Managem : Le chiffre d'affaires explose de 55% à fin 2025    L'Office des changes et les experts-comptables signent un accord de coopération    Sport, sécurité narrative et recomposition géopolitique en Afrique : le Maroc face à la guerre des récits    Logistique. Pour Ghassane El Machrafi, la coopération est au cœur de la stratégie de l'AMDL    Al Houara Classic : le MENA Golf Tour fait étape à Tanger    Journalisme de santé en Afrique : sous pression, mais en quête de solutions    Bamako. La Biennale fait rayonner la photographie africaine    Chefchaouen : drones et hélicoptère mobilisés pour retrouver une fillette disparue    Bourse de Casablanca : clôture en baisse    Conflit Pakistan-Afghanistan: la Chine propose sa médiation    Industries manufacturières : hausse de l'indice des prix à la production de 0,3 % en janvier    Achraf Hakimi remercie les supporters parisiens pour leur soutien    Les USA autorisent le départ d'Israël de leurs employés non essentiels    Ligue des champions : Voici le tableau final complet    Un migrant tente de traverser vers Ceuta en utilisant un parapente    Artisanat : Performances consolidées et défis d'une transformation maîtrisée    Marruecos: 4.083 infracciones registradas por el control de mercados durante el Ramadán    Vents avec tempête de sable ou de poussière prévus dans le Sud    Figuig : 20 organisations saisissent le chef du gouvernement    Des scientifiques sonnent l'alarme : le changement climatique a intensifié les neuf récentes tempêtes    Saulos Chilima : Un an après le crash, le Malawi relance les investigations    Jared Ejiasian, pulvérise le record du monde U18 du 60 m haies    Han Jun : « L'expérience de la Chine contribue à la réduction de la pauvreté dans le monde »    Maroc-UE : 30 ans de partenariat stratégique    Transport aérien : un trafic record de plus de 3,1 millions de passagers en janvier    Données personnelles : le Maroc et le Portugal signent un mémorandum d'entente    Santé : le ministère accélère la régularisation des dossiers administratifs    Amical : Les Lionnes de l'Atlas peaufinent leurs entraînements avant d'affronter le Burkina    CDH-ONU : La situation des Sahraouis des camps de Tindouf au centre d'une réunion à Genève    Tunamax à Berrechid, le plus grand projet thonier du Maroc    Sahara : la Mauritanie réaffirme sa neutralité constructive    CDH-ONU: La situación de los saharauis en los campamentos de Tinduf en el centro de una reunión en Ginebra    Israel vuelve a tropezar con la soberanía marroquí sobre el Sahara    Israël bugge à nouveau sur la souveraineté marocaine sur le Sahara    Remaniement partiel en France: Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement    CAN féminine 2026 : la liste du Maroc mêle joueuses expérimentées et talents émergents    Gouvernement kabyle. Ferhat Mehenni chez les parlementaires canadiens    La visite de Friedrich Merz à Pékin ouvre une nouvelle phase des relations sino-allemandes et réaffirme l'attachement au multilatéralisme    Maroc : Les pluies du début 2026 intensifiées par le changement climatique (étude)    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Alerte météo : fortes rafales de vent avec tempête de sable ou de poussières de jeudi à vendredi    Fès: l'USMBA et le CNRST s'allient pour promouvoir la recherche scientifique    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Prudence
Intoxication au monoxyde de carbone
Publié dans Albayane le 17 - 12 - 2014


Intoxication au monoxyde de carbone
Chaque année, et plus particulièrement en hiver comme c'est le cas actuellement, des centaines de citoyens sont victimes d'intoxications au monoxyde de carbone, et plusieurs décès sont malheureusement répertoriés. En cause, le kanoun et les appareils de chauffage à gaz.
Cette situation est d'autant plus inacceptable qu'un simple entretien annuel des appareils de production de chauffage et d'eau chaude sanitaire pourrait suffire pour en éliminer les principales causes. Elle montre également l'importance d'une ventilation en bon état de fonctionnement, régulièrement nettoyée et non obstruée. Une prise de conscience et des gestes simples sont à même de réduire sensiblement ces accidents parfois dramatiques.
