Nasser Bourita reçoit le président du Parlement andin qui a exprimé son appui à l'intégrité territoriale du Maroc    AP-UpM: Rachid Talbi El Alami plaide pour un partenariat équilibré entre le Maroc et l'Europe    Donald Trump dévoile les détails de son offensive tarifaire    Dialogue social : l'OIT salue l'adoption du texte de loi sur la grève au Maroc    Le FMI accorde une nouvelle ligne de crédit flexible de 4,5 milliards de dollars au Maroc    Aid Al-Adha : Coût de la subvention à l'importation d'ovins en 2023-2024 atteint 437 millions de dirhams    Benali préside une réunion de haut niveau de suivi du projet d'interconnexion électrique entre le Maroc et la France    Transformation numérique du secteur des assurances : l'ACAPS lance le programme « Emergence »    Conjoncture : la croissance de moins en moins sensible aux activités agricoles    La récolte de blé du Maroc en 2025 en dessous de la moyenne malgré les fortes pluies de mars    Tarifs douaniers de Trump: Quel impact pour les exportations marocaines?    Descifrando el pasado genético del norte de África    Oujda abrite le congrès de l'autisme Afrique 2025    Températures prévues pour le vendredi 04 avril 2025    Lancement d'une nouvelle version du portail national Maroc.ma dotée d'une interface remaniée    Nouveaux droits de douane américains : 10 % pour le Maroc, le Golfe et l'Egypte... et 30 % pour l'Algérie    Pétrole. L'Ouganda sur le point de lancer sa 1ère raffinerie    Togo. Barry Moussa Barqué élu président du Sénat    Guinée. Le référendum constitutionnel fixé au 21 septembre    Classement FIFA: le Maroc fait un bond de deux places    Le Botswana, premier pays africain à accueillir les relais mondiaux d'athlétisme    Les Lionnes de l'Atlas s'entraînent avant les matchs contre la Tunisie et le Cameroun    La RFEF fait appel aux clubs pour freiner l'exode des talents vers le Maroc    Fraude fiscale : quatre ans et neuf mois de prison requis contre Carlo Ancelotti    À Rabat, un sommet international les 9-10 avril pour affermir la position du football africain sur l'échiquier mondial    Coupe du monde féminine 2035 : le Royaume-Uni seul en lice, le projet défendu par l'Espagne et qui inclut le Maroc écarté    Sahara : Staffan de Mistura poursuit sa tournée régionale avec une escale en Mauritanie    TV Abraham. Comment façonner le paysage géopolitique et économique de demain.    Une subvention de 437 millions de dirhams pour l'importation d'ovins partie en fumée, sans effet notable sur les prix    Un accord de coopération entre l'Académie du Royaume du Maroc et l'Académie française de médecine    L'Espagne aurait réduit la présence de son renseignement au Maroc dans un contexte de rapprochement diplomatique    Le Statut de l'artiste : Désormais une réalité pour le Burkina Faso    La Côte d'Ivoire fait son cinéma au Maroc    France. Le célèbre animateur Arthur champion de la lutte contre l'antisémitisme    Understanding the United States' new tariff rate policies    Les prévisions du jeudi 3 avril    Comment sont fixés les nouveaux tarifs douaniers par les Etats-Unis ?    Libye : Un ADN ancien de 7000 ans révèle une lignée de l'Afrique du Nord    CAN U17/ Aujourd'hui, Maroc-Zambie : Horaire? Chaînes?    Lutte antiacridienne : Faut-il craindre une invasion de criquets au Maroc ? [INTEGRAL]    Trump annonce de nouveaux tarifs douaniers : Maroc (10%), Algérie (30%), Tunisie (28%)    Cema Bois de l'Atlas : 150 MDH pour renforcer la compétitivité    Presidente del Parlamento Andino respalda soberanía marroquí en Rabat    L'Algérie, parrain d'un Sahel instable, entre soutien au terrorisme et quête de puissance régionale    Ghita Triki : "Résonance chromatique s'inscrit dans les programmes de visibilisation des cultures du Maroc et d'Afrique"    Akdital: Feu vert du Conseil de la concurrence pour l'acquisition de deux établissements de santé à Laâyoune    Festival Mawazine: Will Smith et Kid Cudi en têtes d'affiche    La Dolce Vita à Mogador : Le Cinéma Italien à l'honneur à Essaouira du 23 au 26 Avril 2025    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Faut-il encourager son enfant à faire ses devoirs hors classe ?
Publié dans Hespress le 15 - 10 - 2018

Les devoirs sont essentiellement fondés sur l'assimilation des cours de la journée. Un enfant peut avoir « suivi » le cours sans pour autant avoir tout compris, et rentrer chez lui en ressentant des difficultés à faire ses devoirs, parce que faire des devoirs après une longue journée d'école n'est pas toujours évident ! C'est un peu le même principe que dans une course de marathon. Selon leurs capacités, certaines personnes auraient besoin de deux heures pour faire le trajet ; pour d'autres, il en faut six.
