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La crise des valeurs est la pire des crises mondiales

Nous assistons, de jour en jour, au laisser et au non respect des valeurs chez les jeunes les moins jeunes. Ce qui inquiète les citoyens avertis et ceux outillés d'un amour au pays. Cette crise risque de mettre en péril le devenir de notre économie ; car c'est de la valeur de la ressource humaine que dépend tout développement. L'éducation et la formation des jeunes montant doivent prendre en charge ce décalage pour essayer de rectifier ce qu'il faut, avant que cela soit trop tard.
Hier, dimanche en me promenant avec ma famille dans les rues de Msalla, à Tanger, nous nous sommes arrêté devant un marchant ambulant de vêtement, en train de regarder. Tout à coup, j'ai aperçu un jeune vendeur, qui, après avoir vidé l'emballage dans lequel il avait, je pense des pois chiches ou je ne sais plus quoi, il l'a jeté par terre. Devant un tel geste je ne sais jamais me retenir. Je lui ai fait la remarque, exprès, pour voir sa réaction. J'ai été très étonné par la réponse qu'il m'a donné : tu te crois en Espagne toi ou quoi ?
C'est vraiment drôle le jugement que ces jeunes ont de leur pays. Un pays pas comme les autres, où tout est permis ; la saleté, le manque de respect. Ce comportement irresponsable m'a met en colère, et j'ai dis à mes enfants, vous avez vu comment il a répondu ? Ce qui les a amené à me faire des reproches, en me disant : il fallait lui parler.
J'en ai déduit ce qui suit : la société a totalement démissionné de ses responsabilité, en partant des parents, de la société civile des éducateurs et tout le reste. Tout le monde dit « Sallek H'ssan lak ». Je trouve cela regrettable comme comportement surtout dans le milieu des jeunes qui devront assurer la continuité dans ce pays. Ces jeunes, qui à force de voir des films, et d'écouter des discours de partout, à travers tous les canaux, doivent en principe être le modèle. Mais bon !!
Partant de cela, je pense qu'il est temps de revoir à la base l'éducation de nos enfants. Il est important de repenser les programmes de l'enseignement à tous les niveaux, sinon nous continuer dans la catastrophe. Il est impossible de concevoir une évolution socioéconomique, tant que le citoyen n'a aucun sens du civisme. Le manque du respect des règles de bonnes manières, de la pudeur, de l'hygiène… ne fait qu'aggraver la situation. Et alors agissons bien et vite pour sauver cette jeunesse, dans laquelle nous avons placé tout notre espoir.
Ce que je viens de citer n'est qu'un simple exemple parmi tant d'autres ; car l'on rencontre des gens qui sabotent les biens publics, qui cassent les feux rouges ou arrachent les panneaux de signalisation. Et tout a comme origine un manque d'éducation au respect des biens publics et au manque de sensibilisation au civisme par des exemples concrets.
Où allons nous avec ces façons d'agir ? Je pense vers la plus grande crise de l'humanité. En plus de nombre de gens qui adressent en plein jour les jeunes filles, en leur arrachant les sacs, les portables… En plus de ceux qui dorment à la belle étoile, attendant la première occasion pour se glisser sous un camion remorque, cherchant à aller de l'autre coté de la rive méditerranéenne, croyant que là bas, c'est la paradis, pour finalement se retrouve encore dans la rue à vie.
Si je viens faire part aux lecteurs de cette amertume, c'est parce que je suis un grand amoureux de ce pays, pour lequel je ne souhaite que du bien.
Tu es bien le seul à aimer ton beau pays. Pourquoi devrais-je aimer un pays qui ne m'a donné rien sauf des frustrations et des maux de tête : mauvais système d'éducation, mauvaise répartition des richesses, chômage omniprésent... Qu'est ce qu'on peut bien aimer dans un tel pays.
Mais bon, ça ne veut pas dire qu'on doit pas respecter autrui, et faire ce que bon nous semble, comme jeter nos déchets au nez des passants, ou bien pisser au vu de tous (désolé pour l'exemple). Mais tout de même, il faut pas juger ces gens trop sévèrement, car les poubelles et les toilettes publiques sont d'une rareté frustrante.
Le patriotisme est devenue monnaie rare dans notre pays ; la preuve : le nombre de personnes qui veulent déguerpir de ce pays ou qui l'ont déjà fait.


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