Le Maroc renforce son influence sécuritaire en Afrique    37 Marocains rapatriés d'Algérie via le poste-frontière Zouj Beghal    Taqa Morocco accélère sa diversification    Le Maroc dispose de stocks de diesel suffisants pour 51 jours    Conseil des ministres de l'Intérieur arabes: Le Maroc réitère son soutien constant aux pays arabes frères face aux agressions iraniennes    Lions de l'Atlas : la révolution tactique sous Mohamed Ouahbi    Maroc – Pays-Bas : le classement FIFA démonte totalement Van der Vaart    GP Hassan II de tennis : Taha Baadi et Karim Bennani éliminés au second tour    Mondial 2026 : Comment acheter des billets pour les matchs du Maroc ?    Moroccan tennis players Bennani and Baadi exit GP Hassan II    Royal Air Maroc receives first Boeing 737-8 MAX from ACG to modernize fleet    Algeria deports 37 Moroccans through land border    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    Quand l'Afrique danse : la Biennale pose ses valises au Sénégal    Bourse de Casablanca : ouverture dans le rouge    Souss-Massa mise sur l'école pour sensibiliser à l'eau et à l'égalité    Une baisse de près de 78 %... fort recul des cas de traite des êtres humains en Chine    Immigration : 0,4 % de la population marocaine est originaire d'Afrique subsaharienne    Sahara : la MINURSO face à un examen stratégique au CS    Efficacité énergétique : l'AMEE présente ses plans régionaux    Diplomatie : le Maroc et l'UA renforcent le dialogue sur la paix, la sécurité et l'intégration africaine    Addoha améliore son résultat net consolidé de 70% en 2025    Orange Maroc lance les « RDV Tech by Orange »    L'Iran dénonce les demandes "maximalistes et irrationnelles" des Etats-Unis    Après plus d'un demi-siècle, les États-Unis s'apprêtent à relancer la conquête de la Lune avec Artémis II    L'horizon 2030 insuffle une dynamique inédite au partenariat économique entre le Maroc et la France    Fondation Mohammed VI : Lancement de la 9e édition du Concours des Jeunes Nouvellistes    Ismaël Saibari sort du silence et s'explique face aux supporters marocains    Chairperson of the African Union Commission Mr. Mahmoud Ali Youssouf praised on Wednesday in Rabat the central role of the Kingdom of Morocco, under the enlightened Leadership of His Majesty King Mohammed VI, in supporting and defending African causes.    Le Maroc réitère son soutien constant aux pays arabes frères face aux agressions iraniennes    OMC : l'échec de Yaoundé, miroir d'un commerce mondial en miettes    Le Président de la Commission de l'Union Africaine, M. Mahmoud Ali Youssouf, a salué, mercredi à Rabat, le rôle central du Royaume du Maroc, sous le Leadership éclairé de SM le Roi Mohammed VI, dans le soutien et la défense des causes africaines.    Le Maroc au cœur du tournage de la série biblique «The Old Stories: Moses»    CV, c'est vous ! Ep-91. Yasmine Laraqui, une artiste pluridisciplinaire !    Le temps qu'il fera ce mercredi 1er avril 2026    Tanger : le tiktokeur "Moulinex" condamné à 6 ans de prison pour exploitation d'un mineur    Colère des techniciens de l'ambulance, sit-in à Rabat face au blocage des recrutements    Les Houthis du Yémen revendiquent une troisième attaque de missiles sur Israël    Bourita s'entretient avec le Président de la Commission de l'UA    Lamine Yamal réagit fermement aux chants racistes et islamophobes après Espagne–Égypte    Espagne–Égypte : Lamine Yamal marqué par des chants islamophobes en tribunes    CdM 2026 : les 48 pays qualifiés désormais connus    CPS de l'UA: Le Maroc plaide pour le renforcement de l'Architecture africaine de paix et de sécurité    Festival : Luis Fonsi, Busta Rhymes et MC Solaar annoncés au Timeless 2026    Climat et santé. L'urgence d'une réponse convergente    UE : 1,5 milliard d'euros pour dynamiser l'industrie de défense    IA : le Maroc accueillera le festival [IN]VISIBLE en 2027    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Emploi, le verdict de la BAD
Publié dans Les ECO le 29 - 05 - 2012

