Algérie et armement dans les camps de Tindouf : Carte politique ou parrainage d'une organisation terroriste ?    Le dirham s'apprécie de 0,2% face au dollar américain    Washington et Téhéran ne parviennent pas à un accord permettant de mettre fin au conflit au Moyen-Orient    Saibari buteur dans la victoire du PSV sur le terrain de Sparta Rotterdam    Marathon des Sables: Le Marocain Mohamed El Morabity remporte la 40e édition    Le temps qu'il fera ce dimanche 12 avril 2026    Les températures attendues ce dimanche 12 avril 2026    Discussions sur le Sahara : Le Polisario souffle le chaud et le froid    Sahara : Le soutien de l'Égypte à la souveraineté marocaine accentue l'isolement de l'Algérie dans le monde arabe    Le Polisario se plie à la pression et couvre d'éloges l'administration Trump    Diaspo #436 : Ouafaa Mhadi, un lien culturel et économique entre le Maroc et le Royaume-Uni    Mohammed El Morabity leads Marathon des Sables as final stage approaches    L'Olympique de Safi impose le nul face à l'USM Alger en Algérie    Le Maroc s'impose comme une destination d'investissement privilégiée pour les entreprises européennes du meuble    Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Moroccan consulate launches mobile services in Cuenca to aid local community    Diaspo #436: Ouafaa Mhadi, un vínculo cultural y económico entre Marruecos y el Reino Unido    Senegalese PM Ousmane Sonko advocates for «55 states» in Africa    Tétouan, une médina séculaire porteuse de l'héritage d'Al-Andalus    Des navires de guerre américains traversent le détroit d'Ormuz pour la première fois depuis le début du conflit    Coupe de la CAF : L'Olympique de Safi ramène un précieux nul d'Alger en demi-finale aller    Zagora : El Bouari préside l'ouverture du premier Forum national des oasis    Bourita reçoit un émissaire du Président de la RDC, porteur d'un message à SM le Roi    Innovation financière : Al Barid Bank et Berexia s'allient (VIDEO)    Gitex Africa 2026 : les priorités numériques du continent au cœur des débats    Fès : des experts internationaux débattent des enjeux de l'arbitrage    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    Averses orageuses, chutes de neige et fortes rafales de vent avec chasse-poussières locales dans plusieurs provinces    Moroccan Sahara: Republic of Mali Announces Withdrawal of Its Recognition of So-Called 'sadr'    Sahara marocain: La République du Mali annonce le retrait de sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    De l'idéologie au pragmatisme : La politique étrangère marocaine ajuste ses positions africaines    Serie A en déclin : les Lions de l'Atlas s'y brûlent-ils la crinière ?    Sénégal : Les propos d'Ousmane Sonko sur les «55 Etats» africains interrogent    Mondial 2030 : Accord judiciaire entre le Maroc, l'Espagne et le Portugal    Coupes africaines : double choc pour les clubs marocains ce samedi    Pourquoi Issa Diop a choisi le Maroc : révélations de son entourage    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    Présidentielle. Les Djiboutiens aux urnes    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Kanvô : la noblesse textile béninoise au cœur de la création moderne    Emm'a, la chanteuse gabonaise, dans le jury de The Voice Afrique 2026    Météo : Averses orageuses et chutes de neige attendues dans plusieurs provinces    Aziz Akhannouch préside un Conseil de gouvernement axé sur les réformes territoriales et législatives    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    Liban. Le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne.    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Retraites : la difficile équation | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 10 - 08 - 2012

Le Haut commissariat au plan (HCP) a réalisé une étude sur la soutenabilité du système de retraite au Maroc. Détails des principales conclusions.
Si rien ne change, la dépense totale des retraites devrait représenter 10 % du PIB à l'horizon 2050.
La nécessité de réviser et de réformer les régimes de retraites n'est plus à prouver. Le Haut commissariat au plan (HCP) de par sa posture de machine de production statistique a élaboré, en collaboration avec le CEPII en France, un modèle d'équilibre général à générations dans le but d'évaluer l'impact du choc démographique sur la viabilité financière du système de retraite, sur l'épargne, sur l'investissement et partant sur la croissance économique. Les économistes du HCP ont utilisé le modèle pour projeter la situation actuelle et simuler des scénarios alternatifs sur la base d'un ensemble d'hypothèses concernant le système de retraite au Maroc.
