LGV Kenitra-Marrakech. Le chantier avance à grande vitesse    SIAM 2026. Alliances stratégiques pour une agriculture plus durable    Le Maroc, un modèle de transformation des systèmes agroalimentaires selon la FAO    SIAM 2026. Le Maroc renforce sa diplomatie agricole et élargit ses partenariats Sud-Sud    Belgique: les citoyens refusent de ralentir la transition climatique    Mali: Guterres condamne les attaques et appelle à un soutien international    Botola: Nul entre le Wydad Casablanca et le Kawkab Marrakech    FLAM 2026 : Marc Alexandre OHO BAMBE ou le pouvoir de résister avec les mots    L'armée algérienne tue trois Sahraouis des camps de Tindouf    Base aérienne de Bir Anzarane : Un levier stratégique des FAR renforcé au cœur du Sahara    Le Maroc exprime sa préoccupation et réaffirme son soutien à l'unité du Mali après les attaques « lâches et criminelles » à Bamako et dans plusieurs villes    ONU : Staffan de Mistura voit une chance historique pour résoudre le conflit du Sahara    Pour contrer la révision du mandat de la MINURSO, l'Algérie sollicite l'appui de la Russie    Mohamed Chouki met en avant les réalisations sociales de l'exécutif    Le vice-secrétaire d'Etat américain en visite au Maroc et en Algérie : Washington accentue la pression sur le régime algérien et renforce son partenariat stratégique avec Rabat    Bourse de Casablanca : les échanges hebdomadaires avoisinent 1,93 milliards de DH    Football : Azzedine Ounahi dans le viseur du Manchester City    To counter the revision of MINURSO's mandate, Algeria seeks Russia's support    Para contrarrestar la revisión del mandato de la MINURSO, Argelia solicita el apoyo de Rusia    Manchester City eyes Moroccan star Azzedine Ounahi amid transfer window buzz    Les Pays-Bas augmentent la taxe aérienne pour les vols vers le Maroc    Lancement de l'événement Rabat, capitale mondiale du livre 2026    Maroc : Un partenariat renforcé avec l'Autorité du livre de Sharjah    Diaspo #438 : Mériame Mezgueldi célèbre les chibanis par l'art figuratif    Mohamed Ouahbi en Allemagne : mission pour bâtir les Lions mondialistes    Un média américain : Díaz pressenti pour renforcer les chances du Maroc de briller lors du prochain Mondial    Othmane Maamma en mission : convaincre Mohamed Ouahbi et affoler le mercato    Mercato : le PSG cible Bouaddi, le LOSC fixe un prix choc    China's Ambassador from Meknes: The International Agriculture Fair... a platform for sustainable development and continued cooperation with Morocco in this field    Scandale financier au Kenya : le président de la fédération suspendu    L'ambassadrice de Chine depuis Meknès : le Salon international de l'agriculture..une plateforme pour le développement durable et une coopération continue avec le Maroc dans ce domaine    Aziz Akhannouch appelle les éleveurs à mettre leur bétail sur le marché    UE: Les réserves de kérosène sont "suffisants" pour la demande actuelle    Sahara : Washington intensifie ses efforts avec une visite au Maroc et en Algérie    Sahara marocain : La Suisse soutient l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine    Guerre au Moyen-Orient: le marché du gaz liquéfié restera "tendu" jusqu'en 2027    Bayern Munich : Vincent Kompany encense Bilal El Khannouss    Marruecos y Suiza manifestaron este viernes en Berna su determinación de reforzar aún más su diálogo político y su asociación bilateral.    Armement : Le groupe italien Leonardo souhaite vendre des avions au FAR    Morocco and Switzerland expressed their determination on Friday in Bern to further strengthen their political dialogue and bilateral partnership.    Orientation post-bac : le grand déséquilibre du système universitaire    AGENTIS signe une première avec le PET-IRM au Maroc    COMEDIABLANCA revient pour une 3e édition    « She Did It Again » : Tyla revisite la pop des années 2000    Le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une nouvelle édition à Essaouira    Festival Mawazine : La 21ème édition du 19 au 27 juin 2026    Chaleur extrême au Maroc entre 2022 et 2024 : un impact dévastateur sur l'agriculture selon la FAO et l'OMM    La Chine célèbre le 77e anniversaire de la création de sa marine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Micro-assurance : Les assureurs sont-ils prêts à couvrir nos démunis ?
Publié dans Finances news le 06 - 03 - 2008

* L'essor sans précédent qu'a connu le micro-crédit au Maroc impose le développement de la micro-assurance.
* La micro-assurance incite les assureurs à réfléchir à des produits simples et adaptés qui seront commercialisés via des réseaux populaires.
* Elle est le meilleur moyen d'atténuer les chocs liés aux fluctuations des revenus.
Face à la vulnérabilité de la population pauvre devant le risque et la précarité, plusieurs associations ont vu le jour avec pour leitmotiv la lutte contre la pauvreté. Le Maroc se veut désormais l'un des pays où le micro-crédit a connu un essor important. Il est leader dans la zone MENA. En témoignent les chiffres publiés récemment: il existe actuellement 1.200.000 micro-entreprises qui constituent la principale source d'emploi de la classe pauvre marocaine. On estime à 3,5 millions le nombre de clients potentiels et on réévalue régulièrement ce chiffre à la hausse.
