Sahara marocain : l'ONU confirme des négociations à Washington sur la résolution 2797    Marc Limon à Hespress Fr : « le Maroc a été à l'avant-garde mondiale des NMIRF »    Trafic illicite : Ouagadougou et Accra luttent ensemble    Eviction de Ramtane Lamamra de la mission au Soudan : un nouveau revers diplomatique pour le régime algérien à l'ONU    Pharmacies. L'ouverture du capital attise la contestation    Transformation énergétique. L'Afrique intéresse les investisseurs internationaux    Attijariwafa bank: Le RNPG franchit la barre des 10 MMDH    Ligue des champions: exploit de Bodo Glimt contre l'Inter, l'Atlético facile    La FRMF réfute (encore) les rumeurs de départ de Walid Regragui    Alerte météo. De fortes rafales de vent avec tempête de sable attendues dans certaines provinces    Opération "Iftar Ramadan 1447-2026" : La Garde Royale organise la distribution de 6.000 repas du Ftour quotidiennement    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    Le site historique de Chellah accueille Candlelight, la série de concerts immersifs qui réinvente la musique classique    Initiative "Poisson à prix raisonnable" : Sala Al Jadida rejoint le dispositif national    Quelque 189 candidats à la migration irrégulière interceptés au large de Dakhla    Le Real Betis dément tout accord entre Sofyan Amrabat et Villarreal    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Douanes et flux migratoires, commerce : l'Espagne défend son partenariat stratégique avec le Maroc    Les températures attendues ce mardi 24 février 2026    Le temps qu'il fera ce mardi 24 février 2026    Frontière mauritano-marocaine : deux véhicules militaires du polisario saisis    Mexique : cellule de suivi et de communication au profit des ressortissants marocains    Report du procès de Jonathan Harroch à l'issue d'un vif débat juridique entre la défense et le parquet    Mondial de boxe : L'équipe du Maroc U19 en stage de préparation à Bangkok    Estados Unidos: Un marroquí, partidario de Trump, detenido 108 días por el ICE    Le Roi Mohammed VI aurait mis en vente son château de Betz près de Paris    Etats-Unis : Un Marocain, partisan de Trump, détenu 108 jours par l'ICE    Armement : la France intensifie son offensive pour récupérer des parts dans le marché marocain    Renvoi du joueur Achraf Hakimi devant la justice dans une affaire remontant à 2023    Getafe : la nouvelle blessure d'Abdelkabir Abqar inquiète Bordalás    Bolivia Suspends Relations with the "Polisario" and Restores Diplomatic Ties with Morocco    La Chine réaffirme son engagement à bâtir un système international plus équitable en matière de droits de l'homme    La Bolivie suspend sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    Baisse de forme des constructeurs mondiaux : l'industrie automobile marocaine impactée ?    Trésor : un besoin de financement de 15,5 milliards de DH en janvier    Bolivia's Decision Disrupts Algeria and the Polisario... A New Victory for Moroccan Diplomacy    Taghazout featured in Tripadvisor Travellers' Choice Awards 2026    Incidents au Mexique : L'ambassade du Maroc met en place une cellule de suivi pour ses concitoyens    Industrie : Ouled Saleh accueille la deuxième ZAI de Nouaceur    Industrie de défense : l'Indien MKU envisage une implantation au Maroc    Romain Saïss annonce sa retraite internationale    Guerlain dévoile Terracotta Golden Dunes, inspiré par le désert du Maroc    Al-Madîna al-Zâhira, la cité disparue dont le mystère se dissipe à Cordoue [Etude]    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    Le PJD rejette les propos de l'ambassadeur américain à Jérusalem sur «le grand Israël»    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Système éducatif : Un premier pas dans le bon sens
Publié dans Les ECO le 04 - 07 - 2017

La réforme du système éducatif national, menée dans le cadre de la Vision 2030, bouclera dans quelques mois sa 3e année d'application. Quelques résultats sont palpables, mais l'objectif visé reste lointain. Où en est-on ?
Tout a commencé par un discours du roi Mohammed VI tenu le 10 octobre 2014 à l'occasion de l'ouverture de la session parlementaire d'automne. Rompant avec les schèmes habituels et marquant la naissance d'une approche fraîche, moderne, axée sur l'efficacité et la promotion de la compétence, ce discours a été traduit en missions confiées à l'ensemble des acteurs du secteur éducatif et de la formation dans le cadre de la Vision 2030. Parmi eux, le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), qui a dressé un bilan des principaux dysfonctionnements dont souffre le secteur national de l'éducation, en l'occurrence le rendement limité de l'école marocaine (attribuable en grande partie à la faible maîtrise des langues, des connaissances, des compétences et des valeurs), l'efficacité restreinte des performances des acteurs pédagogiques, les lacunes des formations initiale et continue, la persistance des déperditions qui affectent aussi bien les systèmes scolaire et universitaire, que la formation professionnelle, l'accès limité à l'apprentissage par le biais des technologies éducatives, le faible rendement de la recherche scientifique et les hésitations dans le traitement des problématiques transversales, etc.