L'hiver s'annonce rigoureux cette année. Aux averses de pluie qui ont atteint des niveaux records, aux chutes de neige sur les hauteurs, il faut ajouter le vent glacial qui lui aussi est de la partie. Tous ces éléments réunis interagissent et provoquent une diminution des températures qui, par endroits, passent sous zéro. Nos maisons, nos lieux de travail, ne sont pas épargnés. Il en est de même pour la température de notre corps qui est normalement de 37°.
Mais pour aller au travail ou pour faire nos courses, on est obligé de sortir. C'est là que l'on est confronté au froid, à la température basse et aux risques inhérents au froid.
Pour sortir, il faut adapter son habillement à la température extérieure. Il faut savoir que les parties du corps qui perdent de la chaleur sont la tête, le cou, les mains et les pieds, toutes ces parties de notre corps doivent faire l'objet d'attention et doivent être bien couvertes.
Selon les moyens des uns et des autres, mais aussi des goûts, il y a toute une panoplie de vêtements bon marché qui peuvent rendre service en vous protégeant du froid et vous réchauffer en ce moment. Chapeau ou bonnet, cache-nez, gants en laine, manteau, djellaba, chaussures chaudes vont permettre de limiter la déperdition de chaleur. Il ne faut non plus hésitez à porter plusieurs vêtements superposés, il ne faut pas oublier que le froid est un ennemi.
A l'intérieur de la maison, on a parfois l'impression que c'est un frigidaire. Alors on cherche à chauffer pour essayer de maintenir une température ambiante à un niveau convenable (19°C ou 20°C). Il est évident que toutes les maisons n'ont pas leur cheminée, ou poêle à bois, chacun tente du mieux qu'il peut, en fonction de ses moyens, de se chauffer. L'important, c'est que les appareils de chauffage qui sont utilisés, doivent être en bon état de fonctionnement et ne pas être la cause directe d'une intoxication au monoxyde de carbone qui sont très fréquentes en hiver. Le centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc, a relevé qu'en 2008, le monoxyde de carbone a entraîné la mort de 66 personnes.
En 2010, 1.534 cas d'intoxications par le monoxyde de carbone, dont 29 décès au Maroc, en cause le «kanoun» et les chauffages à gaz constituent les principales causes d'intoxication au monoxyde de carbone.
Une cause fréquente de mortalité
L'intoxication au monoxyde de carbone (CO) constitue un accident fréquent, grave, mortel. C'est la première cause des intoxications automnales et hivernales au Maroc, surtout par grand froid comme c'est actuellement le cas. Les principales sources de ces intoxications sont le chauffage au gaz, au fioul ou au charbon, les chauffe-eau au gaz, les braseros (kanoune).... Ce qui est regrettable et malheureux, c'est que chaque année plusieurs personnes décèdent à la suite de l'inhalation du monoxyde de carbone qui est dégagé par des chauffe-eau à gaz.
La plupart de ces décès sont imputables au manque de vigilance, aux appareils (chauffe eau et chauffage) de mauvaise qualité, à la défectuosité de l'installation et au manque d'aération.
Des drames fréquents sont enregistrés chaque année. Les chauffe-eau à gaz font plusieurs victimes et le gaz butane est à l'origine de nombreux décès. Au mois de décembre 2013 à Fès, ce sont quatre membres d'une même famille, le père, la mère et deux petits enfants (une fillette et un garçon) qui ont trouve la mort. En cause, le gaz butane. A Rabat trois membres d'une même famille avaient trouvé la mort au mois de février 2013, là aussi à cause du gaz butane. Au mois de novembre 2013 à Kenitra, c'est un enfant de 3 ans qui est décédé à la suite d'une fuite de gaz butane. Le dimanche 5 janvier 2014, une femme, sa mère et sa petite fille ont trouve la mort, chez eux à Ouled Tayma (province de Taroudant), a cause d'une «fuite de gaz butane». Ce ne sont malheureusement pas les seules victimes de ce fléau, car plusieurs personnes décèdent chaque année à la suite d'intoxication au monoxyde de carbone.
