Dix membres du Congrès poussent vers la désignation du Polisario comme organisation terroriste    Marrakech: À l'Ecole Royale de l'Air, des femmes officiers et étudiantes célèbrent l'excellence et le service à la Nation    Maroc et les Pays-Bas renforcent leur coordination diplomatique... Un échange entre Nasser Bourita et son homologue néerlandais ouvre de nouvelles perspectives de partenariat    «J'étais l'otage du président algérien»... Un livre attendu de Boualem Sansal relance le débat sur la répression en Algérie    Marruecos apuesta por la energía nuclear civil para fortalecer su estrategia energética    Renault Group ouvre une nouvelle ère stratégique avec "futuREady"    Sommet sur l'énergie nucléaire : Akhannouch prend part au dîner offert par le Président français    Détroit d'Ormuz : Aucun pétrolier escorté par la marine américaine    Macky Sall se lance dans la course à la tête de l'ONU    Info en images. Publicité : 425 MDH investis durant les dix premiers jours du Ramadan    Lutte antidrogue : Le Maroc appelle à une coopération internationale renforcée    L'accès des femmes à la justice : Ouahbi réunit acteurs institutionnels et société civile    Ayra Starr signe son retour avec « Where Do We Go »    Ethiopie. Le livre de Abiy Ahmed devient une bibliothèque pour le public    « Piaf, Invités & Héritiers » : la comédie musicale qui fait revivre l'âme d'Edith Piaf en tournée au Maroc    The Minister of Foreign Affairs, African Cooperation and Moroccan Expatriates, Mr. Nasser Bourita, held, on Tuesday in Paris, a meeting with the French Minister of Europe and Foreign Affairs, Mr. Jean-Noël Barrot.    La recherche du nourrisson « Younes » se termine en tragédie : son corps retrouvé dans une canalisation à Zagora    Rencontre à Paris entre Nasser Bourita et Jean-Noël Barrot lors du Sommet mondial de l'énergie nucléaire    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, a eu, mardi à Paris, un entretien avec le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot.    Kickboxing à Tikiouine : une initiative solidaire pour les jeunes d'Agadir pendant le Ramadan    Le projet de loi désignant le Polisario comme organisation terroriste gagne du soutien au Congrès américain    La compañía alemana Discover Airlines lanza nuevas rutas hacia Agadir y Fez para el invierno de 2026.    Melilla disputes Madrid's claims on Morocco customs operations    Le Grand Ftour du GAM célèbre sa 10è édition et présente sa vision à l'horizon 2028    La compagnie allemande Discover Airlines lance de nouvelles liaisons vers Agadir et Fès pour l'hiver 2026    Le Polisario minimise la perte de soutien international face à l'initiative marocaine pour le Sahara    Lions de l'Atlas : Adil Ramzi complète le staff de Mohamed Ouahbi ?    Les Lionceaux de l'Atlas U17 repartent à la conquête de l'Afrique    Mazagan Beach & Golf Resort célèbre la 3e promotion de son programme Leadership au Féminin    Le FC Barcelone pense à un retour d'Abdessamad Ezzalzouli    Le président Trump affirme que la guerre en Iran est « quasiment » finie    Mercato : Après Chelsea, le FC Barcelone se renseigne sur Yassine Gessime    Al Qadsiah sécurise l'arrivée de Souffian El Karouani pour la prochaine saison    Ligue des champions : Liverpool, Barça, Bayern ... Voici le progamme de ce mardi    Maturité numérique : une étude pour jauger les organisations de la société civile    Dessalement des eaux souterraines : l'exploitation de la station de Missour est lancé    Akhannouch représente le Roi au 2è Sommet international sur l'énergie nucléaire à Paris    Les autorités pharmaceutiques activent le retrait de lots de lait infantile du marché marocain    Du conflit avec l'Iran à la guerre au Liban : un pays pris au piège d'une guerre qui le dépasse    Trump : L'armée américaine prendra le contrôle du détroit d'Ormuz "le moment venu"    La guerre contre l'Iran... Washington s'apprête-t-elle à inscrire le Polisario sur ses listes noires ?    Le Maroc sous les projecteurs avec l'émission «Voyage Voyage» sur France Télévisions    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    Lions de l'Atlas : quel cap après le changement de coach ?    MRE : la question de la participation électorale relancée    Après le changement de direction, l'IMA présente sa nouvelle offre éditoriale    Caftans au Maroc #3 : De Tétouan à Oujda, les influences locales et andalouses se croisent    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Charte de l’environnement : Combler les lacunes et assurer l’engagement des acteurs
Publié dans Finances news le 28 - 08 - 2009

* La dégradation de l’écosystème coûte 13 milliards de DH par an au Maroc, soit 3,7% de son PIB. Alors que le budget public destiné à la protection de l’environnement et la préservation des ressources ne dépasse pas les 0,7% du PIB.
