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Caisses de Retraite
Publié dans Finances news le 20 - 10 - 2005

La possibilité d’un déséquilibre des régimes de retraite continue de hanter les esprits. Cela n’empêche que certaines caisses ont su mettre en place des jalons solides. Autre danger : les salariés ne disposant pas de retraite complémentaire sont menacés de paupérisation à l’âge de la retraite.
“Quel avenir des retraites au Maroc ?», tel a été le thème débattu la semaine dernière dans les locaux de la Chambre française d’industrie et de commerce (CFCIM). Comme l’a annoncé Jean-Luc Martinet, président de la CFCIM, «il s’agit d’un thème qui touche les différents pans de la société. La question est aussi complexe vu que la pérennité et l’équilibre des systèmes de retraite est le souci de plusieurs pays».
Augmentation de l’espérance de vie…
Au Maroc, les pouvoirs publics se sont attelés à mettre en place un ensemble de réformes pour faire face à ces déficits chroniques. Comme le souligne Martinet, parmi les caractéristiques de la démographie marocaine, on peut citer que 60% de la population est jeune, mais avec un rythme d’accroissement qui tend à diminuer. Le président de la Chambre s’empresse aussi d’ajouter que les déséquilibres qui guettent les régimes marocains sont d’ordre structurels et organiques. La viabilité des systèmes s’impose avec acuité avec la formule des départs volontaires. Elle s’impose obligatoirement, et ce dans un contexte où la garantie d’une retraite devient obligatoire pour lutter contre la pauvreté.
Ces dernières années, les pouvoirs publics ont mis la problématique de la retraite au-devant de la scène afin de dégager un consensus.
Pour le président directeur général de la CIMR, Khalid Cheddadi, la couverture retraite au Maroc est encore très faible. 21% des travailleurs marocains bénéficient d’une retraite. Ce taux demeure faible comparé à certains pays tels que l’Égypte et la Tunisie dont les taux sont de plus de 50%. Ce taux est d’autant plus faible parce qu’il regroupe les deux secteurs public et privé. Donc si on prend en considération le fait que la retraite est obligatoire dans le secteur public, il va de soi que les assujettis à la retraite sont peu nombreux dans le secteur privé. Un autre problème que le président de la CIMR a tenu à soulever afin de mettre en exergue les difficultés liées à l’absence d’une retraite est le plafonnement du salaire à 6.000 DH/mois. Avec un taux de remplacement de 70%, la personne se retrouve avec un salaire de 4.200 DH; ce qui revient à avoir une pension CNSS maximum de 4.200 DH/mois pour 30 ans de carrière. Pis encore, plus le salaire augmente et plus le taux de remplacement diminue.
Le président de la CIMR précise à cet effet qu’une grande partie des salariés risque de s’appauvrir à l’âge de la retraite. L’autre caractéristique de la démographie est que nous assistons à une augmentation de la population de plus de 60 ans, doublée par ailleurs d’un recul de l’âge de mariage. Pour les hommes urbains, ce taux est passé de 24 ans en 1960 à 32 ans en 2000 et pour les femmes urbaines, ce taux est passé de 17 ans en 1960 à 28 ans en 2000. Ce recul de l’âge de mariage impacte la retraite du fait du déplacement du spectre de la fécondité. Principale conséquence: des enfants qui sont encore scolarisables lorsque les chefs de famille arrivent à l’âge de la retraite. La population qui se retrouvera uniquement avec la pension CNSS est menacée de pauvreté à cause d’une constante augmentation du coût de la vie. La situation ne peut être qu’alarmante dans la mesure où seuls 15% des affiliés à la CNSS ont une retraite complémentaire.
Nécessité d’une retraite complémentaire
A défaut de rendre la retraite complémentaire obligatoire, les employeurs sont appelés à cerner sérieusement la problématique de la retraite pour leurs salariés. La CIMR, qui, il y a quelques années, a fait couler beaucoup d’encre, se targue aujourd’hui de pouvoir mener sa mission sur des bases saines et solides.
Ainsi, pour un régime de retraite normale, l’assujetti a le choix entre cinq taux de cotisations (3%, 3,75%, 4,50%, 5,25% et 6%). La part patronale étant majorée de la contribution supplémentaire. Au cas où le salarié quitte son employeur avant l’âge de retraite, ce dernier a le choix entre le remboursement des cotisations salariales, la préservation des droits jusqu’à l’âge de retraite et la cotisation à titre individuel sous forme de rachat à condition d’avoir cotisé durant une période minimum de cinq ans.
Concernant la liquidation des pensions de retraite, il est à noter qu’il existe une possibilité d’anticipation à partir de l’âge de 50 ans avec application d’abattement et, en cas de départ après l’âge de 60 ans, la pension est majorée. Mais ceci reste soumis à une double condition de ne plus exercer d’activité salariale et d’avoir cotisé pendant au moins cinq ans.
Le régime de retraite complémentaire a été mis en place afin d’améliorer le niveau de la pension. Ses caractéristiques montrent qu’il s’agit d’un régime de retraite optionnel et que le plafond de l’assiette de cotisation équivaut à une fois et demie le plafond de la retraite normale. Pour adhérer à la retraite complémentaire, il faut être cotisant au régime normal au taux maximum de 6%. Pour ce qui est du fonctionnement, il a les mêmes modalités que le régime normal en matière de déclaration des salaires, de paiement des contributions, d’attribution des droits…
Tout ceci laisse prédire que l’adhésion d’une retraite complémentaire s’impose avec acuité au risque d’avoir une retraite pénible. Les pouvoirs publics sont appelés à revoir leur copie et explorer s’il n’y a pas moyen de rendre la retraite complémentaire obligatoire.


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