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La Coface prévient les Britanniques | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 04 - 09 - 2012

Dans un rapport sur le climat des affaires au Maroc, la filiale britannique de la Coface avertit les hommes d'affaires Britanniques quant au problème récurrent des retards de paiement. Maigre consolation pour notre climat des affaires.
Le Maroc représente une énorme opportunité pour les exportateurs et hommes d'affaires britanniques désireux investir ce marché grâce à la stabilité économique du Maroc et les réformes à caractère social lancées ces dernières années. Cependant, le climat des affaires n'est pas aussi reluisant au Maroc à cause de plusieurs particularités propres à ce marché notamment le problème récurrent des retards de paiement. C'est le principal constat de la filiale anglaise de la Coface dans son dernier rapport sur le climat des affaires au Maroc. «Le potentiel du marché marocain est reconnu par les entreprises britanniques puisque le Maroc figure parmi
Le volume des exportations britanniques vers le Maroc ont avoisiné les 7 milliards de dirhams en 2011.
les 50 meilleures destinations d'exportation des hommes d'affaires britanniques. Le volume des exportations britanniques vers le Maroc a avoisiné les 7 milliards de dirhams en 2011 », a déclaré Grant Williams, directeur souscription des risques de la Coface au Royaume-Uni et en Irlande. Les secteurs porteurs selon la même source sont la construction, les équipements électriques, la production alimentaire et les métaux.
Un délai moyen de paiement de 100 jours
Quoi qu'il en soit, la Coface regrette que le climat des affaires au Maroc soit marqué par un problème aussi récurrent que durable, à savoir le retard des paiements. Les délais de paiements moyens, selon la même source, sont de 100 jours et peuvent s'allonger jusqu'à 6 mois ou plus, surtout dans le secteur du textile. Ce qui affecte considérablement la trésorerie des entreprises britanniques. « Cela va inévitablement avoir un effet significatif sur la trésorerie des exportateurs s'ils ne prennent pas en compte ce risque et prendre des mesures pour limiter leur exposition à ce risque, comme la recherche d'éventuels partenaires commerciaux et en faisant attention à ne pas accorder un crédit trop rapidement à des partenaires marocains », conseille la Coface.
L'Etat, mauvais payeur
Par ailleurs, la Coface a attribué au Maroc la note A4 (risque assez faible), l'un des meilleurs scores en Afrique. La Coface a mis en évidence dans son rapport les ressources naturelles, le potentiel touristique, la position géographique favorable du Maroc et aussi la dynamique de son système bancaire. Cependant, selon les rédacteurs du rapport, le Maroc dépend fortement du secteur agricole et le taux du chômage et de la pauvreté sont très élevés au royaume. Ces ingrédients réunis pourraient créer des tensions sociales. Sans parler des réformes que le Maroc doit engager dans sa caisse de compensation et l'amélioration de la productivité et la compétitivité des entreprises, rajoute la même source. Les rédacteurs modèrent leur avertissement en rappelant que ce problème de retard de paiements n'est pas très risqué pour les affaires puisqu'au Maroc, il n'existe pas un véritable risque de « défaut de paiement ». Malgré cette modération, la Coface, à travers son rapport, interpelle les autorités marocaines par rapport à un climat des affaires qui représente encore des maux structurels. Surtout lorsqu'on sait que pour le problème relayé par la Coface, à savoir les retards de paiements, le plus grand mauvais payeur au Maroc est sans conteste l'Etat malgré la publication au BO d'une loi et des décrets d'application pour les délais de paiements. A quand un respect des lois et des droits de la part de l'Etat, censé (ironiquement) les faire respecter ?
Et pourtant une loi existe !
Les retards dans les délais de paiements sont un sport national au Maroc, et pourtant une loi (32-10) a bien été promulgué et publié au Bulletin officiel avec ses décrets d'applications. Cette loi a introduit l'obligation de respect des délais de paiement par les commerçants et limite ainsi le délai de paiement à 60 jours maximum à compter de la date de réception des marchandises ou de l'exécution de la prestation si les partenaires n'ont pas prévu un délai. Lorsque le délai est convenu dans un contrat, la loi stipule que ce délai ne peut dépasser 90 jours à compter de la date de livraison de la marchandise ou de l'exécution de la prestation de service.
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