Sahara : Sao Tomé-et-Principe appuie le plan d'autonomie du Maroc    Souss-Massa : le HCP décrypte l'attractivité via les flux migratoires internes    Congo : Denis Sassou Nguesso rempile et prête serment    GITEX Africa 2026 : Marrakech, miroir de la Green Tech    Maroc Telecom alerte sur les offres frauduleuses de forfaits mobiles gratuits en ligne    Efficacité énergétique : les régions en première ligne    Commerce extérieur. Laâyoune accueille la 5e étape de la caravane de PORTNET    CAN 2025 : Peines confirmées en appel pour les supporters sénégalais    Rabat. SM le Roi Mohammed VI décore Mohamed Yssef et nomme Yazid Er-Radi nouveau SG du Conseil supérieur des Oulémas    Le fabricant français de drones Delair s'implante au Maroc    Crise énergétique : Von Der Leyen appelle à accélérer l'électrification de l'Europe    Le 10KM International de Casablanca change de dimension et vise les sommets mondiaux    Procès des supporters sénégalais : la Cour d'appel de Rabat confirme les peines prononcées    L'huile de graines de cannabis au Maroc : les coopératives en tête pour un impact environnemental minimal    El fabricante francés de drones Delair se implanta en Marruecos    Gabon reaffirms support for Morocco's Sahara, backs autonomy plan    DGSN-ONDE : partenaires pour la protection des enfants    Infractions forestières : état des lieux sur les réformes engagées    Patrimoine immatériel : Turāth relance le débat sur le patrimoine marrakchi    Double évènement. Lancement de « Rabat Capitale mondiale du livre UNESCO 2026 » à la veille du 31e SIEL    Jidar 2026 : Rabat s'érige en capitale vivante du street art    Le nouveau spectacle de Booder arrive à Casablanca et Marrakech    CCM: 5 projets sélectionnés pour participer au Marché international du film d'animation d'Annecy    Adobe Acrobat : une faille activement exploitée menace les utilisateurs    Forum EMI-Entreprises 2026 : Rabat ouvre le débat sur la souveraineté technologique du Maroc    Hytera accélère au Maroc avec ses technologies de communication critique à GITEX AFRICA 2026    Prévention de la corruption : l'INPPLC élabore un guide pour les opérateurs publics et privés    Permis de conduire : la NARSA intègre l'intelligence artificielle dans les examens    Ligue des champions : les quarts retour démarrent ce soir    Mondial 2030 : Rabat identifie ses détracteurs, une caution historique à l'étude ?    Yassin Belkhdim brise les codes et vise le Maroc : son rêve est clair    Anderlecht se positionne pour Younes Taha avant le mercato d'été    Insertion des diplômés : une étude nationale d'envergure bientôt lancée    Chambre des conseillers : La loi organique sur l'exception d'inconstitutionnalité adoptée en commission    Rabat : La plateforme Chikaya actualisée pour améliorer les services de santé    Le ministère des Habous lance l'application « Le Moushaf Mohammadi numérique »    Sur Ordre de Sa Majesté le Roi, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan inaugure la "Tour Mohammed VI", un emblème de modernité et symbole du rayonnement des deux villes jumelles de Rabat et Salé    Cinéma : Le CCM dévoile la liste des projets retenus pour le Festival international du film d'animation    Genève : le Maroc élu rapporteur du Comité onusien contre la Torture    Séisme d'Al Haouz : face aux insinuations de Nabila Mounib, les faits scientifiques    Algérie : Blida secouée par deux attentats-suicide en pleine visite du Pape    Ormuz : Paris et Londres veulent une "mission multinationale pacifique"    Diplomatie parlementaire : le Maroc prend les rênes des Sénats africains    Divorce au Maroc : Les femmes choisissent de partir    Meurtre d'un prêtre à Algésiras : Kanjaa jugé irresponsable, internement confirmé    FEMUA 18 : Abidjan lance une édition sous le signe de l'IA    Bundesliga : Bilal El Khannous contribue à la victoire précieuse du VfB Stuttgart face à Hambourg    Tétouan, une médina séculaire porteuse de l'héritage d'Al-Andalus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Secteur privé peut mieux faire !
Publié dans Les ECO le 12 - 04 - 2016

Le gouvernement est en train de peaufiner l'arsenal juridique et organisationnel ayant trait à la gestion des déchets médicaux. Un plan national est en cours de finalisation, et une stratégie nationale est en phase d'élaboration afin de pallier les carences du système. Le point sur l'état des lieux de cette gestion dans les établissements de soins publics, dont la majorité a opté pour l'externalisation du traitement des déchets.
