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Après la mort, la honte, le déni…et une famille coupable !
Publié dans La Gazette du Maroc le 02 - 06 - 2003


Suicide d'un proche,
Qui doit endosser le suicide? Qui est coupable ? Qui est responsable de cette fin tragique ? Ces interrogations rongeront longtemps les esprits des proches du
“ suicidé ”. Après le suicide survient la honte, le rejet, le déni, la culpabilité et un deuil de gêne, dont souffre la famille. Une autre mort attend !
“Il a choisi de mourir sans penser à nous, à sa famille !”. C'est égoïste ! mais… le “Il” est un jeune homme de 23 ans qu'un cancer en stade terminal a «terrassé» et la personne doublement peinée n'est autre que sa tante maternelle. “Il allait mourir. Pourquoi une telle mort. Mourir athée !” disait un proche. On n'admet pas cette mort et on essaie de l'étouffer, de la taire, de la maquiller. On essaye de se convaincre qu'il s'agit plutôt d'un accident, d'un moment de folie. Surtout si le suicidé n'a pas parlé de ses intentions. Après le déni, la honte survient la culpabilité. “Qu'ai-je fais ?”, “Qu'aurais-je pu faire ?”, “Pourquoi je ne l'ai pas remarqué ?”, autant d'auto-reproches qui dégénèrent par un sentiment de colère contre soi et contre le suicidé :“Pourquoi nous a-t-il fait ça ?”. Mais peut-on être en colère contre un disparu ? La colère cède la place à la peur. Le suicide ébranle la sécurité intérieure. La confiance en soi diminue. On peut avoir peur du suicide ou que l'un des enfants soit poussé à l'accomplir. En effet, les enfants d'un suicidé représentent des facteurs de risque, nous confie Jamal-Eddine Benazzouz, psychiatre et psychothérapeute. Le suicide est un acte controversé. Il va à l'encontre de la vie, du développement de la société. Aussi, famille et proches évitent-ils d'en parler. Et pour cause !Lors du décès d'une personne, “la famille est habituellement soutenue par la parenté et les amis soucieux de lui apporter soutien et réconfort. Le thème des conversations gravite autour du disparu, de ses derniers instants et des bons souvenirs qu'il laisse. Mais quand il s'agit d'un suicide, les réactions de l'entourage sont différentes. La parenté se fait discrète, les amis et proches se tiennent à distance. Leurs attitudes expriment le malaise, la gêne et, parfois, la réprobation”. La famille est isolée. Elle entame un pénible processus de deuil... Un deuil pas comme les autres !
Un suicidé musulman… le reste !
La Gazette du Maroc : comment l'Islam considère l'acte du suicide ?
Mifrah El Houssein : le suicide est un acte interdit en Islam. Un hadith clair du prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous éclaire à ce propos : “quiconque se précipite du haut d'une montagne et se tue sera jeté dans la géhenne où il ne cessera de dégringoler éternellement. Quiconque se tue à l'aide d'un poison gardera ce poison éternellement en enfer. Quiconque se tue à l'aide d'une lame, celle-ci restera dans sa main et plongée dans son ventre en enfer où il restera éternellement.” (rapporté par Boukhari, 5778). Autrement dit, toute personne intentant à sa vie pour se rebeller contre son sort, ou contre ses conditions de vie aussi bien économiques que sociales commet un grand pêché.
Est-il considéré comme athée ? Lui accorde-t-on les rites mortuaires ?
Il meurt Musulman sans aucun doute. Les foukahas et oulémas ont été unanimes à ce sujet. On accorde au suicidé les rites mortuaires et on lui accorde la prière du mort à condition qu'elle ne soit pas récitée par un homme vertueux. Il s'agit d'un signe implicite que l'acte commis est un pêché. Mais, il meurt Musulman et on l'enterre dans un cimetière pour Musulmans. Pour la précision on confond souvent suicide et Istichehad “attentat kamikaze”.
A titre d'exemple, ce qui se passe dans certains pays islamiques, principalement la Palestine, n'est pas un suicide puisque la personne ne se révolte pas contre le sort ou le destin. Mais, il s'agit d'une forme de défense et de résistance légitimes.
Excepté le cas de la Palestine, les autres “attentats” sont considérés comme suicides. Ce qui s'est passé à Casablanca et à Riyad est un suicide. Les kamikazes ont commis un pêché et ils seront punis pour leurs actes. Non seulement parce qu'ils se sont donnés la mort, mais parce qu'ils ont tué des innocents et des étrangers.
Il faut savoir qu'un étranger, Chrétien ou Juif, est un protégé. Il est protégé par l'Islam. Et toute agression envers lui est considérée comme un crime.
* Le Conseil des Oulémas est une institution officielle créée en 1984.


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