Coopération maroco-espagnole pour rechercher un bateau de migrants disparu au large de Tan-Tan    Attentats de Madrid 2004 : l'ex-ministre Trillo accuse des cellules marocaines sous contrôle français    Inondations : Akhannouch loue la mobilisation des autorités    Maroc-Russie: Rencontre entre groupes d'amitié parlementaire à Rabat    Maroc-Suède : Hammouchi renforce le partenariat sécuritaire    Le Roi Mohammed VI et Cheikh Zayed Al Nahyane s'entretiennent sur la coopération et les défis régionaux    Conférence ministérielle : les annonces phares    L'inflation au Maroc s'établit à 0,9%, propulsée par une dynamique mensuelle contrastée    Akhannouch : « Le Gouvernement a donné une impulsion significative à l'investissement »    Ryanair eyes Morocco for $800 million engine maintenance investment    Parité : la percée des femmes s'accélère en industrie    Profession d'Adoul: Le projet de loi adopté à la majorité à la Chambre des conseillers    Rachid Benali : "Pour l'Aïd Al-Adha, mieux vaut acheter directement chez les éleveurs"    Deux innovations tech pour l'agriculture signées AgriEdge    USA-Iran. Trump prolonge le cessez-le-feu    Entretien entre Mohammed VI et le président des Emirats pour renforcer la coopération bilatérale    Aide militaire à l'Iran? Pékin rejette les sous-entendus de Trump    Washington préoccupée par les liens du Polisario avec l'Iran    Maroc-Emirats : Entretien téléphonique entre SM le Roi et Cheikh Mohammed Ben Zayed    Le Real Betis bat Girona FC, Ezzalzouli et Ounahi décisifs    Cannabis legal: Una producción de más de 19 000 Qx en 2025    Démantèlement d'un réseau de drogue lié au Maroc en Italie après trois ans d'enquête    Pratt & Whitney Canada inaugura una planta de fabricación de piezas para motores de avión en Nouaceur    Activités commerciales nocturnes : des professionnels démentent tout couvre-feu    Festival gnaoua et musiques du monde : Plus de 400 artistes attendus à Essaouira    FLAM 2026 : Marrakech, carrefour des littératures africaines    Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde revient pour une 29e édition    Sport universitaire : Settat se prépare à accueillir le Grand Prix Moulay El Hassan 2026    Agriculture : le Portugal entend consolider son positionnement comme allié stratégique du Maroc    Sofiane Boufal : "Je n'ai pas signé au HAC pour jouer la Coupe du monde."    Jonathan Harroch face à des témoignages vidéo accablants    Marrakech : arrestation d'un escroc israélien recherché, maître des fausses identités    Cafu encense Hakimi : "il a une longueur d'avance" sur les autres    Les États-Unis en "position très forte" pour négocier avec l'Iran, selon Trump    Trump annonce une prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran "jusqu'à nouvel ordre"    Festival Mawazine: un retour difficile marqué par une programmation compliquée    Tanger Med : Plus de 33 kg de cocaïne saisis dans une cargaison en provenance d'Equateur    Tbourida : Au cœur de l'héritage équestre guerrier du Maroc    ONU: Omar Hilale scelle un partenariat stratégique entre la Commission de consolidation de la paix et la Banque mondiale    Santé : Le chantier des GST, une transformation structurelle du mode de gestion    Corruption : Museveni sonne l'alarme nationale    Coopération sécuritaire : Hammouchi en visite de travail à Stockholm    M. Bourita participe à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes    Classement féminin FIFA : Le Maroc progresse de 4 places    Le Maroc, leader incontesté du patrimoine culturel dans le monde arabe    Es-Semara : des peintures rupestres et un atelier de pigments mis au jour à Jdiriya    Droits d'auteur : la loi 2.00, un cadre juridique solide... dépassé par le numérique    Casablanca : "Manga F'lmdina", une immersion japonaise au cœur de la Villa des Arts    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les Espagnols au Maroc Je t'aime, moi non plus !
Publié dans La Gazette du Maroc le 23 - 01 - 2009

La présence espagnole au Maroc a connu des jours meilleurs. Néanmoins, les deux pays continuent à entretenir des relations durables, souvent conflictuelles, pour le meilleur et pour le pire.
