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L'événementiel s'habille écolo
Publié dans Les ECO le 03 - 02 - 2011

Qu'est qu'un événement propre ? Suffit-il d'utiliser du papier recyclé, des ampoules à faible consommation, des meubles en carton et de placer quelques plantes ici et là pour faire d'un Salon, d'une conférence ou d'un «incentive» un événement écologique ? À en croire l'expérience de Moundir Zniber, directeur général de l'agence d'événementiel Maroc Dome, «c'est une question de logique globale». Pour ce spécialiste de l'événementiel écologique, l'organisation d'un événement éco-responsable est une question de calcul. Justement, parlons-en, des calculs. Faut-il se mettre dans le rouge pour faire du vert ?
De l'avis de Zniber, c'est tout le contraire : «Ecologie rime avec économie», même au Maroc. Certes, les opérateurs éco-responsables (fournisseurs, prestataires techniques...) ne courent pas les rues, mais les alternatives existent. Ainsi qu'en témoigne Sofia Alami, organisatrice du festival Moonfest de Lalla Takerkoust pour le développement durable : «Techniquement, nous n'avons pas tous les moyens d'organiser un événement complètement propre, mais il y a des solutions intermédiaires». L'événementiel, comme tout autre secteur économique, a un impact sur l'environnement. La première chose à faire selon Zniber, est de «calculer l'impact polluant, pour apporter des solutions écologiques adaptées à la nature de l'événement». En clair, les opérateurs marocains ne sont pas moins bien dotés que les autres. Le Salon de l'événementiel, dernièrement organisé à Casablanca sur le thème du développement durable, démontre que les potentialités commencent à voir le jour. Elles sont certes loin d'être nombreuses, mais il reste aussi aux opérateurs (agences événementiel et entreprises) à adhérer au green concept événementiel.
Un green-event en quatre temps
Sans être expert en sciences de la Terre, il y a des réflexes que tout organisateur qui souhaite respecter l'environnement peut mettre en place à son niveau. Quatre points sont à garder en vue.
Co-voiturage : par définition, un événement réunit un grand nombre de personnes et est donc synonyme de déplacements géographiques à différents niveaux, «ce qui représente d'importantes émissions de CO2», précise Moundir Zniber. La gestion des transports est donc un premier point que n'importe quel organisateur peut et doit gérer.
À une échelle plus importante, la logistique constitue la phase la plus délicate et la plus importante d'un événement. Stands pliables en matériaux biodégradables, meubles conçus en papier recyclé, luminaires LED permettant de réduire de 70 à 80 % la consommation d'énergie, affichage sur écran, plutôt que des impressions onéreuses, recyclage des matières premières (bâches, moquettes...). Aujourd'hui, c'est autant de solutions «vertes» qui s'offrent aux opérateurs nationaux. À l'occasion du Salon de l'événementiel par exemple, l'un des principaux producteurs de carton au Maroc avait proposé un aménagement entièrement cartonné. Une idée qui, en définitive, «revient nettement moins cher que l'achat ou la location de meubles en plastique», explique l'opérateur. «Tous les outils ne sont pas disponibles, mais c'est une question de modélisation», déclare le directeur de Maroc Dome.
L'implication des coopératives et la mise en avant des produits issus du commerce équitable est également un bon éco-raccourci pour les goodies et produits dérivés distribués lors d'un événement.
Une idée : pour la prochaine édition du festival, Sofia Alami envisage d'offrir aux habitants de la région un arbre à planter «Un plant, un habitant» reste une initiative nettement plus innovante et largement plus écologique qu'un gadget en plastique.
L'éco-communication est enfin le dernier point de la check-list éco-événementielle. Une fois de plus, l'écologie démontre son intérêt économique. Pour Zniber, le calcul est simple : «À défaut d'imprimer 200.000 flyers à distribuer dans la rue, et donc de payer le prix d'impression pour un impact réduit, l'opérateur peut favoriser une communication ciblée sur les nouveaux médias ou mass médias, selon la nature de l'environnement».
En définitive, s'il y a lieu de résumer la démarche éco-responsable d'un événement, c'est en se basant sur le principe de réduire, de réutiliser et de recycler les ressources.
Innivation :
Point de vue : Sofia Alami, Directrice générale de l'agence Argile rouge.
Sur les trois précédentes éditions du festival Monfest, il nous a été très difficile de convaincre les opérateurs privés et de les inciter à adhérer à l'événement. Pourtant, le festival a fait ses preuves, nous avons développé de nombreuses actions de sensibilisation et bénéficions aujourd'hui du soutien des acteurs locaux (officiels et associatifs). L'initiative entrepreneuriale a encore du mal à voir le jour, ce qui est regrettable. Pourtant, côté associatif, les acteurs locaux sont de plus en plus proactifs. À ce titre, deux ateliers seront organisés cette année par des associations locales pour la sensibilisation des enfants de la région. Le premier autour de la réutilisation de manière artistique des déchets récupérés sur le site (peinture et sculpture), le second concerne le recyclage de bouteilles en plastique.


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