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Les respectables bourreaux des Arabes adulés par les occidentaux
Publié dans Jeunes du Maroc le 29 - 12 - 2006

Alexandre Dumas, dans son merveilleux roman intitulé « La Reine Margot », nous a rapporté une scène qui donne à réfléchir, lorsqu'on la place dans le contexte de ce qui se passe de nos jours.
Un solide gentilhomme, au cours d'une sanglante épopée nocturne, s'était illustré dans l'assassinat pur et simple de personnes, tous âges et tous sexes confondus, dont le seul crime était de faire partie des Huguenots. Sa fine lame avait transpercé un bon nombre de protestants, dont un sexagénaire et son fils âgé d'à peine seize ans. Quelques jours après cette tristement célèbre nuit de la Saint Barthélemy, ce « valeureux » damoiseau fut blessé en même temps que son adversaire, au cours d'une rixe. Grâce à son amante, une dame de la haute noblesse, mariée à un grand homme et vivant au sein de la Cour Royale, il fut ramené au château sur une charrette conduite par un bourreau.
Ce sinistre fonctionnaire, qui ne faisait qu'appliquer les sentences rendues par un tribunal digne de ce nom, n'aspirait qu'à une seule chose ! De l'or ? Il n'en voulait point ! Les richesses ? Elles ne l'intéressaient pas. Que quelqu'un lui serrât la main était sa seule et unique aspiration. Mais, c'était impensable, même pour le simple des mortels, encore moins pour un dignitaire ! Pas un citoyen ne s'aventurerait à serrer la main d'un bourreau, on n'y pensait pas une seule seconde. Il avait les mains froides et les gens éprouvaient une telle répulsion quand ils se trouvaient devant lui, que certains, instinctivement, exécutaient le signe de la Croix. Alors ! Le fait, ne serait-ce que de lui toucher un doigt, était inimaginable. Et le pauvre bourreau, qui ne faisait qu'exécuter un ordre, comme n'importe quel ordre émanant d'une cour de justice siégeant dans l'enceinte du tribunal d'un Etat souverain, en était bouleversé et se sentait bien malheureux !
Une fois guéri, le valeureux damoiseau, au grand bonheur du bourreau, avait osé à la demande ce dernier, serrer cette main qui lui était tendue.
De nos jours, au vingt et unième siècle, à l'ère des libertés et droits de l'homme, que se passe-t-il ?
Les temps ont bien changé ! On parle des Droits de l'homme, et paradoxalement on ne parle plus d'une nuit sanglante, mais d'une succession de nuits, de jours, de semaines, voire même des mois et des années encore plus sanglants que cette fameuse épopée nocturne macabre, le massacre de la nuit de la Saint Barthélémy. Qui avait ordonné ce massacre ? Le Roi et la Reine de France : c'était déjà le terrorisme d'Etat.....serait-ce pour cette raison que les occidentaux, et en particulier le France, n'ont jamais accusé Israël comme étant un Etat terroriste ?
Et les bourreaux ? Ha ! Ces bourreaux ! Ils sont devenus tellement respectables qu'ils sont reçus, en grandes pompes, par les chefs d'Etats et par les plus grandes instances internationales ! Le Garant de la Charte des Droits de l'Homme et de la Trinité « Liberté, Egalité, Fraternité », avait reçu successivement, sur le perron du Palais de la Nation, les deux plus célèbres bourreaux des dernières décennies (les bourreaux des Arabes). Il avait serré chaleureusement, aux illustres bourreaux, en les gratifiant d'un large sourire découvrant toutes ses dents, non pas la main, mais les deux mains, la droite puis la gauche, toutes deux maculés par le sang des Palestiniens et des Libanais.
Le premier triste sire dont il a serré les mains, premier ministre de son état, n'était autre que le tristement célèbre Ariel Sharon bourreau des Palestiniens lors des massacres de Sabra et Chatila et de celui de Génine, entre autres ! Mais nul ne peut berner la Justice Divine !............Ce premier bourreau se trouve maintenant dans un certain état........pas enviable du tout.
