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Logistique du commerce au Maroc : Un nouveau vecteur de compétitivité
Publié dans Finances news le 29 - 06 - 2006

* Le rapport de la Banque mondiale note la multiplicité des obstacles au développement d’une logistique moderne au Maroc.
* Un plan d’action est mis en œuvre pour que le Maroc ne perde pas en compétitivité face à d’autres pays émergents.
C’est un retard impardonnable que celui enregistré par le Maroc en terme de logistique. Ce retard a fait l’objet d’un rapport sur la performance de la logistique du commerce au Maroc, réalisé conjointement par la Banque mondiale et le ministère de l’Equipement et du Transport. Le Forum de la Logistique organisé sous l’égide du même ministère, le 20 juin courant à Casablanca, a été l’occasion de tracer les grands axes d’un plan d’action visant justement à faire de la logistique un facteur-clé de la compétitivité du pays.
Et il y a du travail à faire. En effet et malgré les avancées réalisées par le Maroc pour la facilitation du commerce, le coût de la logistique reste très cher puisqu’il s’élève à environ 20 % du PIB, selon le rapport. Un ratio autrement supérieur à celui des pays de l’Union européenne.
Et malgré une proximité géographique de l’Europe fort enviable, le Maroc s’est retrouvé rattrapé par de grands pays émergents comme le Mexique, le Brésil et la Chine, dont les coûts logistiques sont compris entre 15 et 17% du PIB.
Le rapport souligne la multiplicité d’obstacles au développement d’une logistique moderne au Maroc. Car, semble-t-il, le transport moderne et de qualité est une exigence que peu d’entreprises modernes ont pris en compte. Etant donné la complexité d’une démarche logistique allant au-delà du transport, il semble que ce domaine soit délaissé par les entreprises marocaines et demeuré plutôt défaillant au Maroc.
De plus, le développement des prestataires logistiques est freiné à cause du coût élevé du foncier pour le développement des plates-formes logistiques, mais aussi à cause de la méfiance des chargeurs marocains pour communiquer les stocks. Le nombre réduit des entreprises qui offrent une palette importante de services logistiques et l’exclusivité du travail de certaines entreprises filiales des groupes européens avec des multinationales, font que l’offre des prestations logistiques est faible et peu diversifiée. Les coûts et délais de passage du Détroit, à l'exportation, constituent une entrave majeure pour le transport international routier et le temps d'attente reste une contrainte forte qui résulte pour partie de la non séparation entre les trafics «passagers» et «marchandises». Les coûts et délais à l'importation, liés au passage portuaire à Casablanca, sont également trop élevés, sans oublier la vulnérabilité du transport routier aux activités illégales.
Autant de facteurs qui grèvent la compétitivité du Maroc, puisque aujourd’hui, la concurrence est telle qu’un retard de quelques heures dans l’arrivée des produits peut conduire à la perte d’un marché.
Un plan d’action
largement mis en œuvre
Tout laisse croire que le Maroc est déterminé à tirer profit de sa proximité géographique avec l’Europe et à faire de la logistique un vecteur de croissance. Pour ce faire et à partir du rapport de la Banque mondiale, un plan d’action a été arrêté pour pallier les faiblesses du système logistique au Maroc.
Dans l’absolu, le pays va capitaliser sur la réussite des réformes entreprises. Le Maroc s'est déjà engagé dans la modernisation du transport routier de marchandises, l'amélioration de la sûreté de la chaîne logistique, la généralisation de l'échange des données informatisées (EDI), la facilitation des passages portuaires et du Détroit, le développement de plates-formes logistiques et de la formation.
Le plan d’action repose sur deux axes majeurs. D’abord sur l'amélioration de la logistique extérieure du Maroc, notamment dans sa relation avec l'Union européenne. Ensuite sur le développement de la logistique comme vecteur d'activité au Maroc, à la fois avec le développement de nouveaux services et la diffusion d'attitudes et pratiques modernes dans les entreprises marocaines exportatrices ainsi que celles qui produisent sur le marché local.
La logistique pourra ainsi jouer un rôle déterminant dans la compétitivité de l'économie marocaine, en créant de la valeur ajoutée et de l'emploi. Elle pourrait permettre d'intégrer au Maroc des fonctions de l'entreprise qui sont encore réalisées en Europe.
La mise en œuvre d’un tel plan ambitionne de dynamiser l'économie marocaine, en faisant apparaître de nouveaux services indispensables aux multinationales comme l'émergence de prestataires logistiques, de plates-formes logistiques qui sont créatrices de valeur ajoutée et permettent la montée en gamme de l'économie marocaine.


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