Toutes les couches de notre population (riches, pauvres) sont concernées par les intoxications oxycarbonées, même si les conditions de précarité sociale et financière sont des facteurs aggravants et que ce sont les plus apurés qui sont victimes de ces intoxications au monoxyde de carbone.
Un tueur silencieux
Le monoxyde de carbone est un gaz inodore et non irritant qui est difficile à détecter. Produit lors d'un mauvais fonctionnement d'un appareil de chauffage soit par gaz, fioul, charbon, le monoxyde de carbone se fixe sur les molécules du sang responsables du transport de l'oxygène. Lors d'une intoxication massive, la personne meurt asphyxiée parce que son sang ne peut plus fixer l'oxygène.
Qualifié à raison de tueur silencieux, le monoxyde de carbone provoque toujours des intoxications mortelles sans prévenir. L'intoxication qu'il provoque ne se manifeste pas non plus par des signes annonciateurs. Plus que cela, elle occasionne des troubles de conscience qui empêchent la victime de sortir de l'ambiance contaminée. On comprend dès lors mieux pourquoi ce genre d'intoxication est souvent fatal.
Les signes qui doivent alerter sont souvent les mêmes en cas d'intoxication au monoxyde carbone. On relève des maux de tête et des nausées accompagnés de fatigue, se sont les premiers symptômes décelables, dans la durée (en quelques minutes) ces signes précurseurs peuvent déborder rapidement sur un coma, voire le décès.
Il est donc important d'agir vite en cas de suspicion d'intoxication en aérant immédiatement le local, ouvrir toutes les fenêtres et portes, évacuer à l'extérieur les personnes atteintes, avertir la protection civile ou les pompiers, car la prise en charge des personnes intoxiquées doit intervenir rapidement, dès les premiers symptômes, et peut nécessiter une hospitalisation spécialisée.
Malheureusement, chaque hiver charrie son lot de victimes et les résultats fournis par le centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc sont loin d'être exhaustifs.
Ce qu'il faut retenir et avoir toujours présent à l'esprit, c'est que nul n'est à l'abri face à ce sournois poison qui cohabite quotidiennement avec nous et, devant ce risque non négligeable, qui tue des dizaines de personnes par an au Maroc et qui est aussi une cause de handicaps à vie de nombreux citoyens. La seule parade reste la vigilance permanente par l'entretien et l'aération des espaces confinés et ne jamais laisser un Kanoun dans la pièce ou l'on dort.
Moyens de prévention
Quelques gestes simples permettent d'éviter les intoxications au monoxyde de carbone : une vérification annuelle des installations par un professionnel : chaudières, chauffe-eau et chauffe-bains, cheminées, inserts et poêles, conduits d'aération. Une aération quotidienne des bâtiments, même en hiver, tout en veillant à ne jamais boucher les entrées d'air ;
Un ramonage mécanique des conduits et cheminées au moins une fois par an. Il est également essentiel : ne pas utiliser pour se chauffer des chauffages d'appoint en continu (ils ne sont pas raccordés à l'extérieur et doivent être utilisés dans des pièces ventilées) ou des appareils non destinés à cet usage (réchauds de camping, panneaux radiants, fours, braseros, etc.) ; ne pas utiliser, en intérieur, un groupe électrogène.
Il est important d'être d'autant plus vigilant lors d'intempéries exceptionnelles, de grands froids, car les appareils sont davantage sollicités et leur fonctionnement perturbé. En cas de suspicion d'une intoxication au monoxyde de carbone (maux de tête, nausées, vomissements...) : aérez immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres, arrêtez vos appareils à combustion si possible, évacuez les locaux et bâtiments, n'achetez pas les appareils de marques inconnues, ne jamais laisser un Kanoun à l'intérieur de la pièce où vous dormez.
Pour terminer, ayons tous une pensée pour nos concitoyens qui n'ont pas de toit, ceux que l'on désigne SDF, celles et ceux que la vie n'a pas gâté et qui sont sans-abris, ceux qui vivent dehors qui n'ont pas de repas chaud, pas de couvertures douillette, pas de chauffage, de cheminée, et qui passent leur nuit sur des cartons par ce froid glacial, un grand nombre de ces déshérités, de ces pauvres malheureux ne passeront pas cet hiver.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.