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Logistique : De sérieuses insuffisances face à la compétitivité
Publié dans Finances news le 11 - 09 - 2008

* Face à la multiplicité des accords de libre-échange signés par le Maroc, ce dernier est appelé à développer la logistique.
* La logistique au Maroc pâtit de plusieurs lacunes et insuffisances.
* Le transport portuaire s’accapare la part du lion dans le commerce des marchandises.
Le choix de l’ouverture commerciale, entamé par le Maroc au milieu des années 80, a été concrétisé par la signature, dès 1996, de l’accord d’association avec l’Union européenne et, plus récemment, de différents accords de libre-échange, notamment avec les Etats-Unis, la Turquie et certains pays arabes.
Ces accords sont très prometteurs pour les exportateurs marocains parce qu’ils leur permettent un accès privilégié à ces grands marchés qui constituent une aubaine pour la croissance et l’emploi. Toutefois, ces accords et le nouvel environnement international marqué par une concurrence de plus en plus effrénée présentent des défis réels pour les entreprises. La compétitivité reste cependant liée à la logistique et pour un pays dont l’avantage comparatif est lié à la géographie, la logistique se veut un élément déterminant.
Le Maroc, situé à la croisée des chemins, est appelé à faire de la logistique un moyen important dans le développement du commerce extérieur.
C’est dans ce sillage que s’inscrit le Salon de la logistique qui se tiendra prochainement. Aussi la Direction des études et des prévisions financières a publié récemment une étude sur la logistique au Maroc en tant que facteur déterminant dans la compétitivité. Elle traite par ailleurs les obstacles de développement de la logistique dans son ensemble.
Le développement des prestations logistiques est contrarié par les principaux facteurs tels que le coût élevé du foncier pour le développement des plates-formes logistiques notamment à Casablanca, la méfiance des chargeurs marocains pour communiquer les stocks, les cadences de production, la faiblesse d’une main, d’œuvre qualifiée dans ce domaine…
Selon les analystes de la DEPF, l’interdépendance entre ces facteurs entrave le développement de la logistique qui, à défaut d’une stratégie adéquate, ne pourrait se développer. Ils estiment que les plates-formes logistiques sur le modèle européen ou américain, très peu développé au Maroc, devraient être l’un des objectifs majeurs des autorités marocaines. Ce type d’installation a pu réduire considérablement le coût de la logistique dans ces pays. Aussi, la formation des ressources humaines fait-elle défaut parce qu’elle ne répond pas aux besoins des entreprises, notamment en ce qui concerne les fonctions spécialisées de la logistique.
L’offre de prestations logistiques demeure faible et peu diversifiée au Maroc. Les entreprises qui offrent une palette importante de services logistiques sont peu nombreuses, soit moins d’une dizaine. Ces mêmes entreprises qui offrent de tels services sont souvent des filiales de groupes européens.
Selon la DEPF, les six principaux flux logistiques du Maroc en dehors des phosphates sont les exportations manufacturières via le transport international routier et les ferries pour la traversée du Détroit de Gibraltar, les importations au niveau du port de Casa, les importations (TIR) via Tanger, principalement pour les importations d’intrants nécessaires aux industries exportatrices, les exportations des produits de l’horticulture par le port d’Agadir… et le transport aérien qui concerne 5% du commerce extérieur en valeur.
La répartition du trafic montre que le Maroc repose quasi-exclusivement sur ses ports avec une part estimée à près de 98%. La part du transport aérien de marchandises est extrêmement limitée puisqu’elle compte pour environ 0,1%.
La mise en service du port de Tanger-Méditerranée devrait introduire des changements profonds.
A noter par ailleurs qu’à l’instar du problème de coût, celui du temps se pose avec acuité. A côté de la complexité du processus d’importation ou de dédouanement, le problème réside dans la faible optimisation des procédures le long de la chaîne.
Et donc face à la défection de la logistique au Maroc, des suggestions ont été proposées et doivent être concrétisées telles que le développement d’une offre de transport routier répondant aux exigences de qualité et de fiabilité nécessaires au développement du commerce, la réduction des coûts et des délais de la traversée du Détroit, la simplification des procédures du commerce international…


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