Sahara marocain. Le Royaume-Uni réaffirme son appui au plan d'autonomie proposé par le Maroc    Coopératives agricoles. Le paiement électronique désormais opérationnel    De la mine à l'élevage. L'OCP redessine le modèle agricole    SIAM. SM le Roi Mohammed VI offre un dîner en l'honneur des invités et des participants    Fiscalité du travail dans l'OCDE : le coin fiscal atteint son plus haut niveau depuis 2018    Tanger Med : 19.100 pilules d'ecstasy saisies et un trafic international déjoué    Essaouira : Sanoussi déploie un projet artistique inspiré des Alizés    Trésor : un besoin de financement de 796 MDH à fin mars    Un rapport met en avant le déficit grandissant de carburant en Afrique    CAN 2027 : la CAF appelle à accélérer les préparatifs en Afrique de l'Est    Manchester City : Une offre en préparation pour Azzedine Ounahi    La FSF au bord de l'implosion suite à "l'affaire des primes" de la CAN 2025    Le Royaume-Uni réaffirme son appui au plan d'autonomie marocain comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique pour la paix au Sahara »    FM6SS-Chirurgie robotique orthopédique : une première démonstration au Maroc renforce le positionnement du Royaume en innovation médicale    Le vice-Premier ministre britannique se félicite des progrès réalisés dans le renforcement du partenariat maroco-britannique, inscrit dans une « nouvelle ère » depuis le 1er juin 2025    L'Institut Cervantès de Rabat célèbre "Don Quichotte"    Une blessure menace-t-elle la saison de Lamine Yamal avec le Barça ?    Le Maroc se qualifie pour la Coupe du monde de footgolf 2026 pour la première fois de son histoire    Chaleur extrême au Maroc entre 2022 et 2024 : un impact dévastateur sur l'agriculture selon la FAO et l'OMM    Brahim El Mazned, de Timitar et Visa For Music au Théâtre royal    Mondial 2026 : une proposition loufoque visant à remplacer l'Iran par l'Italie    Assurances : comment l'ACAPS a remodelé le secteur en dix ans    Mali : plusieurs terroristes neutralisés dans l'ouest et le nord du pays    Modernisation du processus du tri et de distribution des permis de conduire électroniques, de carte et des certificats d'immatriculation électroniques    Double attentat de Blida : l'omerta imposée par le régime algérien se fissure    Agriculture : le Soudan veut renforcer ses liens de coopération avec le Maroc    Mohamed Ouahbi lance le tournoi U19 à l'Académie Mohammed VI    América del Sur: Tras Bolivia, Honduras suspende su reconocimiento de la «RASD»    Polisario hardens stance toward Washington after Boulos–Attaf meeting    Spain: Under pressure from Vox, Extremadura restricts migrants' access to public services    Archéologie : Découverte de thermes romains près de Sidi Slimane    Ressources humaines : pourquoi attirer ne suffit plus à l'heure de la guerre des talents    Alerte météo : Fortes rafales de vent et averses orageuses jeudi et vendredi    Administration pénitentiaire : le Maroc accélère la transition vers des prisons «intelligentes»    Bilan gouvernemental : majorité et opposition s'affrontent sur le terrain des chiffres    Maroc-France : vers un renforcement de la coopération parlementaire    Attijariwafa bank, la FNM ET l'ONICL unissent leurs efforts au SIAM pour soutenir la trésorerie des minoteries industrielles    Le Maroc propose d'accueillir le match amical contre le Salvador à Rabat..la Fédération salvadorienne précise sa position    La Chine célèbre le 77e anniversaire de la création de sa marine    Cybersécurité : les pays arabes amorcent un renforcement de leur coopération    Le Théâtre Royal de Rabat, symbole d'audace architecturale et d'ambition culturelle portée par la Vision du Roi    Le Burkina Faso renforce sa stratégie frontalière    Berklee au Nigeria : un tremplin international pour les artistes émergents    Dakar. Une reine vagabonde couronnée au sommet du cinéma féminin    Sahara marocain : Le Honduras suspend à son tour sa reconnaissance de la pseudo «rasd»    Controverse à Marrakech autour d'un rituel juif devant Bab Doukkala    Le Maroc, un partenaire de référence pour l'Autriche (président du Conseil national autrichien)    Essaouira : le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une 22è édition    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Niveau de vie des ménages : La dépense moyenne progresse annuellement de 5,1%
Publié dans Finances news le 03 - 07 - 2008

* Le HCP a dévoilé les résultats de l’enquête sur les niveaux de vie qui révèle que la dépense annuelle moyenne par personne en 2007 est de 11.222 DH.
* Cette progression a profité à toutes les couches et pratiquement de la même façon aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.
* Concernant la disparité des dépenses, les inégalités ont été maintenues au même niveau de 2001.
Le Haut Commissariat au Plan a dévoilé les premiers résultats de l’enquête sur les niveaux de vie des ménages réalisée au cours de l’année 2007. Elle survient 7 années après la dernirère enquête du genre permettant de cerner les changements qui se sont opérés dans la vie des ménages marocains.
Réalisée sur le terrain entre le 1er décembre 2006 et le 30 novembre 2007, cette enquête a couvert l’ensemble du territoire national. Elle a par ailleurs porté sur 7.200 ménages, soit une population de plus de 36.000 personnes.
Cet échantillon des ménages est tiré du nouvel échantillon-maître actualisé sur la base des résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2004. Le questionnaire a également porté sur la migration et les transferts élaborés avec la Banque mondiale.
Les résultats de cette nouvelle enquête montrent que la dépense annuelle moyenne par personne en 2007 était de 11.222 DH contre 8.280 DH en 2001. Cela revient à dire qu’elle a progressé annuellement de 5,1% en terme nominal et de 2,3% en terme réel.
