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La parité est en marche ! | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 25 - 06 - 2012

Les Assises de la parité se sont clôturées vendredi dernier à Rabat, au bout de deux journées d'échanges. La traduction en politiques publiques des engagements constitutionnels des questions liées à la parité a été la visée principale de ces journées.
Les assises ont débuté sur des questions d'ordre sociologique, histoire de cerner la mutation de la société marocaine.
Posséder dans sa Constitution une référence à la réalisation de la parité et à la création d'une autorité de la parité et de lutte contre toutes les formes de discrimination est une avancée en soi réalisée par le Maroc. Et non des moindres ! Seulement, tout texte n'est qu'un groupement de mots lorsqu'il n'est pas retranscrit dans la réalité. Après plusieurs discussions relatives au genre en général et à la parité d'une manière plus spécifique, le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a pris l'initiative d'organiser des Assises nationales de la parité et de la non-discrimination. Celles-ci se sont tenues les 21 et 22 juin à Rabat et ont regroupé tout le bataillon féministe, et en grande majorité féminin du pays. Personnalités politiques, sociologues, acteurs associatifs, et anciennes ministres étaient présents pour évoquer un sujet qui touche la société toute entière. A noter tout de même l'absence remarquée, et non remarquable, de la ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité Bassima Hakkaoui, conviée pourtant aux Assises, et qui n'a pas non plus jugé utile d'envoyer un de ses représentants lors de l'ouverture.
Une société en mutation
Comment donc instaurer cette parité hommes-femmes ? Les Assises ont débuté sur des questions d'ordre sociologique, histoire de cerner la mutation de la société marocaine durant ces dernières décennies, pour savoir si elle est prête à adopter la parité. A en juger par le manque de manifestations après que l'article 19 ne soit dévoilé, le sociologue Mohamed Sghir Janjar en conclut que la parité n'est pas la préoccupation première des Marocains. Ces derniers n'ayant pas montré un enthousiasme particulier face à l'évolution constitutionnelle à ce sujet.
Viser la lune
Malgré tout, cela ne diminue en rien la nécessité d'instaurer la parité dans les lois puis dans les pratiques. En référence aux paroles d'Oscar Wilde qui conseille de viser la lune pour, au pire, tomber dans les étoiles, Mohamed Janjar conseille ainsi de viser la parité, cet idéal, pour réaliser des avancées notoires comme par exemple un système de quotas. Celui-ci favoriserait la participation des femmes dans toutes les sphères de décisions, où elles sont encore très peu représentées. « Le piège dans lequel il ne faut pas tomber, c'est posséder un article constitutionnel et une institution, sans que la parité ne soit réellement tangible. Il ne faut pas laisser l'espérance s'épuiser au contact du réel », conseille le sociologue. Il faut donc que la défense de la parité devienne un projet de société, et le rôle des politiques est de réaliser les promesses faites aux citoyens dans le texte constitutionnel. Un avis partagé par une autre éminente sociologue, Rahma Bourqia. Elle rappelle que s'il existe en effet un tiraillement dans le système des valeurs des Marocains, entre des valeurs fortes, des valeurs imposées par le changement social, ou encore des valeurs en progression est normal dans toutes les sociétés. Pour elle, « à l'Etat d'unifier la vision de la société et de transférer ces valeurs dans les politiques publiques ». L'égalité hommes-femmes, valeur de plus en plus présente chez les Marocains, se doit donc d'être concrétisée à travers ces politiques. La Constitution n'est donc qu'un instrument à cette concrétisation, et l'article 19 n'est pas une fin en soi.
L'article de tous les espoirs
Depuis la présentation du nouveau texte constitutionnel en juillet 2011, il y a bientôt un an de cela, les rangs des féministes s'accrochent à l'article 19 pour poursuivre leur promotion des droits des femmes. C'est au sein de cet article qu'a été annoncée la création d'une autorité pour la parité et la lutte contre toute discrimination, qui n'a toujours pas vu le jour. « L'Etat marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Il est créé, à cet effet, une autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination ».
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