Toutefois, il est à noter que si le micro-crédit a connu un développement important, il n'en est pas de même pour la micro-assurance qui est restée très limitée. C'est dans cette optique que s'inscrit le séminaire de formation organisé par ARM Consultants, CGSI Consulting et l'ENSAS. Ce séminaire a été animé par M. Nabeth, consultant à CGSI au profit des compagnies d'assurance de la place. Le but est de les sensibiliser à commercialiser des produits d'assurance adaptés à la population à faible revenu. La problématique est donc la suivante: comment les assureurs peuvent répondre aux besoins spécifiques de ce nouveau marché ou, plus exactement, comment les assureurs peuvent adapter leurs services à des clients très vulnérables n'ayant pas accès à des services d'assurance classique. Un micro-crédit sans assurance est un véritable problème dans la mesure où cette dernière permet d'atténuer les chocs liés aux fluctuations des revenus. D'autant plus qu'il a été constaté que la vulnérabilité résulte essentiellement d'une faible couverture.
M. Nabeth a tenu à rappeler qu'au Cambodge, la pauvreté de plus de la moitié des démunis serait due à une maladie ou à un accident invalidant. En Inde, entre le tiers et la moitié des malades ayant dû être hospitalisés sombreraient dans la pauvreté à cause d'une protection inadéquate avec les risques de santé. Aussi, il s'est avéré que les méthodes de gestion traditionnelles sont limitées voire coûteuses. Nabeth donne ainsi l'exemple des prêts et dons réciproques qui ne couvrent que 2 à 3% des pertes en Inde rurale et des tontines qui ne couvrent que 10 à 40% des pertes familiales. Il prétend ainsi que les stratégies de soutien mutuel ne sont utiles que pour traiter les petits problèmes économiques. Les assurances informelles font vite voir leurs limites lorsque les pertes sont relativement importantes. Les produits d'épargne ou de crédit protègent leurs foyers à la mesure des fonds engagés et guère au-delà. Le principe de mutualisation permet de protéger sans aucune mesure les gens d'un sinistre de faible fréquence mais de forte intensité.
Toutefois, il est important de signaler que si la micro-assurance paraît simple a priori, elle reste difficile à appliquer.
Quels défis pour les assureurs ?
Les assureurs sont ainsi appelés à inventer de nouvelles formules de distribution moins coûteuses et des contrats moins chers, plus adaptés aux besoins des assurables qui, dans ce cas-là, sont une population à faible revenu. Des contrats accordant des garanties limitées au premier feu ou au premier risque, sans déclarations de valeurs à la souscription ni exigence d'expertises coûteuses et difficiles à réaliser après sinistres, devraient pouvoir rendre service aux assurables sans pour autant leur coûter cher. Et c'est d'ailleurs le faible niveau des primes qui pousse les compagnies à hésiter quant à la commercialisation de produits de micro-assurance. Pis encore, si l'assurance reste encore limitée dans un pays comme le nôtre, le développement de la micro-assurance n'est-il pas un simple leurre ?
Un bon produit de micro assurance doit ainsi répondre aux besoins des assurés, avoir des primes appropriées ainsi que des possibilités de paiement faciles et adaptées.
Une enquête intitulée «services de micro-assurance» consacrée aux clients des institutions de micro-finance a montré qu'une proportion importante des clients des IMF (75,3% des personnes interrogées) est intéressée par les produits de micro-assurance, notamment l'assurance maladie.
Plusieurs raisons peuvent motiver les assureurs à concevoir des produits de micro-assurance telles que la saturation du marché traditionnel, la canalisation d'une épargne locale endogène, l'insertion dans le tissu social et économique du pays et l'anticipation des politiques de subsidiarité de l'Etat.
Autre fait à relater : les associations de micro-crédit ne peuvent à elles seules faire de la micro-assurance. Au-delà de l'interdiction juridique, le micro-crédit n'a pas pour fonction de devenir une stratégie de gestion de risque ex-ante, et encore moins d'indemniser des sinistres.
L'assurance requiert une capacité institutionnelle significativement différente, des compétences et une expérience incluant des techniques spécialisées en gestion des risques et en capacités d'analyse.
Les IMF sont conscientes de l'intérêt de la micro-assurance et qu'elles ne peuvent à elles seules concevoir des produits liés à la micro-assurance. Elles reconnaissent par ailleurs que la vulnérabilité des ménages à bas revenus n'est pas éliminée de l'accès au micro-crédit seul. Les assureurs trouveront aussi leur compte dans la mesure où cela leur permettrait de se développer auprès d'une nouvelle masse. La loi autorisant la distribution via le partenariat entre les IMF et les assureurs permettrait le développement de la micro-assurance. Des raisons commerciales, sociales voire politiques expliquent l'avantage qu'auraient certains assureurs à développer la micro-assurance. Ce développement n'est pas pour sitôt car les compagnies restent mal outillées en matière de micro-assurance.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.