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Rabbah pour la fin des bakchichs | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 14 - 06 - 2012

Le ministère de l'Equipement et du transport et l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) joignent leurs efforts contre la corruption. Une étude dévoile l'ampleur du fléau dans le transport.
[Aziz-Rabbah-et-Abdeslam-Aboudrar]
Aziz Rabbah et Abdeslam Aboudrar veulent unir leurs efforts pour circonscrire le fléau de la corruption dans le secteur de l'équipement et du transport.
Le permis de confiance ne suscite pas de confiance. C'est le document qui coûte le plus cher en matière de corruption : 1 236 dirhams, selon une étude menée conjointement par le MET et l'ICPC en collaboration avec la DGSN et la Gendarmerie royale à Casablanca, Tanger, Agadir, Fès et Oujda.
Le prix de la corruption
Présentée, hier à Rabat, cette étude dresse des estimations « du coût » de la corruption où le permis de confiance semble battre tous les records. En cause « le fort niveau de motivation » que nécessite l'obtention de ce document qui, aux yeux du ministre du MET, Aziz Rabbah, devrait certainement changer d'appellation pour devenir éventuellement « un permis professionnel ». Sur la liste des estimations, les secteurs accident / assurance et dédouanement / AT pèsent tout aussi lourd affichant des montants de corruption de respectivement et en moyenne, 510 DH et 366 DH. Arrive ensuite le contrôle routier dont le prix de la corruption varie selon la gravité de l'infraction et la catégorie socioéconomique du contrevenant ou « victime de la corruption », mais la moyenne est de 55 DH. D'après l'étude, les conducteurs professionnels paient des « tarifs » moins importants que les simples usagers. Pots-de-vin, pourboire, assistance de personnes influentes, avantages en nature, la corruption se dévoile sous différentes formes. La plus grande majorité des cas déclarés, soit 90 %, correspond à une remise d'espèces dans le but d'obtenir un droit ou un passe-droit. Les autres modes de corruption, notamment les cadeaux et les interventions des personnes influentes, restent, à en croire l'enquête, relativement rares voire inexistants.
Corruption par dispositif
Où est constaté le plus haut taux de corruption ? Pour les enquêteurs, il n'y a pas de doute : c'est au contrôle routier que la corruption enregistre une grande fréquence. Elle est quatre fois et demie plus importante par rapport à la moyenne des six autres dispositifs (permis de confiance et pointage, accident / assurance, carte grise, dédouanement et AT, visite technique et permis de conduire). Le taux de corruption au contrôle routier représente ainsi 56,7 % par rapport aux autres dont ce taux se situe entre 5,3 % et 29,5 %. L'enquête indique que l'obtention du permis de conduire reste le dispositif le moins concerné par la corruption. L'étude souligne, par ailleurs, que le pouvoir « discrétionnaire » conféré aux agents verbalisateurs est un des facteurs essentiels favorisant la corruption. Quant au déclencheur du fléau, il s'agit le plus souvent du citoyen. La plupart des cas déclarés relatent une corruption directe entre citoyen et agent de l'Etat sans le recours d'une tiers personne.
C'est au niveau du dispositif du permis de conduire que l'enquête signale le « rôle des moniteurs d'auto-écoles en tant qu'intermédiaires. Néanmoins, les responsables des centres immatriculateurs affirment que ces moniteurs propagent des rumeurs auprès des candidats dans le but de les escroquer ».
Comment y faire face ?
Abdeslam Aboudrar, président de l'ICPC, et Aziz Rabbah veulent unir leurs efforts pour circonscrire le fléau. Pour cela, ils ont signé, hier à Rabat, deux conventions de coopération. La première concerne l'instauration d'un cadre de coopération pour délimiter les axes du plan d'action commun, en vue d'une stratégie de lutte et de prévention contre la corruption dans le secteur de l'équipement et du transport. La seconde fixe, quant à elle, un cadre spécifique de partenariat visant la concrétisation des recommandations de l'étude (encadré). Un comité bilatéral a d'ailleurs été constitué pour mener à bien cette mission. C'est ainsi que Rabbah envisage la bonne gouvernance du secteur sur lequel il veille de très près. Pour cela, il annonce d'ores et déjà de nouvelles conventions de coopération, notamment avec le Conseil économique et social et le Conseil de la concurrence.
Recommandations
C'est à une stratégie globale et intégrée qu'appelle l'étude effectuée par le MIT et l'ICPC. Pour prévenir et lutter contre la corruption dans le transport et l'équipement, six axes d'actions sont proposés, à commencer par l'ancrage des valeurs de citoyenneté au moyen de la sensibilisation, l'éducation et la participation. Le second axe vise à restaurer la confiance envers les services de l'Etat par l'amélioration de l'environnement d'accueil du citoyen, mais aussi l'image de marque des acteurs, sans oublier la dénonciation de tout acte de corruption qui enregistre, aujourd'hui, un taux très faible estimé à 1,7 % par l'enquête. Les autres axes d'intervention concernent le respect de l'éthique et du professionnalisme, le développement du professionnalisme dans les services du transport et la réduction du pouvoir « discrétionnaire » des agents de l'Etat en limitant sa marge au maximum et en adoptant des moyens techniques de veille. Dernier axe et non des moindres, l'enquête recommande la mise en place des fondamentaux, à savoir la réglementation et le contrôle.
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