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Classe moyenne : Le gouvernement prévoit un projet concerté avec la société civile
Publié dans Finances news le 11 - 09 - 2008

* Une Commission regroupant plusieurs départements, des chercheurs et des associations, devrait élaborer les grands axes du projet.
* Des mesures d’ordre économique, social, fiscal et administratif sont au programme.
* Le renforcement de la classe sociale permettra d’accélérer la transformation de la société.
Le renforcement de la classe moyenne devient une priorité nationale. L’intérêt porté à cette couche de la population s’explique par son rôle majeur dans la transformation de la société.
Le dernier Conseil de gouvernement s’est penché sur la question. Cette décision fait suite aux directives royales décrétées lors du dernier discours du Souverain prononcé à l’occasion de la fête du 20 août. Il s’agit de trouver les mécanismes qui peuvent renforcer cette classe. C’est la Primature qui se charge du dossier. Mais le Premier ministre a décidé qu’une Commission se charge de l’élaboration des mesures qui doivent être prises. Outre les départements ministériels concernés de plus près comme les Finances, l’Intérieur, la Santé et le Commerce et l’Industrie, cette Commission devrait regrouper des acteurs du secteur privé, des chercheurs universitaires et des membres du monde associatif. «C’est un travail d’ensemble qui concerne plusieurs intervenants et à plusieurs niveaux. Il s’agit aussi d’un programme dont les actions ne peuvent aboutir que dans le long terme», a souligné Youssef Oubouali, professeur universitaire. Mais pourquoi commence-t-on à s’intéresser à la classe moyenne ?
«Dans les pays développés, la classe moyenne est le moteur de l’économie et de la société du fait qu’elle représente la majorité de la population. C’est une frange qui participe activement au niveau des recettes fiscales, de la consommation et de l’épargne», a indiqué Oubouali. Mais est-ce le cas pour le Maroc ? Un pays qui souffre
d’inégalités sociales frappantes. Où le système fiscal, malgré ses performances de ces dernières années, n’arrive pas à instaurer une justice fiscale capable de pérenniser une bonne répartition des richesses. En tout cas, la Commission qui sera désignée devra, dans un premier temps, définir la classe moyenne. Une mission qui n’est pas facile vu l’importance du secteur informel et la réticence des gens à déclarer leur richesse. Le revenu est vraisemblablement le meilleur indicateur. Mais encore faudrait-il définir à partir de quel niveau on accède à cette classe et à partir de quelle échelle on passe vers la classe supérieure? Il est aussi question de définir les catégories socioprofessionnelles qui devraient constituer cette classe. Durant les années 60 et 70, la plupart des fonctionnaires classés à partir de l’échelle 7 figuraient dans cette classe. Leur revenu leur permet de mener à bien leur vie en acquérant leur propre logement et une voiture neuve. Mais les choses ont beaucoup changé, le coût de la vie a sensiblement augmenté durant les deux dernières décennies dépassant en cela l’évolution des revenus. Actuellement, même les fonctionnaires classés aux échelles 10, 11 ou hors échelle ont beaucoup de peine à faire face au coût de la vie. La classe moyenne a été longtemps marginalisée.
Elle a subi de plein fouet les effets de l’instauration du Programme d’ajustement structurel (PAS) imposé par le FMI et la Banque mondiale. Cette frange de la population a payé un lourd tribut. D’un côté, les salaires sont restés quasi-stagnants. De l’autre, elle devrait subir un effort fiscal de plus en plus pénalisant.
«Il faut des mesures d’accompagnement comme le développement du monde rural, l’émancipation de la maîtrise de l’urbanisation, la modernisation du système d’enseignement. Le développement humain est essentiel pour encourager la classe moyenne, l’accès facile aux soins, à l’eau et à l’électricité sont d’autres facteurs encourageants», a précisé Oubouali.
Mais pour assurer son émancipation, cette classe a besoin de mesures d’ordre fiscal comme la poursuite de l’allègement de l’impôt sur le revenu. Une baisse aussi sur les impôts à la consommation permettra d’alléger la hausse de l’ICV. Par ailleurs, l’accès au financement et la simplification des procédures permettra à cette couche de la population d’améliorer son niveau de vie à travers l’acquisition d’équipements, de logements ou d’investissements.


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