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Elections présidentielles françaises : pour la victoire d'Emmanuel Macron au 2d tour
Publié dans EcoActu le 18 - 04 - 2022

Les élections présidentielles françaises ont débuté le 10 Avril 2022 pour le premier tour. Les résultats permettent de classer les électeurs en trois pôles.
Le premier progressiste et libéral d'Emmanuel Macron, le second identitaire de Marine Le Pen, et le troisième populaire de Jean-Luc Melanchon. L'abstention s'est élevée à 26,3% supérieure aux élections présidentielles de 2017.
Les deux finalistes de ce premier tour sont Emmanuel Macron avec 27,85% de voix et Marine Le Pen avec 23,15%.
A noter la chute des deux partis qui ont gouverné la Vème République jusqu'en 2017 : les Républicains dont la candidate Valérie Pécresse n'a obtenu que 4,78% des voix, et le parti socialiste dont la candidate Anne Hidalgo n'a obtenu que 1,74%. Le parti communiste représenté par Fabien Roussel n'a obtenu que 2,28% de voix et confirme l'écroulement de ce parti en France. Par contre, Jean-Luc Melanchon du parti « La France insoumise » a obtenu un bon score de 21,95% de voix.
Dès le lendemain de la proclamation des résultats, les deux finalistes Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont entamé la campagne du second tour qui aura lieu le 24 Avril 2022.
Le 16 Avril 2022 à Marseille, Emmanuel Macron a fait du vote du 24 Avril « Un choix de civilisation ». En effet, les programmes des deux candidats finalistes portent des visions très différentes de l'avenir de la France. C'est ainsi que sur l'Union européenne, le Président sortant est un européiste convaincu qui vise à rendre l'Union plus puissante et moins dépendante des Etats-Unis sur le plan de la défense, et de la Russie sur le plan énergétique.
Marine Le Pen est à l'opposé très méfiante vis-à-vis de l'Union européenne, et veut rendre à la France plus de souveraineté. Elle entend renégocier les Accords de Schengen pour accentuer le contrôle des frontières, et propose une « Alliance Européenne des Nations » proche des idées de la Hongrie et de la Pologne.
Sur le plan international, Marine Le Pen veut sortir du commandement intégré de l'OTAN, et ambitionne de réarmer la France pour en faire une grande puissance militaire. Elle préconise une entente avec la Russie, comme alternative à l'OTAN et à la proximité avec l'Allemagne. C'est ainsi qu'elle s'est opposée aux sanctions contre la Russie suite à la guerre d'Ukraine. Macron tout en poursuivant l'objectif de 2% du PIB à consacrer au budget militaire, considère l'OTAN comme indispensable face à le menace que constitue la Russie.
Concernant les relations avec l'Afrique, Macron a déclaré continuer à faire de l'Afrique un axe stratégique et prioritaire de sa politique étrangère. Marine Le Pen veut surtout contrôler l'immigration en provenance de l'Afrique.
Pour ce qui est de la crise climatique, Emmanuel Macron a consacré presque tout son discours de Marseille à l'écologie et à la jeunesse, en vue de s'attirer les voix de Yanick Jadot et de Jean-Luc Melanchon. C'est ainsi qu'il a annoncé vouloir designer un Premier ministre directement chargé de la planification écologique, flanqué de deux ministres chargés de la planification énergétique et de la planification écologique territoriale.
L'objectif étant de faire de la France la première grande nation à sortir du gaz, du pétrole, et du charbon. Pour cela il promet de construire des centrales nucléaires de nouvelle génération, développer l'énergie solaire et éolienne en mer, et aider à rénover 700.000 logements par an.
Marine Le Pen qualifiée de climatosceptique par Macron, se contente de vouloir défendre l'indépendance énergétique française et de démanteler les éoliennes.
Le cœur du programme de Marine Le Pen est la lutte contre l'immigration. C'est ainsi qu'elle préconise la suppression du regroupement familial, ainsi que l'aide médicale d'Etat (AME) concernant les soins à apporter aux étrangers en situation irrégulière.
Elle propose également la suppression de droit du sol qui donne la nationalité française aux personnes qui naissent en France. Elle veut restreindre le droit d'asile, en somme stopper l'immigration et imposer l'assimilation. Elle prétend remettre la France en ordre, et lutter l'islamisme en interdisant le port du voile dans l'espace public. Elle déclare que les étrangers qui ne se comportent pas conformément au droit français, qui ne respectent pas les us et coutumes du pays d'accueil, et qui n'aiment pas la France, doivent quitter le territoire français.
Le Président Macron dans son discours de Marseille a qualifié ces propositions de « programme raciste » et a souligné la bonne entente qui existe à Marseille entre les diverses communautés. Dans tous les domaines, Marine Le Pen prône la « priorité nationale », comme par exemple l'accès au logement social, et le versement de la RSA (Revenu de solidarité active). Elle propose également d'expulser les étrangers qui se livrent à des pratiques outrageantes, et la suspension des allocations familiales aux parents d'élèves, en cas d'absentéisme avéré et de perturbations graves et répétées.
Face au programme de Marine Le Pen surtout en matière d'immigration, on ne peut que souhaiter la victoire d'Emmanuel Macron. En effet, un total de 1.314.000 marocains entre immigrés et descendants directs d'immigrés vivent en France, et seront lourdement impactés négativement si la candidate d'extrême droite remporte les élections du deuxième tour.
Certes, le premier mandat d'Emmanuel Macron a connu plusieurs couacs entre les deux pays : pas de visite d'Etat du Président Macron au Maroc, la réduction de moitié des visas accordés aux Marocains, l'affaire malencontreuse du logiciel Pegasus, la concurrence sur les marchés de l'Afrique Subsaharienne.
Il faut cependant rappeler quelques éléments positifs : le soutien continu de la France au Plan d'autonomie sur le Sahara proposé par le Maroc à l'ONU, la ligne de Grande vitesse Tanger-Casablanca, le Tramway à Rabat et Casablanca, et une coopération exemplaire sur le plan sécuritaire. Une initiative que pourrait prendre Emmanuel Macron en tant que Président actuel du Conseil de l'Union européenne, est de promouvoir le soutien de cette dernière au Plan d'autonomie présenté par le Maroc à l'ONU, où il pourrait compter sur l'appui de l'Allemagne et l'Espagne.
En tout cas, il faut réfléchir des deux côtés à un renouvellement des relations entre les deux pays pendant le second mandant d'Emmanuel Macron.
Par Jawad KERDOUDI
Président de l'IMRI
(Institut Marocain des Relations Internationales)


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