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Mehdi Sebti, à fond ou rien !
Publié dans Finances news le 06 - 12 - 2007

Sa vie est loin d’être un fleuve tranquille. Non pas qu’il ait une vie mouvementée, mais parce qu’avant qu’il n’ait eu le déclic pour la Com, il a passé des années à chercher sa voie avant de bâtir l’une des plus grandes agences marocaines de Communication.
Mehdi Sebti s’est réalisé dans la Communication dont il est devenu une figure emblématique. Eh oui, voilà 14 ans que son agence a vu le jour un mois de janvier 1994. Depuis, elle s’est frayé son chemin jusqu’à acquérir sa réputation actuelle à coups de dur labeur, de sueur, mais surtout grâce aux gens qui y ont cru.
Et pourtant l’histoire commence tout autrement pour cet aîné de trois garçons et une fille. Mehdi Sebti est né un 8 mars 1962, à 8h du mat dans la chambre 8 d’une clinique. Il faut dire que depuis, le 8 est devenu son chiffre fétiche et puis quoi de mieux que de célébrer son anniversaire le jour même de la Journée mondiale de la femme ?
Jeune, il n’était pas si rebelle, pour ne pas dire du tout rebelle, car le déclic se produira beaucoup plus tard. Sage, plutôt gentil, très timide, il n’en est pas moins le chef de bande, celle composée de ses frères ou avec ses cousins.
Il ne décrochera pas son Baccalauréat au Maroc puisqu’à partir de la 1ère , il quitte le pays pour le Canada en août 1981, à Montréal où il passe le DEC avant d’intégrer l’Université, la branche économique pendant six mois. Mais cette option ne le séduit pas tellement; il penche donc pour la branche business et gestion s’intéresse rapidement à la gestion, et fait une spécialisation en systèmes d’information. À l’époque, les premiers ordinateurs faisaient leur entrée.
D’ailleurs, Mehdi Sebti a été le premier étudiant à se connecter à un mainframe pour suivre les TP à partir de chez lui. La gestion informatisée le passionne tellement que lors d’une simulation de gestion d’entreprise, il arrive à modèliser le système. Son professeur a été scotché.
Une fois ses études terminées, Mehdi Sebti décide de revenir au Maroc. «Je n’avais qu’une idée : rentrer travailler au Maroc». Il rejoint aussitôt l’affaire de son père, industriel textilien. Mais au bout d’une année et demie il décide de monter sa propre affaire qui vivote !
Et par un concours de circonstances, lui et certaines de ses connaissances -ils étaient quatre-, décident de créer le premier magazine gratuit au Maroc. Les Alignés, un magazine branché et imprimé sur papier couché à quelques milliers d’exemplaires. Cette expérience enrichissante sera l’amorce du départ vers le monde de la communication et cela le motivera pour se lancer dans la pub. «Ça commençait à prendre et c’est parti comme ça». La suite ? Il embauche un créatif et Boomerang voit le jour en 1994. «Nous étions trois personnes. Les débuts ont été difficiles. Il fallait frapper à toutes les portes et nous avons réussi à la sueur du front».
Fin 97, Boomerang est approchée par le réseau Ogilvy & Mather qui décide d’en faire son partenaire au Maroc pour servir les clients alignés à l’international. Ce qui permet à l’agence de parfaire son savoir-faire et de bénéficier d’une expérience d’un des plus grands réseaux de communication du monde.
L’agence poursuit son expansion et décroche plusieurs marchés. En 1999 le staff de l’agence est doublé en 2 mois. En 2000, l’agence organise le «Tour du Maroc de la Publicité». L’idée était de sillonner quelques villes marocaines pour rencontrer le monde des affaires «régional». Ce fut une expérience enrichissante qui a permis de faire connaître l’agence au niveau régional.
Depuis Boomerang a grandi et a créé en 2006 sa filiale Piment Rouge, spécialisée dans le marketing opérationnel et les RP.
«D’autres filiales seront installées toujours dans le domaine de la communication et j’espère accueillir un nouveau bébé d’ici fin 2008». Parler de Boomerang revient à parler de Mehdi Sebti puisqu’il y consacre le plus clair de son temps. «Je m’y donne à 300%. Je suis très monotâche. Quand je me consacre à quelque chose, j’y suis à fond». Mais disons que depuis quatre ans, un heureux événement a bousculé un peu sa vie. La naissance de sa fille est un événement très marquant pour lui. Il avait d’ailleurs pris l’habitude de lui parler avant même sa naissance et la première fois qu’il l’a découverte, il lui a dit : «bonjour». Reconnaissant probablement la voix de son père, le bébé a ouvert les yeux, l’a regardé et lui a souri. «C’était un moment très fort de ma vie». Papa poule, il se met à quatre pattes pour son petit bout de chou, découvre Barbie en même temps que Dora. Mais au delà de la paternité, le cocon familial est pour lui essentiel. Un havre de paix loin de la jungle de Com. «Je me ressource en famille avec ma femme et ma fille». Fidèle en amitié, il croit néanmoins qu’il faut respecter les jardins secrets de chacun.
«Le boulot est une chose, le cœur en est une autre. Mais il faut toujours avoir l’honnêteté intellectuelle; c’est ainsi que nous avons gagné la confiance des gens et tissé des relations de confiance dans le milieu».
Au-delà du professionnel, Mehdi Sebti est un homme engagé. «Dans ce métier, il faut avoir une dose d’engagement. Et si l’on n’est pas convaincu d’une chose, autant ne pas y aller». Cet engagement, il l’exprimera dans la campagne de lutte contre le Sida lancée par le ministère de la Santé. À l’époque, afficher un préservatif dans une campagne institutionnelle était plutôt audacieux. Mais l’urgence de communiquer clairement sur les moyens de protection exigeait «de casser les codes». Il faut dire toutefois que souvent, avec d’autres annonceurs, des idées restent prisonnières des tiroirs…. «Quand un annonceur vient nous dire qu’il cherche une agence créative, nous lui répondons : ça tombe bien, nous cherchons un annonceur qui ose!».
Le poids des années ne se lit pourtant pas sur son visage qui a gardé un air juvénile.
Mehdi Sebti n’est plus cet enfant timide, mais il reste réservé, discret et observateur.
Croyant au destin mais aussi au hasard, il estime que les deux doivent êtres titillés. «Il faut des fois provoquer les deux». Si la vie était à refaire en connaissance de cause, il n’y changerait pourtant rien, mais réagirait différemment face à certaines situations et en améliorant certaines choses.
À la fin de l’entretien, la défiance tombe, il esquisse un sourire et reprend son entrain bon enfant à s’enquérir de l’avancement du travail auprès de ses collaborateurs.


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