Le problème, c'est qu'il y'a un nombre considérable d'élèves qui se font faire les devoirs par un parent ou par l'oncle ou le cousin à la faculté. Or, tous les élèves n'ont pas les mêmes chances d'avoir les mêmes opportunités.
Hespress FR s'est entretenu avec Karima Boujlili coach personnel, professionnel et hypno thérapeute qui s'est exprimée sur le sujet.
« Nous remarquons que la plupart des écoles donnent une charge importante de devoirs scolaires ce qui pourrait priver les élèves de développer d'autres compétences ou talents essentiels pour leur vie personnelle ou carrément renoncer à leurs loisirs », a-t-elle déclaré.
Une pratique scolaire « traditionnelle » et « nuisible » ?
Selon Karima Boujlili, les devoirs hors classe sont une pratique scolaire traditionnelle inspirée de croyances populaires qui lient la réussite et l'efficacité de l'apprentissage à la répétition ; il s'est avéré que ce n'est pas vraiment efficace.
Nombre d'études effectuées dans les quatre coins du monde ont démontré que 70% des élèves présenteraient des symptômes physiques liés au stress tels que, les maux de tête, l'épuisement, le manque de sommeil, la perte de poids ou alors le surpoids ainsi que des problèmes d'estomac, toujours selon la même source.
En effet, bien que la plupart d'élèves soient aidés par leurs parents, ces derniers ne sont pas tous en mesure de venir en aide à leurs enfants, parce qu'ils ne sont pas particulièrement formés à la pédagogie ou alors n'ont tout simplement pas le temps de les aider. « Bon nombre d'élèves se voient subir une pression de la part de leurs parents qui les incitent ou même les obligent à suivre des cours supplémentaires pour avoir de meilleures notes. Ces mêmes parents mettent encore de la pression à leurs enfants pour accéder des années plus tard à des écoles qu'ils ont choisies eux », ajoute la coach.
De plus, les familles qui sont capables d'aider leurs enfants à faire leurs devoirs et qui se voient, le soir penchés sur le tas de cahiers et livres ne semblent pas avoir de vie de famille. Ils n'ont pas le temps pour rire ou pour faire autre chose, sortir se promener par exemple. Beaucoup d'enfants qui sont en échec scolaire n'auraient-ils pas des parents qui étaient déjà eux-mêmes en échec scolaire. ?
Les risques prouvés, il y a un siècle déjà...en France
En France par contre, Les devoirs à faire hors classe étaient déjà interdits… depuis 1956, par une circulaire du 29 décembre concernant les écoles primaires qui stipule qu'« aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. » Mais, si le travail écrit est supposément interdit, rien n'empêche l'enseignant de donner de la lecture ou des leçons à apprendre à la maison. De même, il apparaît, à l'analyse, urgent de préciser la nature exacte de ce qui est interdit et de ce qui ne l'est pas hors du temps des cours.
La dite circulaire préconise que pour la santé des élèves, six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu'apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l'équilibre nerveux des enfants.
Pour ce qui est des risques éducatifs, la même circulaire stipule que « Le travail écrit, fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité». En d'autres termes, un contrôle éducatif est nécessaire et seul le maître peut l'assurer : à défaut, l'enfant risque de « bâcler » son travail et se contenter « d'une besogne matérielle et machinale, pourvu qu'elle ait une certaine correction extérieure »
Qu'en est-il du Maroc ?
Au Maroc, aucune loi n'interdit une telle pratique. Pire, aucune recherche officielle n'a été rendue publique.
Certains parents d'enfants dans des écoles privées avancent le prétexte suivant comme le déclarent Mostafa Farah et Jihad Senhaji, parents d'élèves dans un établissement privé à Fès : « en tant que parents, nous souhaitons suivre ce que font nos enfants et nous pensons qu'on ne donne pas assez de devoirs à faire à la maison».
Devant ce chaos, Il est temps, -n'est-il pas trop tard ? – que le ministère de l'éducation nationale réglemente et clarifie l'organisation du temps scolaire pour que les devoirs et exercices trouvent leurs places dans la plage horaire scolaire.
Dans cette logique de pensée, le ministère de tutelle devrait réfléchir à prôner une meilleure méthodologie de travail personnel dès le primaire et si l'élève est « mieux armé dans la méthode », une fois chez lui, il ne trouvera aucune sinon presque pas de difficulté à pratiquer ce qu'il a appris. Les élèves apprendront à apprendre, à s'autonomiser, à travailler seuls, et ce dans tous les cycles de l'enseignement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.