Les centres de soin au Maroc, aussi bien publics que privés, génèrent quelque 7.350 tonnes par an de déchets médicaux. De grands efforts ont été, certes, déployés par les pouvoirs publics au cours des dernières années pour le traitement de ces déchets afin de réduire leurs divers risques liés notamment à leur caractère infectieux, chimique et toxique ou radioactif. Cependant, il reste beaucoup à faire en matière juridique, organisationnelle, matérielle... Sur le volet de la gestion, la majorité des hôpitaux de soins publics, qui produisent 4.350 tonnes de déchets médicaux, ont opté pour l'externalisation du traitement de leurs déchets.
En effet, 105 hôpitaux sur un total de 143 recourent à l'externalisation. Mais la première contrainte a trait à l'infrastructure privée de sous-traitance qui est peu développée et ne couvre pas toutes les régions, comme le souligne aux Inspirations ECO le Directeur des hôpitaux, Ahmed Boudak. Le marché est réparti entre trois sociétés qui traitent les déchets médicaux et pharmaceutiques: Athisa (43 hôpitaux), Tozone (49 hôpitaux) et Saiss environnement (9 hôpitaux). Ces sociétés, qui travaillent aussi avec le secteur privé, sont tenues de respecter les clauses d'un cahier des charges dont le modèle a été établi par une circulaire du ministère de la Santé.
Les petits hôpitaux et les centres de soin lointains ne sont visiblement pas attractifs car ils ne produisent pas assez de déchets, selon le docteur Boudak. À titre d'exemple, l'hôpital de Jerada n'arrive pas à trouver un sous-traitant pour ses déchets médicaux et pharmaceutiques. Sur le volet financier, le directeur des hôpitaux semble satisfait de l'enveloppe budgétaire consacrée à l'opération d'externalisation du traitement des déchets médicaux et hospitaliers des centres de soins publics qui a connu une augmentation significative, passant de 21MDH en 2012 à 35MDH en 2015. Outre la sous-traitance, quelque 21 broyeurs stérilisants sont implantés dans les grands hôpitaux depuis le début des années 2000. Dans ce cadre, le CHU de Marrakech a récemment acquis des appareils pour le traitement interne de ses déchets.
Celui de Fès a, pour sa part, délégué à une société le traitement des déchets à l'intérieur de l'hôpital. Selon les spécialistes, les unités de traitement existantes, y compris les broyeurs, ne permettent pas le traitement de toutes les catégories des déchets générés par les établissements hospitaliers. Mais à en croire le directeur des hôpitaux, «121 hôpitaux sur les 143 traitent correctement leurs déchets soit par les broyeurs, soit par l'externalisation». Cependant, il reste encore 12 hôpitaux qui recourent à l'incinération ou à l'enfouissement dans les décharges.
Que faut-il faire pour atteindre les objectifs escomptés ? Une gestion efficace des déchets hospitaliers est tributaire, en premier lieu, de la mise en place d'un cadre juridique adéquat et précis. Des pas importants ont été franchis en la matière, notamment l'adoption de la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination et du Code du médicament et de la pharmacie. Des décrets d'application ont été également publiés sur les déchets dangereux et déchets médicaux et pharmaceutiques, mais le cadre juridique reste lacunaire. Actuellement, le ministère de la Santé et le département de l'Environnement sont en train de finaliser l'arsenal juridique et réglementaire.
Le dernier arrêté, en cours d'élaboration, vise à préciser les dispositifs ayant trait à la gestion des déchets à l'Intérieur de chaque hôpital. Et afin de pallier les contraintes et trouver des solutions aux problèmes posés, le ministère de la Santé est en train d'élaborer une stratégie relative à la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques à la lumière des nouveautés juridiques. À cela s'ajoute le très attendu plan national qui devra bientôt voir le jour et sera décliné en plans régionaux.
À ce titre, le secteur privé, qui est pointé du doigt, est appelé à se conformer aux règles juridiques. On s'attend à ce que le contrôle soit plus rigoureux qu'à l'heure actuelle
Que prévoit la loi ?
La loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination définit les différents types de déchets précise leur mode de gestion ainsi que le niveau de leur prise en charge. Elle stipule que les déchets médicaux et pharmaceutiques doivent faire l'objet d'une gestion spécifique visant à éviter toute atteinte à la santé de l'homme et à l'environnement. En tant que producteurs de déchets médicaux et hospitaliers, les établissements de soins sont tenus d'en assurer ou d'en faire assurer l'élimination dans des conditions propres afin d'éviter les effets nocifs sur le sol, la faune et la flore. Cette loi donne une définition claire aux déchets médicaux et pharmaceutiques. Il s'agit de tout déchet issu des activités de diagnostic, de soin et de traitement préventif, palliatif ou curatif dans les domaines de la médecine humaine ou vétérinaire, et tous les déchets résultant des activités des hôpitaux publics, des cliniques, des établissements de la recherche scientifique, des laboratoires d'analyses opérant dans ces domaines et de tout établissement similaire.
Tags: Gestion des déchets médicaux


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.