Tanger-Tétouan-Al Hoceima : l'industrie connectée à la performance (6/6)    La Bourse de Casablanca débute l'année dans le vert    La Chine renforce le remplacement des appareils électroménagers en 2026    Bilan 2025. Ismail Akalay: « Anticiper les besoins du marché, un atout majeur »    DoubleTree by Hilton s'installe au cœur de Casablanca    CAN 2025 au Maroc : dates et heures des huitièmes de finale    De la défense à la créativité : Mazraoui et Díaz portent l'éclat marocain lors de la phase de groupes    Alerte météo: Trois provinces placées en vigilance rouge    Intempéries: Le ministère de l'Intérieur appelle les citoyens à la plus grande vigilance    Températures prévues pour samedi 03 janvier 2026    Bilan 2025. Rochdi Talib: « Cette année aura marqué une étape structurante pour Akdital »    Cannabis : l'ANRAC teste le CBD dans l'alimentation avicole    Edito. Le temps de repartir    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    Sécurité internationale : comment le Maroc s'est imposé comme une référence mondiale    Football marocain : De la CAN au Mondial 2030, vitrine et unité du Maroc    CAN 2025 : La CAF fait son premier bilan et dévoile son tableau final    CAN Maroc 2025 : Séisme au Gabon après l'élimination des Panthères    CAN 2025 / Maroc-Tanzanie : un arbitre malien au sifflet    CAN 2025: les 8es de finale entre tactique, puissance et vieilles rivalités    Sahara : Désenchanté, Abdelmadjid Tebboune se contente d'un soutien timide au Polisario    Du prince du Qatar à la CAN 2025 : Comment le Maroc est devenu la destination star de fin d'année    Maroc : Vers la généralisation du paiement électronique des amendes routières    Iran: au moins 1.500 condamnés à mort exécutés en 2025, record "depuis plus de 35 ans"    Covid-19 : une menace persistante pour les plus vulnérables    Maduro se dit "prêt" à discuter avec Washington de lutte antidrogue, pétrole ou d'accords économiques    Sans perspective réelle, nouveau recours du polisario contre l'accord commercial Maroc-UE    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    Huit morts dans de nouvelles frappes américaines contre des embarcations de « narcotrafiquants »    Walid Regragui : Quel est le salaire du sélectionneur marocain ?    La France fait face à une multiplication de cyberattaques de sites stratégiques    Marrakech: effondrement d'un immeuble en construction, aucun blessé ni décès à déplorer (Autorités locales)    Cours des devises du vendredi 02 janvier 2026    USA : Trump repousse d'un an l'augmentation des droits de douane sur l'ameublement    Nouvel An : SM le Roi échange des messages de félicitations avec des Chefs d'Etat et de gouvernement de pays frères et amis    Alerte Météo : Fortes pluies, chutes de neige et vent fort vendredi et samedi    Sahara : un drone des FAR détruit un véhicule d'orpailleurs dans la zone tampon    Le président chinois Xi Jinping prononce son discours à l'occasion du Nouvel An    Ali Bourni : une diplomatie parallèle discrète    DGSN : Avancement de 8.913 fonctionnaires de police au titre de l'exercice budgétaire 2025    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    Procédure civile : le texte recadré par la Cour arrive au Parlement    Réforme des retraites : Nadia Fettah Alaoui rejette le discours alarmiste et plaide pour un consensus    Brigitte Bordeaux - Brigitte Bardot    Musique et arts de la scène : 56 projets soutenus au titre de la 2e session de 2025    Marrakech : l'exposition « Mohammed Ben Allal, récits du quotidien » au musée Jamaâ el-Fna    CAN 2025 : Marrakech vue de l'Ouganda    Malgré les stéréotypes, le darija gagne en popularité parmi les apprenants étrangers de l'arabe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Hausse des droits d’enregistrement : Le Fisc fait le plein
Publié dans Finances news le 24 - 01 - 2008

* La Loi de Finances 2008, par exception aux autres dispositions favorables à l’entreprise, a décrété l’augmentation des droits d’enregistrement.
