Chaleur extrême au Maroc entre 2022 et 2024 : un impact dévastateur sur l'agriculture selon la FAO et l'OMM    Une blessure menace-t-elle la saison de Lamine Yamal avec le Barça ?    Le Maroc se qualifie pour la Coupe du monde de footgolf 2026 pour la première fois de son histoire    Brahim El Mazned, de Timitar et Visa For Music au Théâtre royal    Double attentat de Blida : l'omerta imposée par le régime algérien se fissure    Assurances : comment l'ACAPS a remodelé le secteur en dix ans    Agriculture : le Soudan veut renforcer ses liens de coopération avec le Maroc    CAN 2027 : pourquoi le couple royal, Sénégal – Algérie reste en retrait ?    Manchester City dégaine pour Azzedine Ounahi : transfert déjà bouclé ?    Mohamed Ouahbi lance le tournoi U19 à l'Académie Mohammed VI    Coup de filet à Tétouan : Démantèlement d'un vaste réseau criminel de trafic de drogue    Modernisation du processus du tri et de distribution des permis de conduire électroniques, de carte et des certificats d'immatriculation électroniques    Mali : plusieurs terroristes neutralisés dans l'ouest et le nord du pays    América del Sur: Tras Bolivia, Honduras suspende su reconocimiento de la «RASD»    Polisario hardens stance toward Washington after Boulos–Attaf meeting    Spain: Under pressure from Vox, Extremadura restricts migrants' access to public services    La FM6SS et l'AIEA signent un partenariat au service de la santé    Archéologie : Découverte de thermes romains près de Sidi Slimane    Déclarations fiscales annuelles : piqûre de rappel de la DGI    Le Maroc propose d'accueillir le match amical contre le Salvador à Rabat..la Fédération salvadorienne précise sa position    Ouverture triomphale du Théâtre Royal de Rabat sous le regard de LL.AA.RR. les Princesses Lalla Khadija, Lalla Meryem et Lalla Hasnaa    Bilan gouvernemental : majorité et opposition s'affrontent sur le terrain des chiffres    Maroc-France : vers un renforcement de la coopération parlementaire    Attijariwafa bank, la FNM ET l'ONICL unissent leurs efforts au SIAM pour soutenir la trésorerie des minoteries industrielles    Ressources humaines : pourquoi attirer ne suffit plus à l'heure de la guerre des talents    Alerte météo : Fortes rafales de vent et averses orageuses jeudi et vendredi    Administration pénitentiaire : le Maroc accélère la transition vers des prisons «intelligentes»    SIAM 2026 : Centrale Danone, catalyseur d'une filière laitière plus résiliente    Transport et production d'énergie : Cegelec lance un projet structurant de 2 MMDH en Guinée    Un responsable iranien dit que l'Iran perçoit ses premières recettes des droits de passage à Ormuz    La Chine célèbre le 77e anniversaire de la création de sa marine    Cybersécurité : les pays arabes amorcent un renforcement de leur coopération    Le Théâtre Royal de Rabat, symbole d'audace architecturale et d'ambition culturelle portée par la Vision du Roi    Agriculture. Le virage DATA-TIKA pour sécuriser la transformation digitale    Dix ans après, l'Initiative AAA redéfinit les priorités agricoles africaines    Le Burkina Faso renforce sa stratégie frontalière    Mercato : Azzedine Ounahi dans le viseur de l'Atlético    Classement FIFA féminin : le Maroc poursuit sa montée en puissance    Berklee au Nigeria : un tremplin international pour les artistes émergents    Dakar. Une reine vagabonde couronnée au sommet du cinéma féminin    Sahara marocain : Le Honduras suspend à son tour sa reconnaissance de la pseudo «rasd»    Controverse à Marrakech autour d'un rituel juif devant Bab Doukkala    Après la rencontre Boulos–Attaf, le Polisario durcit le ton face à Washington    Le Maroc, un partenaire de référence pour l'Autriche (président du Conseil national autrichien)    Essaouira : le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une 22è édition    Lalla Khadija, Lalla Meryem, Lalla Hasnaa, et Brigitte Macron, assistent au spectacle d'ouverture du Théâtre Royal de Rabat    Gnaoua et Musiques du Monde : Une transe-mission sans frontières    Austria welcomed on Wednesday Morocco's actions in favor of developing a new model of South-South cooperation, emphasizing the importance of promoting triangular cooperation between Austria, Morocco, and their partners on the African continent.    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Occident-Russie : Ne pas se voiler la face
Publié dans La Gazette du Maroc le 04 - 06 - 2007

Modifier le comportement de la Russie est diaboliquement difficile. Mais il n'y a aucune
excuse de ne pas essayer.