Si rien ne change
D'après le premier scénario qui prend l'hypothèse qu'aucun changement de législation n'est effectué, mesurant le seul impact de l'évolution démographique sur la situation financière du système de retraite marocain et sur la situation macroéconomique, « la transition démographique se traduirait, par une détérioration de la situation financière des régimes de retraite », précise l'économiste du HCP. Sous l'hypothèse que les régimes de retraite continueraient à couvrir près de 30 % seulement des actifs occupés, le ratio entre le nombre total de retraités et travailleurs (y compris ceux non couverts) augmenterait de 7 % en 2010 à près de 22,1 % en 2050. En se limitant aux travailleurs couverts, ce ratio passerait de 24,1 % à 74 % respectivement. La dégradation des rapports de dépendance serait plus accentuée pour la CNSS. Ainsi, si le nombre des actifs affiliés à la CNSS devrait augmenter de 50 % d'ici 2050, celui des retraités serait multiplié par 6,6 fois à cet horizon, et ces indicateurs seraient respectivement de 7 % et 2,6 fois pour la CMR et de 15,6 % et 3,2 fois pour le RCAR. Dans ce contexte, la dépense totale des retraites devrait représenter 10 % du PIB à l'horizon 2050, alors qu'elle ne représente que 3 % du PIB en 2010.
Impacts variés selon les caisses
En revanche, les recettes seraient en baisse, passant respectivement de 3,2 % du PIB à 2,6 %. Cet écart, croissant au court du temps, va générer des déficits considérables, de l'ordre de 7,4 % du PIB en 2050 au lieu d'un léger excédent de 0,23 % du PIB en 2009. Par caisse, le déficit devrait atteindre 4,5 % du PIB en 2050 pour la CNSS, alors que pour la CMR et la CIMR, il se situerait entre 1,5 et 2 % du PIB. Ces déficits pourraient être comblés par les réserves importantes accumulées par les caisses de retraites. Toutefois, cette situation entraînerait progressivement un épuisement des réserves qui deviendraient négatives en 2026 pour l'ensemble des caisses. Par régime, les réserves deviennent négatives en 2023 pour la CNSS, en 2022 pour la CIMR et en 2025 pour la CMR. Pour la RCAR, par contre, les réserves deviennent négatives seulement à partir de 2052.
Les scénarii alternatifs
Comme alternatif à cette situation, le HCP a réalisé des simulations selon deux scénarii visant l'équilibre des régimes. Le premier scénario propose l'augmentation du taux de cotisation tandis que le second scénario envisagé par cette étude porte sur la réduction de la générosité de chaque régime de retraite. Dans la première configuration, il faudrait faire passer les taux de cotisation de 11,89 % à 65 % entre 2010 et 2050 pour la CNSS, de 20 % à 50,5 % pour la CMR, de 18 % à 72,7 % pour le RCAR et de 12,84 % à 63,7 % pour la CIMR.
Augmenter l'âge de retraite est inefficace
Pour le deuxième cas de figure, les efforts demandés aux retraités seraient excessivement importants. La réduction de la valeur des retraites devraient représenter en 2015 près de 23 % pour la CMR, 20 % pour la CNSS, 49,4 % pour la CIMR et près de 60 % pour la RCAR, et les réductions seraient encore importantes d'ici 2050. Ces deux scénarii bien qu'ils permettrent de rétablir les équilibres financiers des différentes caisses, demeurent toutefois intenables pour les retraités qui verront dans les deux cas de figure leur niveau de vie se dégrader de manière considérable, une valeur, qui n'a pas été prise, par ailleurs, en considération lors de l'élaboration du modèle. Autre scénario étudié par les économistes du HCP est celui de l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite. Dans ce scénario, il est supposé que l'âge légal est augmenté à 62 ans à partir de 2015 ans au lieu de 60 ans actuellement. L'effet macroéconomique de cette réforme est très modeste. Le déficit agrégé du système de retraite représenterait, en 2050, 7 % du PIB au lieu de 7,4 % du scénario de base et les effets sur l'investissement et la croissance économique sont aussi insignifiants. « La raison de l'inefficacité d'une réforme visant à augmenter l'âge légal de départ à la retraite est liée au fait que, parmi les individus âgés entre 60 et 62 ans, une fraction importante est inactive ou bien n'est pas couverte », explique-t-on au HCP. Trois autres scénarii ont été également étudiés il s'agit notamment de rendre la couverture obligatoire pour les nouveaux travailleurs, d'augmenter les taux d'activité, et enfin de réorganiser le système de retraites soit en fusionnant deux régimes à la foi ou l'ensemble des régimes. « Les conclusions de l'ensemble de ces scénarii ne sont présentées qu'à titre indicatif » a tenu à préciser Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan, tout au long de la présentation de l'étude. Ajoutant que le rôle du HCP n'est pas de dicter ce qu'il faut faire mais seulement d'éclairer sur les tendances futures dans un secteur ou domaine donné.
* Tweet
* *


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.