À l'occasion de son assemblée générale annuelle qui se tenait hier en Tanzanie, la Banque africaine de développement (BAD) a présenté son dernier rapport sur les «Perspectives économiques en Afrique». Et pour cette édition 2012 du rapport, la BAD a choisi de se focaliser sur l'emploi des jeunes. Un choix qui est loin d'être anodin, si l'on considère la forte proportion de jeunes sur le continent africain. La BAD considère ainsi qu'avec près de 200 millions d'habitants, âgés de 15 à 24 ans, l'Afrique possède la population la plus jeune du monde. «Le nombre de jeunes en Afrique aura doublé d'ici 2045. De 2000 à 2008, la population en âge de travailler (15-64 ans), est passée de 443 millions à 550 millions, soit une hausse de 25%. Si cette tendance se poursuit, la main-d'oeuvre du continent sera d'un milliard de personnes en 2040», précise ainsi le rapport. Et ce serait alors la plus nombreuse au monde, dépassant celle de la Chine et de l'Inde, comme l'avait déjà présenté McKinsey en 2010. Malgré ce constat, l'employabilité des jeunes en Afrique reste faible. Pour résumer, le rapport de la BAD évoque le fait que dans les pays pauvres, la plupart des jeunes travaillent, mais que dans les pays plus riches, les jeunes sont plus nombreux à être sans emploi qu'à travailler. Regroupés dans une même catégorie de marché du travail, le Maroc, la Tunisie et l'Egypte suivent une tendance générale analogue au groupe réunissant l'Algérie, l'Afrique du Sud et le Bostwana, avec un faible taux d'emploi précaire et un taux de jeunes, Not in Education, Employment or Training (NEET) relativement élevé. Néanmoins, les Maghrébins affichent globalement une meilleure mine, avec moins de NEET et davantage d'emplois salariés que le groupe réunissant l'Algérie, l'Afrique du Sud et le Bostwana.
Les jeunes sont peu demandés
Malgré cette forte proportion de jeunes en Afrique, les perspectives d'emploi pour ces jeunes restent peu encourageantes. Bien que le chômage ait fortement régressé au cours de la décennie qui a précédé la crise économique mondiale, cette progression de l'emploi a été loin d'être suffisante pour absorber une population active de plus en plus nombreuse. De plus, les secteurs informels et de l'agriculture ont limité l'impact de la crise sur l'Afrique. Pour la BAD, «la capacité d'emploi est simplement trop faible dans les secteurs privés et publics» . Et ce constat vaudrait surtout pour le secteur public. La proportion de jeunes exerçant dans le service public est bien moindre que celle des adultes. Ainsi, en Egypte, au Maroc et en Ouganda, la proportion de fonctionnaires parmi les jeunes ne représente qu'un tiers de celle des adultes. Du côté du privé, la croissance des emplois salariés de bonne qualité est encore plus limitée. Dans son rapport, la BAD fustige l'insuffisance de la demande de travailleurs jeunes. Les expertspays citent ainsi, «la discrimination à l'encontre de ceux qui recherchent un premier emploi, la nette préférence dont témoignent les employeurs pour l'expérience professionnelle, la nécessité de passer par des réseaux pour obtenir un emploi et la réglementation du travail, qui conduit à une partition du marché du travail, selon laquelle ceux qui ont un emploi (les adultes) sont protégés et ceux qui en cherchent un (les jeunes), pâtissent d'une forte réticence de la part des employeurs», comme principaux obstacles à l'employabilité des jeunes Africains. L'inadéquation des qualifications, le manque d'information sur le marché du travail et l'attitude des employeurs, ont été identifiés comme des obstacles majeurs dans moins de la moitié des pays de l'enquête. «En Afrique, le problème de l'emploi des jeunes est surtout de nature structurelle et appelle donc des solutions structurelles», conclut le rapport. Pour remédier à ces difficultés, la BAD recommande aux autorités de «remédier aux goulets d'étranglement qui compriment la demande de travail, tout en aidant les jeunes à se doter des compétences nécessaires pour réussir sur un marché du travail rude». Cela passe à la fois par une reconsidération du secteur informel et des zones rurales et par la promotion des études supérieures. Si la tendance actuelle se poursuit, d'ici 2030, 59% des 20-24 ans africains auront reçu un enseignement secondaire, contre 42% actuellement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.