Le secteur dans son ensemble a été passé au peigne fin par le CSEFRS et les principales problématiques dont souffre l'enseignement national ont été identifiées et dégagées pour y opposer les propositions de réformes adéquates. Ces propositions ont été réunies sous la coupole d'une vision, la Vision 2030 pour l'enseignement et la résorption des problématiques dégagées considérées comme variable décisive conditionnant le succès ou l'échec du modèle éducatif marocain et même de son modèle socioéconomique car les conséquences directes de telles lacunes sont, comme l'explique le Conseil dans les conclusions de son rapport, les difficultés d'insertion économique, sociale et culturelle des lauréats, ainsi que la faible interaction de l'école avec son environnement local, national et mondial, aggravée par sa faible capacité d'accompagner ou d'intégrer rapidement et pertinemment les évolutions de ce même environnement.
Le déphasage est pour ainsi dire complet : ni le marché du travail ne trouve chaussure à ses pieds dans l'offre produite chaque année par les écoles marocaines (publiques et privées), ni les lauréats de ces écoles ne se reconnaissent dans les enjeux et réalités sectorielles et économiques dans lesquelles les entreprises présentes au Maroc évoluent continuellement. Les employeurs, cible a priori principale de tout établissement de formation, jugent les profils formés comme étant inadaptés aux besoins du marché et les efforts fournis jusque-là étaient vains puisqu'il n'y avait ni segmentation des besoins des employeurs, ni ciblage de ces derniers, ni adaptation des programmes aux tendances nouvelles, etc, mais cela a grandement changé. Pratiquement 3 années se sont écoulées depuis l'entrée en vigueur de ladite réforme et les premiers résultats ne manquent pas de surprendre, tant les écoles et universités publiques et privées, qui se sont comme donné le mot en y allant de leurs stratégies de développement synchronisées, axées sur les exigences du marché de l'emploi et par conséquent sur l'employabilité immédiate des profils ainsi que la concentration des efforts sur les segments porteurs, communément désignés comme les nouveaux métiers mondiaux. Or, force est de constater que le Maroc, désormais acteur mondial et continental incontournable sur des secteurs tels que les énergies renouvelables, l'automobile et l'aéronautique, ne peut gaspiller ses ressources en développant toutes les filières simultanément, mais plutôt devrait-il privilégier ceux qui sont en plein essor actuellement et orienter le système éducatif dans le sens d'une couverture totale des besoins de ces secteurs en compétences multiples. L'Ecole Centrale Casablanca, L'ESCA Ecole de Management et l'Université Mundiapolis favorisent toutes trois l'implication directe des employeurs dans la définition des programmes pédagogiques à mettre en place. Des conventions multiples ont été signées avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), l'Association des femmes chefs d'entreprise du Maroc (AFEM), l'Agence nationale pour la promotion de la PME - Maroc PME, etc, en vue de favoriser cette approche et produire les profils qui correspondent le mieux aux attentes des employeurs.
Dans cette mouvance, d'autres instituts poussent le concept encore plus loin et s'arment dans cette course pour l'adaptabilité avancée, d'écoles à spécialités ou à niche, parfois créées de toute pièce pour l'occasion. C'est le choix qu'a fait l'institut des Hautes études de management (HEM), lequel fait partie de cette catégorie depuis qu'il s'est allié à la Société financière internationale (SFI) afin de lancer conjointement une joint-venture universitaire, baptisée Med Université, qui adopte un double positionnement : l'accessibilité des coûts et l'enracinement africain, mais la vraie nouveauté réside dans l'internationalisation des procédés. La particularité de ces évolutions sectorielles est l'extrême rapidité. Si le maître-mot, voilà à peine une année, était l'adaptation, ce dernier entame une évolution d'une tout autre nature qui s'opère sous nos yeux : celle vers l'anticipation.
Cette notion se veut internationale par essence et vise la spécialisation avancée des filières de formation par l'intégration des spécificités propres à chaque pays/région. Le Maroc, dont les sous-sols ne regorgent pas de ressources énergétiques fossilisées comme le pétrole et le gaz, s'est toutefois hissé au rang de modèle continental et mondial en matière d'énergies renouvelables. L'Ecole Centrale Casablanca, membre du Groupe des Ecoles Centrales qui forme des ingénieurs de talents partout dans le monde, s'est focalisée sur ce secteur en faisant une spécialité marocaine et un programme pour ses étudiants français, chinois, indiens et brésiliens intéressés par cette filière de suivre des formations in situ, en l'occurrence au Maroc où les projets ayant trait à ce type d'énergie pullulent davantage de jour en jour. L'exemple peut être élargi aux écosystèmes automobile et aéronautique dans lesquels le royaume s'impose aujourd'hui comme hub continental et mondial incontournable qu'on ne peut écarter sur la table des négociations. La raison : la spécialisation de la main-d'œuvre marocaine, son abondance et son extrême flexibilité qui donne au pays un des avantages comparatifs les plus décisifs sur l'échiquier industriel mondial.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.