Le second bourreau, Ehoud Elmert, sous le faux prétexte de libérer trois de ses soldats pris en otage, un en Palestine et deux au Liban, s'est distingué par l'assassinat pur et simple de civils ainsi que par la destruction systématique des infrastructures vitales dans les deux pays (Palestine et Liban). Il va même jusqu'à déraciner les arbres et détruire les cultures comme le faisait son prédécesseur !
Son armée a perdu la guerre contre les soldats du Hezbollah ; calfeutrés dans leurs voitures blindés et dans leurs chars, ses mercenaires ont reçu l'ordre, du bourreau des Arabes, de s'acharnent sur des civils et l'infrastructure, et ce, avec la bénédiction des Américains et Consorts. Tout ce qui se trouvait sur le chemin de sa bande de barbares, était détruit ; même les véhicules de la Croix Rouge transportant des blessés et de l'aide aux rescapés n'échappaient pas à sa folie destructrice. Il continue d'ailleurs à bombarder la Palestine, dont les habitants ne possèdent que des pierres et que quelques fusils et quelques lissiles artisanaux pour se défendre. Cependant, les Américains, mécènes des bourreaux des Arabes, octroient à leurs protégés, le droit d se défendre ! Se défendre contre qui ?
Encore une fois, le garant de la Charte des Droits de l'Homme et de la trinité « Liberté, Egalité, Fraternité » n'a pas manqué de lui réserver le même accueil, il lui a serré les mais : ces mains maculés par des infanticides, des homicides et des génocides. Le premier ministre de la Vieille Albion, qui déjà en 1630 avait déjà un parlement, l'embrasse en le serrant dans ses bras avec ferveur.
De nos jours, on ne leur serre pas la main par pitié, comme l'a fait le damoiseau d'Alexandre Dumas ! On les reçoit avec tous les honneurs dûs à toute respectable et haute personnalité ! Les temps ont bien changé, on respecte les bourreaux devenus pour l'occasion de respectables assassins ! Où va le monde ! Le mot "Humanité" a-t-il encore un sens ?
Le plus déconcertant dans cette affaire de bourreaux, c'est l'attitude on ne peut plus provocatrice de ceux qui se sont autoproclamés "gendarmes" de la planète Terre. Là, ce n'est pas seulement leur leader qui les reçoit en frères, mais ce sont tous les élus du sénat qui leur dédient une ovation, en se levant de leur siège pour applaudir et les acclamer longuement. Le chef de la Maison Blanche affirme que ces bourreaux ne font que se défendre. Il leur octroie ce droit de se défendre ! Contre qui ? Contre des hommes, des femmes et surtout des enfants armés de pierres. De toutes les façons, on n'a jamais donné le droit à un bourreau de se défendre. Il n'a même pas le droit de tuer s'il n'en a pas, expressément, reçu l'ordre. On lui ordonne de tuer. Il exécute les ordres ! Qui en vérité lui donne cet ordre ? Après chacune des visites de l'un de ces bourreaux d'Arabes, chez l'oncle Sam, c'est l'escalade des tueries en Palestine. Et c'est ce qui se passe maintenant dans les territoires occupés. Le bourreau n'y va pas de main morte. Tout l'attirail militaire, le plus sophistiqué, est mis à contribution : des véhicules blindés, des chars d'assaut, des missiles, des avions et des hélicoptères, sans parler des fusils qui "voient", tirent et tuent dans des nuits sans lune. C'est à croire que son armée "se défend" contre une armée régulière moderne ! Est-ce le cas ? Bien sûr que non ! Tout le monde le sait ! Et tout le monde sait que tout le monde sait !
Ces bourreaux d'Arabes ne sont même pas des criminels de guerre ! Car pour parler de guerre, il faudra assister à une confrontation entre deux armées ! Il n'y a qu'une seule armée, très sophistiquée, qui fait sa guéguerre contre des civils. C'est un génocide au sens propre du mot. Et jamais, au grand jamais, on n'oserait traduire ces bourreaux en justice ! Cette condamnation est strictement réservée aux dirigeants arabes qui n'ont pas plié l'échine devant l'Oncle Sam.
Les bourreaux des Arabes, adulés par l'Amérique et les Occidentaux, ont contribué à ce que leurs souffre-douleur, ne puissent jouir, maintenant, que d'un seul et unique droit : le linceul et la prière des morts. Amen !


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