Des manifestants qui se battent dans les rues à Moscou, une imminente attaque à main armée d'une autre grande société pétrolière, en partie contrôlée par BP ; une guerre des étoiles avec un tout petit voisin, l'essai provocateur d'un nouveau balistique censé pourvoir contourner le système américain de défense anti-missile, au sujet duquel le Kremlin se vante. Et tout ceci s'est passé en l'espace d'une quinzaine de jours seulement. La semaine prochaine, à la rencontre du groupe G8 des pays les plus riches, l'une de ses plus grandes préoccupations, sera le comportement grognon de Vladimir Poutine, président russe, et de son pressant besoin d'une politique occidentale plus juste, envers son pays.
Le comportement et le dilemme proviennent d'un mélange détonnant d'une Russie forte et d'une Russie faible. Les prix élevés du pétrole, et les plus importantes réserves mondiales de pétrole et de gaz, ont aidé à payer une majeure partie de la dette russe. Ils ont également servi de combustible à la diplomatie de Poutine, de plus en plus autoritaire, tout en améliorant le niveau de vie de beaucoup de Russes. Sur certains aspects, les septs années de sa présidence, font partie des moins sombres dans l'histoire de la Russie, ce qui contribue à expliquer sa popularité. Mais y ont également contribué : le musellement des médias, l'étranglement de l'opposition politique, la subordination du parlement et le truquage des élections. Cette poigne semble être une force pour Poutine, mais en fait, le système autoritaire qu'il a établi, est corrompu et instable, en témoigne le corps à corps du Kremlin et sa répression paranoïaque de plus en plus féroce de la dissidence réclamant sa démission l'année prochaine. En attendant, l'économie, est anormalement dépendante des ressources naturelles et les richesses dangereusement mal réparties. Il suffit d'y ajouter une catastrophe démographique et des problèmes continus dans le Nord Caucase, pour que le tableau s'assombrisse davantage. Cette nouvelle Russie, bruyante mais erratique, exige une approche plus subtile que celle de la rivalité de la période soviétique, ou celle de la pitance et du conseil, pas toujours utiles, offerts à Boris Eltsin dans les années 1990. La plupart des chefs occidentaux, ont très souvent tendance à dorloter ou apaiser Poutine, plutôt que de le confronter, soit parce qu'ils se sont trompés au sujet de ses vrais buts et motivations, soit distraits par d'autres crises, soit divisés par le gaz du Kremlin.
Platitudes diplomatiques
Il en était ainsi au sommet du G8 de l'année dernière, dans la rue de Saint-Pétersbourg Poutine a ouvertement tourné à la dérision aussi bien George Bush que Tony Blair, alors que très peu a été dit en public au sujet de l'abandon évident de la démocratie par la Russie ou sa politique étrangère conquérante. En comparaison, la décision de la Grande-Bretagne de mettre la pression pour l'extradition du dirigeant de l'ex-KGB, suspecté d'avoir commis un meurtre radioactif à Londres l'année dernière, a été un durcissement de ton bien accueilli. Plus dur est le ton au G8 de cette année, de la part de plusieurs chefs d'Etat, au sujet des menaces du Kremlin pour les intérêts occidentaux et ceux de ses propres citoyens, seraient mieux que les platitudes diplomatiques, sachant que l'expropriation des recettes du pétrole, nuit tant aux pays étrangers qu'à ses propres citoyens. Mais la vérité c'est que, avec le Kremlin dans son humeur actuelle, même une énorme déroute ne changera pas la trajectoire de la Russie. La censure empêchera la plupart des Russes de l'entendre ; avec leur logique de jeu à somme nulle envers la diplomatie.Pourtant les mesures plus dures, que certains préconisent, particulièrement aux Etats-Unis, visant à exclure la Russie de l'OMC, ou de le mettre à l'écart dans le G8, feront plus de mal que de bien. Elles alimenteraient l'idée admise, que l'Occident étouffe une Russie affaiblie. Poutine lui-même voit dans les plaintes au sujet des droits de l'homme, des tentatives déguisées pour empêcher la poursuite de sa grandeur. Ils encourageraient probablement des mesures bien plus draconiennes en Russie et ils étoufferaient sa volonté à coopérer sur les questions internationales, telles que le Kosovo et l'Iran, où son poids pourrait aider. Il y a d'autres possibilités entre les platitudes diplomatiques et les comportements pyrotechniques. La vérité doit être dite au Kremlin. Qu'il sache qu'il ne dispose pas d'un droit de veto automatique dans la diplomatie mondiale, même dans sa vieille sphère d'influence, et même si un tel veto est utilisé au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, comme cela peut se passer pour l'indépendance du Kosovo. Des pays voisins tels que la Géorgie, victime d'un embargo commercial injuste, l'Estonie avec la cyber-guerre et particulièrement l'Ukraine, avec des élections parlementaires décisives à la fin de cette année, doivent être soutenus pour se défendre face aux intimidations russes. Etant donnée la puissance qu'à Vladimir Poutine de choisir son propre successeur, les Occidentaux ont également besoin de mesures à long terme, telles que celles qui soutiennent les médias indépendants et les lobbies qui existent toujours en Russie, même si le Kremlin les accuses d'être espions. L'objectif doit être de soutenir, que tout ce qui peu venir après le Poutinisme, ne peut être que bon pour la Russie et le monde.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.