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La BAD confiante pour le Maroc | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 07 - 08 - 2012

La banque Africaine de Déveleppement (bad) décortique la situation économique du royaume sur les dix dernières années. Elle établit des prévisions prometteuses pour 2012.
Le taux de croissance du Maroc devrait confirmer sa vigueur en se chiffrant à 4,5 % en 2012 voire à 4,8 % en 2013.
La résilience de l'économie marocaine devrait se poursuivre en 2012 et 2013, tel est le verdict de la Banque Africaine de Développement (BAD). En effet, dans une note sur le pays, la banque décortique la situation économique du royaume qui a su s'améliorer grâce au modèle de développement adopté ces dix dernières années par le Maroc, mettant en vedette l'ouverture, la libéralisation économique et la mise en œuvre des réformes structurelles. Selon la banque le taux de croissance du Maroc devrait confirmer sa vigueur en se chiffrant à 4,5 % en 2012 voire à 4,8 % en 2013. « En 2011, le produit intérieur brut (PIB) a atteint 4,6 %, soutenu par une demande intérieure robuste et une bonne performance dans les secteurs non-agricoles. Cette bonne performance devrait se poursuivre en 2012, avec une croissance projetée à 4,5 %, alimentée principalement par la croissance de 5,2 % du PIB non agricole» explique la BAD dans sa note.
Le non-agricole tire la croissance
La croissance du secteur non-agricole s'est poursuivie en 2011, pour atteindre 4,3 %. La croissance du secteur secondaire s'est pour sa part, fixée à 4,6 %. Quand à celle du secteur tertiaire elle a été de 4,2 %. « Cette tendance à la hausse devrait être plus forte en 2012 » prévoit la BAD. La croissance du secteur non-agricole devrait atteindre 5,2 %, avec des taux de croissance des secteurs secondaire et tertiaire de 5,4 % et 5,1 % respectivement. Dans le détail, les industries de transformation, qui représentent 16,5 % de la valeur ajoutée totale du pays, ont bénéficié en 2011 de la tournée vers l'exportation, en particulier des textiles et vêtements, des produits chimiques et para-chimiques, de l'ingénierie, la métallurgie, les industries électriques et électroniques. La valeur ajoutée de ces industries a ainsi progressé de 3,4 % en 2011 et devrait augmenter de 3,9% en 2012 selon la BAD. De son coté, la performance de l'industrie automobile, qui a été aidé depuis Février 2009 par une stratégie nationale proactive dans le cadre du pacte national pour l'émergence industrielle, « est très encourageante » note la BAD qui estime que cet élan devrait se poursuivre parallèlement au développement de l'usine Renault de Tanger. L'industrie électronique est également jugé positive par l'organisation qui se base sur les résultats de 2011 avec des exportations de lignes électriques et les câbles ayant augmenté de 9,8 % sur un an.
L'investissement en bonne voie.
L'industrie alimentaire, jugé comme une économie clé par la BAD, représente 34 % de la valeur ajoutée dans le secteur secondaire. « En dépit de son potentiel important, cette industrie fonctionne cependant mal » arguent la BAD dans sa note. Les raisons avancées par l'organisation sont notamment un système de production fragile et structurellement faible, ce qui impose un obstacle majeur à son potentiel d'exportation. De plus, cette industrie est caractérisée par un faible taux d'investissement, un important retard technologique et capital humain sous-qualifié. Résultats : les exportations de conserves de poisson et de légumes en conserve a diminué de 14,4 % et 2,0 % respectivement l'année dernière. Pour sa part, la croissance dans le secteur tertiaire a été de 4,2 % en 2011 et devrait augmenter à 5,1 % en 2012. Le tourisme semble, selon la BAD, stagner par rapport à l'année précédente. Les recettes de voyages connaissent une légère augmentation tandis que les communication télécommunications, qui avait subi un ralentissement en 2010, ont renoué avec la croissance en 2011 avec une hausse de 5,7 %. Une croissance qui devrait être plus forte en 2012 et se fixer à 6,2 % » annonce la BAD. Par ailleurs, la demande intérieure a continué d'être un moteur de la croissance dans l'économie nationale en contribuant 4,9 points en 2011, compensant ainsi la baisse de la demande extérieure. La contribution à la croissance de la la consommation des ménages, l'un des principaux éléments de la demande intérieure, avec une part moyenne du PIB de près de 60 % pour 1980-2010, est passé à 3,4 points en 2011. La formation brute de capital fixe a, elle, augmenté de 3,4 % en 2011 et devrait encore croître de 4,5 % en 2012 . En effet, l'investissement public continue d'être un important catalyseur de croissance, avec un total qui a doublé entre 2007 et 2011.
Un marché du travail dysfonctionnel
Malgré la bonne performance économique, le Maroc est, selon la BAD, toujours confronté à d'importants défis sociaux dont le principal reste un marché du travail dysfonctionnel. Bien que 156.000 emplois sont créés par an, cela n'a pas été suffisant pour absorber l'arrivée des nouveaux diplômés sur le marché du travail ; et pour cause : l'insuffisance du système éducatif. Selon la BAD, l'offre de formation au Maroc ne correspond pas aux besoins du marché du travail. En outre, il est difficile pour la plupart des jeunes diplômés de penser à leur avenir en dehors de la fonction publique. Dans ce contexte, les autorités marocaines ont entrepris une ambitieuse réforme de l'enseignement supérieur visant à mieux adapter les options éducatives sur l'offre aux besoins des secteurs privé secteur.
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