* L’agriculture, le tourisme, l’industrie et l’immobilier sont autant de secteurs qui ont besoin d’un cadre écologique adéquat.
* Les entreprises, les collectivités locales, les instances publiques sont appelées à la rescousse.
L’un des grands dossiers sur lesquels le gouvernement devrait se pencher lors de cette rentrée est la question de l’environnement. Le Roi, dans son discours du Trône, a appelé l’Exécutif à élaborer une charte de l’environnement. Il est question d’assurer un développement durable et harmonieux tout en préservant le cadre écologique du pays et l’équilibre de l’écosystème.
En effet, le Maroc est qualifié de pays émergent. Il aspire à réaliser une croissance soutenue et pérenne. Cet essor ne doit pas se faire au détriment de son environnement.
La dégradation de l’écosystème coûte 13 milliards de DH par an au pays, soit 3,7% du PIB. Alors que le budget public destiné à la protection de l’environnement et la préservation des ressources ne dépasse pas les 0,7% du PIB. La politique de développement durable n’a pas encore pris sa vitesse de croisière et plusieurs secteurs de l’économie nationale, surtout l’agriculture et l’industrie, continuent d’être des pollueurs potentiels.
La politique volontariste de développement menée depuis un certain temps a débouché sur le lancement de plusieurs plans ou programmes sectoriels. C’est le cas du Plan Maroc Vert pour l’agriculture, Maroc Azur pour le tourisme ou le plan Emergence pour l’industrie. Ces trois secteurs par lesquels le Maroc compte doper sa croissance sont connus pour leur caractère polluant. La Charte de l’environnement qui devrait s’inspirer des normes internationales en la matière, notamment européennes, serait précédée de débats et de discussions entre les différents opérateurs concernés par la question avant son élaboration.
«Le sujet de l’environnement au Maroc en est à ses premiers balbutiements. La prise de conscience des enjeux environnementaux de notre siècle commence doucement, que ce soit au niveau des citoyens, des entreprises ou du gouvernement », a souligné Moundir Zniber, président de l’Association pour un Maroc Vert.
Le pays est doté d’un arsenal juridique important en matière d’écologie mais qui reste peu ou pas appliqué. «Le problème ne se pose pas quant à l’existence des lois sur l’environnement mais plutôt sur leur application et leur vulgarisation. On peut avoir les meilleures lois du monde mais elles seront inertes en l’absence de leur application », explique Moundir.
Le budget alloué à l’environnement reste insignifiant. Le secrétariat d’Etat à l’eau et à l’environnement reste un petit département. Il est sous la tutelle du ministère de l’Energie et des Mines. Il n’a de ce fait pas les moyens humains et matériels pour mener à bien sa mission. Des rapports et des enquêtes sont dressés mais seulement à titre indicatif. Les défenseurs de l’environnement prônent la création d’une brigade dédiée qui aura la charge de procéder à des opérations de contrôle, de répression et de dissuasion à l’instar de ce qui se fait à l’étranger.
Le principe de pollueur payeur doit prévaloir.
Des normes seront élaborées pour contrer l’utilisation abusive des pesticides, insecticides et autres produits chimiques. Les projets touristiques, immobiliers ou industriels seront soumis à un cahier des charges incluant des clauses écologiques.
Le développement urbanistique est l’un des facteurs qui aggravent davantage la pollution. La gestion des déchets solides et liquides continue d’évoluer dans des conditions obsolètes. Rares sont les métropoles qui sont dotées de stations de recyclage ou de traitement de déchets. La poussée démographique accentue la pression sur l’assiette foncière. Les constructions se font au détriment des espaces verts. Dans les périphéries, les projets convoitent les terres agricoles et la spéculation bat son plein. Des milliers d’hectares sont détournés de leur vocation naturelle pour servir de réserves foncières à des promoteurs opportunistes.
Si la dépollution de l’air et de l’eau intéresse beaucoup les opérateurs et les autorités, la pollution sonore demeure le maillon faible en matière de préservation de l’environnement.
Les normes sont quasi absentes. Un travail de fonds attend les concepteurs de la Charte de l’environnement pour établir un cadre adéquat.
La Charte de l’environnement aura également pour tâche de développer des outils de sensibilisation et d’information sur l’importance et les enjeux liés à l’écologie ; et cela au niveau des entreprises, des instances gouvernementales et de la société civile.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.