«Les indicateurs que nous présentons constituent des mesures effectuées sur la base des concepts, des normes et des méthodes en vigueur sur le plan international et recommandés par les institutions spécialisées», explique Ahmed Lahlimi, Haut Commissaire au Plan.
De manière globale, ces résultats confirment les tendances en matière de consommation des ménages telles que mesurée, par les comptes nationaux.
En effet, les montants agrégés des dépenses de consommation des ménages, tels qu’ils ressortent de la présente enquête, diffèrent de ceux des comptes nationaux de moins de 2%.
La comparaison entre le milieu urbain et rural montre que l’amélioration a profité aux deux milieux. Ainsi, en milieu urbain, cette dépense est passée de 10.642 DH en 2001 à 13.894 DH en 2007, soit une progression de 4,5 % par an. Cette progression a été de 6,5 % en milieu rural dont la dépense se situait en 2007 à 7.752 DH.
Ce qui montre que l’écart entre les dépenses des deux milieux s’est rélativement réduit, passant de 2 fois en 2001 à 1,8 fois en 2007.
La progression des niveaux de vie entre 2001 et 2007 a profité à l’ensemble des ménages, particulièrement aux populations pauvres et vulnérables. C’est ce que confirme la courbe d’incidence de la croissance. Concernant la structure des dépenses, des changements significatifs ont été observés.
Ainsi, et bien que le poste des dépenses alimentaires continue à occuper la première place, il a tout de même enregsitré une baisse au profit de nouveaux postes de dépense, notamment le poste transports et communication qui a enregistré une évolution de 112 %. Ce qui fait ressortir une progression de la mobilité des Marocains.
L’autre progression importante est celle du poste enseignement, culture et loisirs dont la dépense a augmenté de plus de 63 % au cours de la même période.
L’analyse des résultats des questionnaires montre également qu’en terme de qualité de l’alimentation, la part de la dépense alimentaire consacrée aux produits traditionnellement consommés par les Marocains, à savoir les céréales et les sucres et produits sucrés, s’inscrit à la baisse. Elle est passée de
25 % en 2001 à 22 % en 2007, au profit des viandes, poissons et produits laitiers dont la part a augmenté de 33,1 % en 2001 à 36,9 % en 2007.
La disparité ne s’est pas creusée
À en croire les résultats de cette enquête, surtout en matière de disparités de la dépense, la part des 20% les plus aisés dans la masse totale des dépenses de consommation en 2007 a été de 48,1% au niveau national. Celle des 20% les moins aisés ne consomme que 6,5 % de cette masse.
Cette distribution est quasi similaire à celle observée en 2001. L’amélioration constatée précédemment a ainsi profité à l’ensemble des couches de la population, et en particulier aux couches les moins favorisées. La progression des niveaux de vie de l’ensemble des ménages n’a pas pour autant creusé les disparités sociales dans ce domaine. Ainsi, on constate que les inégalités ont été maintenues à leur niveau de 2001.
«Il est certain qu’un meilleur ciblage des subventions budgétaires lesquelles profitent, comme nous avons eu l’occasion de le démontrer, aux populations les plus favorisées, contribuera à atténuer ces inégalités», estime Ahmed Lahlimi.
La pauvreté et la vulnérabilité
en baisse
S’agissant de la pauvreté, les résultats de l’enquête montrent que l’amélioration globale du niveau de vie a réduit la pauvreté et la vulnérabilité de manière significative. En terme d’impact, l’amélioration globale du niveau de vie, conjuguée à la stagnation des inégalités, a réduit la pauvreté et la vulnérabilité de manière significative entre 2001 et 2007.
Ainsi, toujours selon cette enquête, la pauvreté est passée de 15,3 % à 9% au niveau national. En milieu urbain, elle se situe à 4,8 % en 2007 contre 7,6 % en 2001. Et elle a notoirement baissé en milieu rural puisque de 25,1 % en 2001, la pauvreté y est passée à 14,5 % en 2007.
En terme d’effectif, si le nombre de personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté s’élève en 2007 à 2,8 millions de personnes, il y a lieu de noter que, depuis 2001, 1,7 million de Marocains sont sortis de la pauvreté et 1,2 million ont échappé à la vulnérabilité.
Il convient de rappeler que les niveaux de pauvreté et de vulnérabilité, ainsi mesurés, se réfèrent aux concepts retenus par la FAO-OMS et la Banque mondiale. Ces concepts diffèrent des perceptions subjectives qu’ont les ménages de ces phénomènes.
Ainsi, 36% des ménages estiment que leur niveau de vie s’est amélioré, et 30,5% le considèrent inchangé; soit au total 66,5% des ménages qui confirment que leur niveau de vie n’a pas régressé alors que 30% déclarent le contraire. Pour ce qui est de la pauvreté subjective 53% des ménages réalisent une dépense supérieure au seuil de pauvreté fixé par eux-mêmes tandis que parmi les 47 % restants, 28% réalisent une dépense inférieure de 20% au seuil déclaré ; 12% réalisent une dépense inférieure de 40% au seuil déclaré ; et seuls 7% réalisent une dépense inférieure de 80% au seuil déclaré.
Faisant référence à l’INDH, Ahmed Lahlimi a tenu à rappeler qu’entre 2004 et 2007, la pauvreté a baissé dans ces communes de 36% à 21%, en diminution de 41% contre uniquement 28% dans le reste des communes rurales (de 16,9% à 12,2%).
En raison de la quantité et de la complexité des données collectées, l’exploitation des résultats de cette enquête exige de longs délais.L’exploitation ultérieure des données de l’enquête donnera une idée précise et détaillée de l’impact de cette initiative non seulement sur la pauvreté, mais également sur l’ensemble des conditions de vie des ménages.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.