faire connaître dans le monde entier. En 2000, elle est nommée meilleure actrice au British Academy Award, au Hong Kong Film Award et au Golden Horse Film Festival de Taipei pour son interprétation dans un autre succès planétaire : «Tigre et dragon» d'Ang Lee.
Michelle Yeoh se lance dans la production en 2002 avec le film d'aventure «Le talisma» de Peter Pau, dont elle tient également le rôle principal, puis en 2003 avec «Silver Hawk» de Jingle Ma. Elue Productrice de l'Année par CineAsia, sa contribution aux échanges culturels entre l'Asie et la France lui vaut d'être élevée en 2007 à la distinction de Chevalier de la Légion d'Honneur. Michelle Yeoh a tourné récemment dans de nombreux films étrangers dont «Mémoires d'une geisha» de Rob Marshall(2004), «Sunshine» de Danny Boyle (2007), «Far North» d'Asif Kapadia (2007), «La momie - La tombe de l'empereur dragon» de Rob Cohen (2008) et «Babylon A.D.» de Mathieu Kassovitz (2008).


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