En 1918, au moment où commençait à peine la timide tentative de colonisation du Maroc, il n'y avait pas plus de 7.000 espagnols qui s'étaient installés dans la zone occidentale du Protectorat. Face à ce peu d'empressement des masses à rejoindre le Maroc, par le biais notamment de la Direction de la Colonisation, les autorités vont déclencher la machine de la propagande pour convaincre les espagnols d'oublier l'Algérie (qui avait plus de succès auprès des espagnols) pour s'installer au Maroc. Mais ce n'est qu'après la fin de la guerre civile (1936-1939), que l'émigration espagnole vers le royaume va connaître son apogée. Le boom va croître jusqu'en 1950 avec plus de 130.000 espagnols résidents au Maroc. Exception qui confirme la règle, Casablanca a également accueilli une population espagnole importante, constituée d'ouvriers des BT.P. Paupérisés à l'extrême par la guerre civile et qui n'hésitaient pas à mendier leur pitance auprès des populations locales. On les surnommait d'ailleurs péjorativement les « Espagnols aux vêtements rapiécés ». La fin de la guerre civile espagnole avait accéléré l'exil républicain vers le Maroc. La plupart de ces républicains, après avoir fui les camps de concentration du sud de la France, embarquèrent au port de Marseille pour débarquer à Casablanca où ils vont créer de véritable quartier comme le fameux «Derb Sbagnol», le quartier des espagnols. Cette population était urbaine en sa majorité. Des 62.400 résidents dans la région en 1940, seuls 5.000 (7,3%) vivaient à la campagne, alors que le reste était établi à Tétouan (35,4%), à Larache (presque 20%) et les autres villes (38,3%). Une population qui provenait essentiellement de l'Andalousie. Après la Guerre civile, et jusqu'à l'indépendance, des républicains espagnols vivant au Maroc, juifs, gauchistes, syndicalistes, communistes ou francs-maçons, vont être l'objet d'une terrible répression franquiste. Alors que Tanger était une zone internationale, en 1941, les franquistes s'y installent de force et ouvrent un consulat allemand.
Au début des années cinquante, ils étaient quelques 130.000 espagnols à vivre au Maroc, parmi lesquels 80.000 étaient installés dans la zone espagnole et 50.000 dans la partie réservée au protectorat français.
Répression franquiste
A ces chiffres peut s'ajouter la population espagnole des deux enclaves, Sebta et Melilla (130.000), et plus de 20.000 à Tanger. Quelques années à peine après l¹indépendance, ce chiffre tombait à 44.554 personnes, puis en mars 1970 à 27.829 et seulement 8.460 en 1986. Une population qui s'est réduite en peau de chagrin laissant sur le carreau quelques 5000 résidents espagnols dont la majorité est dans les affaires avec un grand nombre de citoyens ibères affectés d'une manière ou d'une autre au renseignement. Sebta, Mellilia et Sahara obligent, les espagnols restent très inquiets du moindre éternuement du royaume. Il y a juste quelques semaines de cela, Abbas El Fassi caressait dans le sens du poil la communauté espagnole du Maroc, annonçant à l'issue de la réunion de haut niveau maroco-espagnole tenue à Madrid, que le Maroc étudiait sérieusement la possibilité d'accorder le droit de vote aux élections municipales aux étrangers, dont les Espagnols, résidant au Maroc. Si le gouvernement marocain a bien transmis cette décision à son homologue espagnol, le chef de la Primature marocaine a néanmoins précisé qu'une telle décision requérait une réforme constitutionnelle avec un amendement des différents textes électoraux. La sortie de Abbas El Fassi, est en fait une réponse à la promesse électorale faite par le PSOE espagnol lors des dernières législatives qui ont porté José Luis Rodriguez Zapatero aux commandes, d'accorder aux émigrés installés légalement en Espagne le droit de vote aux élections municipales. Soit 1,3 million d'étrangers extra communautaires, dont près de 376.000 Marocains. Au-delà de ces calculs politiciens, les espagnols gardent et garderont toujours des relations passionnelles avec le Maroc.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.