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Industrie du papier et carton : Des perspectives prometteuses
Publié dans Finances news le 15 - 06 - 2006

* Le marché mondial de la pâte à papier est difficile d’accès pour les pays ne produisant que de faibles quantités de bois.
* La production de pâte à papier est concentrée dans une seule entreprise, Cellulose du Maroc.
Au Maroc et contrairement à certains pays à développement comparable, les potentialités existantes dans une industrie comme celle du papier et carton demeurent inexploitées. Une étude publiée récemment par BMCE Bank a mis en exergue la configuration de cette industrie un peu partout dans le monde, ainsi que les faiblesses inhérentes à cette branche dans un pays comme le Maroc.
Selon la même étude, le marché mondial du papier et carton est dominé par l’Amérique du Nord, la Scandinavie, la Chine et le Japon qui représentent à eux seuls 70% de la production totale de pâte à papier.
La production enregistre une progression dans certains pays en phase d’industrialisation tels que la Russie, le Brésil et l’Indonésie.
Cette forte concentration s’explique essentiellement par une meilleure dotation en ressources naturelles très avantageuses pour les trois régions. A noter que l’Amérique du Nord, la Scandinavie et l’Asie sont les principales zones productrices de bois, matière première de la pâte à papier. Ceci a permis la mise en place d’une filière bois-papier performante.
Il en découle ainsi que les pays en question disposent d’une économie d’échelle importante, ce qui fait que le marché mondial de la pâte à papier est donc difficile d’accès pour les pays ne produisant que de faibles quantités de bois.
En ce qui concerne la production mondiale de papier et carton, celle-ci s’est établie à 339 millions de tonnes en 2003. Depuis la fin des années 90, l’Union européenne à 25 est le premier producteur mondial de pâte à papier avec 28% de parts de marché. La consommation mondiale de papier et carton a été de 339 millions de tonnes en 2003. Les USA, le Japon et la Chine représentent près de 50% de la consommation mondiale de ce matériau.
Les importateurs sont donc essentiellement les pays émergents qui, dans la majorité des cas, ne disposent pas de la matière première et qui se trouvent ainsi désarmés pour développer une industrie compétitive.
Une évolution un peu mitigée
D’après l’étude de BMCE Bank, la production nationale de papier et carton est restée relativement stable. Les effectifs ont diminué entraînant ainsi une amélioration de la productivité. Une analyse plus fine a permis de dégager deux tendances : l’industrie marocaine de papier et carton a connu une hausse marquée de sa production entre 1997 et 2001, interrompue par un recours croissant aux importations et un dynamisme croissant de la branche de produits finis au détriment de la matière première papetière et cartonnée.
Placée dans un cadre macro-économique, l’industrie du papier et carton n’a que peu évolué. Depuis 1997, seuls les effectifs et les investissements ont enregistré des variations importantes avec, respectivement, une baisse de 25% et une hausse proche de 68%.
Toutefois, les agrégats de l’industrie papier et carton sont en baisse depuis 2001.
Principaux opérateurs du secteur
A noter aussi que la branche articles en papier et carton est la plus active : elle contribue à hauteur de 75% de la production de la filière, draine 88% des investissements et génère 68% de la valeur ajoutée de l‘industrie papier et carton. En 6 ans, la fabrication d’articles en papier et carton a gagné en moyenne près de 30% de parts de marché au niveau de ces trois variables. Aussi est-il important de faire la distinction entre l’industrie de matières premières papier-carton de celle de produits finis. L’évolution a été inverse pour ces deux catégories. Parce que si la productivité a été quasi nulle pour l’industrie de la fabrication de pâte à papier, elle a été supérieure à 71% pour la fabrication d’articles en papier et carton, montrant le dynamisme de cette branche.
Cet état de fait est tout à fait légitime dans un contexte d’ouverture commerciale et souffrant d’une faible dotation en ressources naturelles. C’est ce qui pousse l’ensemble des opérateurs à s’orienter vers la production des produits finis.
Concernant les exportations, celles-ci ont été plus limitées du fait d’une production axée sur la demande intérieure.
Les chiffres du ministère du Commerce et de l’Industrie montrent en effet que les entreprises opérant dans l’industrie du papier et carton ont réalisé un chiffre d’affaires global de 4,8 milliards de DH en 2003.
Il s’agit d’une industrie dominée par le groupe CMCP et Cellulose du Maroc. Ces deux entreprises assurent à elles seules près de 45% de la production totale du secteur.
La production de pâte à papier est concentrée sur une seule entreprise, Cellulose du Maroc, dont la production annuelle a atteint 125.000 tonnes en 2002 et dont 90% sont orientés vers l’exportation.
La fabrication de matières premières papier et carton est assurée par six usines pour une production totale de 193.500 tonnes en 2002, alors que les besoins domestiques sont évalués à 400.000 tonnes, la production nationale couvrant 50% de la consommation.
D’après l’étude de BMCE Bank, la production nationale de papier et carton souffre d’un manque de compétitivité significatif. L’absence d’une demande soutenue empêche la rationalisation et l’optimisation de la production. Dès lors, les entreprises maintiennent une offre diversifiée au détriment d’une spécialisation efficiente.
A défaut d’une production locale suffisante, les entreprises ont recours aux différents marchés extérieurs. En 2004, l’industrie du papier et carton a importé près de 2,6 milliards de DH de biens en papier et carton, en hausse de 0,4% par rapport à 2002.
Globalement, la balance commerciale de l’industrie du papier et carton a dégagé un déficit de 201 Mds de DH, en aggravation de 11% par rapport à 2002. Le taux de couverture des importations par les exportations s’est replié de 7% en passant de 29% à 22%.
Les perspectives de développement du marché marocain sont plus prometteuses sur le moyen et long termes. L’élévation du niveau de vie et l’émergence d’une véritable société de consommation requièrent une utilisation importante de sacs et emballages divers. Toutefois, en vue de profiter de ces opportunités, l’industrie marocaine de papier et carton doit monter en compétitivité. La production domestique doit se recentrer sur des métiers plus rentables et développer de nouveaux avantages comparatifs.


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