* Il est temps que l’Administration fiscale se penche sur la publication de données générées à partir de sa base de données pour motiver ses décisions.
La Loi de Finances 2008 a été imbibée de surprises, notamment en terme de nouvelles mesures fiscales. Parmi les principales nouveautés initiées par la dernière loi, l’augmentation des droits d’enregistrement (DE) appliqués aux opérations de constitution et d’augmentation de capital. Selon Houssifi Houssine, expert-comptable, «la Loi de Finances de l’année 2008, et par exception aux autres dispositions favorables aux entreprises, a décrété l’augmentation des droits d’enregistrement». En effet, ces dernières sont assujetties, dès l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, à un nouveau taux d’imposition: 1,5% du montant de l’augmentation.
Selon Houssifi Houssine «cette augmentation se traduira, sans aucun doute, positivement sur les cours de l’Etat, mais affectera de façon plus ou moins significative le coût des opérations concernées». À ce titre, s’il convient de signaler qu’à l’instar de l’année précédente, la totalité (DE) amassée s’accroîtra de manière significative en 2008. En fait, les rentrées provenant des droits d'enregistrement et de timbre ont augmenté, en 2007, de plus 25%, en affichant 7,6 milliards de DH. Une telle mesure constitue une bonne bouffée d’oxygène pour le Trésor public. Au moins, elle permettra d’amortir, à un certain niveau, les impacts négatifs des autres mesures fiscales sur les caisses de l’Etat. Surtout les dernières prises relatives à la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, IS. Mais la question qui mérite d’être posée est celle relative aux répercussions attendues sur les entreprises, sachant que cet impôt n’a pas exclu les augmentations de capital provenant des réserves ou de la plus-value résultant de la réévaluation de l’actif.
L’article 127 du Code général des impôts concernant les actes et conventions imposables, affirme que sont assujettis à la formalité et au droit d’enregistrement tous actes sous seing privé ou authentique, entre autre, «constitution, augmentation de capital, prorogation ou dissolution de sociétés ou de groupements d’intérêt économique, ainsi que tous actes modificatifs du contrat ou des statuts». Dans ce sens, Houssifi Houssine explique que «l’enregistrement des actes et conventions permet de donner une date certaine aux dits actes. Les droits d’enregistrement constituent le coût de cette assurance. En droit de sociétés, ces droits sont acquittés notamment à l’occasion de la constitution de celles-ci et s’appliquent également aux actes afférents aux maints événements qui marquent la vie de la société. À titre indicatif, nous en citons les augmentations de capital».
L’uniformisation des comptes l’impose
Dans le cadre de l’harmonisation du système fiscal, notamment celui relatif au droit d’enregistrement, la commission fiscalité de la Confédération générale des entreprises du Maroc, CGEM, a fait de ce point l’un des principaux axes d’amendements à la Loi de Finances 2008. En agissant dans ce sens, le Fisc a décidé l’uniformisation des taux applicables de l’article 133 du Code de commerce. Cela s’est traduit par un relèvement de taux de 0,5% à 1,5% pour toute constitution ou augmentation de capital.
Houssifi Houssine stipule qu’«il est vrai que la fiscalité constitue une donne importante dans la décision d’investissement. Seulement, les droits en question ne peuvent constituer de variable prépondérance dans l’équation de la décision d’investissement. Il est légitime de s’interroger sur le pourquoi de cette mesure et quelles sont les études entreprises par l’Administration fiscale pour agir sur ces droits». Mais il ajoute, d’autre part, que «le tissu économique marocain est marqué par la coexistence de deux pôles d’entreprises. Les grandes et les petites. Si les grandes ne se soucient pas de l’augmentation pour des raisons de statut économique et d’assise financière, les petites, après révision à la baisse du niveau minimum du capital social pour les SARL (formule alléchante et très demandée), continueront à verser le minimum qui n’a pas enregistré de modification». Il conclut qu’ «il est temps que l’Administration fiscale se penche sur la publication de données générées à partir de sa base de données pour motiver ses décisions. Dans le cas qui nous concerne : le nombre d’actes, les montants de capitaux, les montants d’augmentation…»


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.