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Amirshahi, député de la 9ème circonscription des Français à l'Etranger : «Je serai attentif aux évolutions des conditions de vie de mes compatriotes du Maroc»
Publié dans Albayane le 07 - 08 - 2012

Dans cette interview accordée à Albayane, M. Pouria Amirshahi, député de la 9ème circonscription des Français à l'Etranger, fait le point sur le rôle qu'il jouera dans cette circonscription dont fait partie le Maroc. Il a souligné l'attention qu'il accordera «aux évolutions des conditions de vie de ses compatriotes du Maroc» surtout étant donné l'importance que revêt le Maroc dans cette circonscription. Par ailleurs, il a fait mention des relations franco-marocaines et sa contribution pour leur intensification.
Al Bayane : En tant que député de la 9ème circonscription des Français à l'Etranger, en quoi consistera votre rôle ?
Pouria Amirshahi : Comme pour tout député, il va falloir être présent à l'Assemblée nationale et sur le terrain. Mais le fait d'être élu des Français de l'étranger donne une particularité à cette mandature. Il va falloir améliorer la vie des Français au quotidien, à travers la scolarisation de leurs enfants ou l'accès à un système de soins efficace par exemple, et faire en sorte que dans cinq ans, à la fin du quinquennat, des améliorations nettes puissent être observées. Je compte bien m'appuyer sur mon statut de secrétaire de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et, de secrétaire national du Parti socialiste en charge de la Coopération et de la Francophonie, pour influencer la politique diplomatique de la France. Les sociétés civiles doivent aussi être pleinement reconnues comme des acteurs de la coopération.
Sachant que le Maroc, au nombre des différentes régions de votre circonscription, constitue le pays où résident le plus de Français, envisagez-vous y appliquer une politique bien particulière ou bien cet indice n'attribuera aucunement au Maroc un statut particulier ?
Les Français sont à mes yeux, égaux en droits et en devoirs, quels que soient leurs origines et leurs lieux de résidence. Mais il est vrai que l'importance du Maroc impliquera une présence un peu plus importante. C'est d'ailleurs dans ce pays que j'ai effectué mon premier déplacement depuis mon élection, à l'occasion de la fête nationale française. Dans ce pays, le réseau des établissements scolaires français est le plus dense au monde et la demande vis-à-vis des services consulaires est forte, je serai attentif aux évolutions des conditions de vie de mes compatriotes de ce pays.
Comment envisagez-vous le futur de la francophonie en Afrique, au Maroc en particulier étant donné que vous avez été secrétaire général de la francophonie?
La francophonie, c'est la langue française en partage. C'est une chance extraordinaire pour la coopération entre de nombreux pays. Je crois profondément à l'affirmation d'un espace francophone moderne, riche de projets économiques, industriels, culturels et éducatifs communs.
Concrètement, cela signifie qu'il faut faciliter la mobilité des personnes et d'abord celles et ceux qui permettent d'entretenir des liens durables : scientifiques, chercheurs, chefs d'entreprises, artistes, étudiants.
Je milite pour la création à terme d'un passeport économique et culturel de la francophonie qui favorise les allers/retours, et pourquoi pas un jour la création d'un Erasmus francophone.
Enfin, le secteur de l'audiovisuel : la fusion RFI/France24 était fondée sur une fausse stratégie pour faire un CNN ou un Al Jazeera à la française. Je pense qu'il faudrait faire une grande chaîne francophone internationale, comme on a fait Arte avec les Allemands. Le Maroc peut et devrait faire partie de ce projet.
Quel est le futur des relations franco-marocaines et comment votre fonction de député contribuera –t-elle à les intensifier ?
Si la francophonie permettra de servir de levier pour intensifier ces rapports, comme je viens d'en parler, je pense qu'il faut aussi profiter d'une particularité que partagent le Maroc et la France : la binationalité. Ne perdons jamais de vue que c'est aussi par les binationaux que se construisent les rapports de coopération. La France et le Maroc devraient, selon moi, travailler ensemble pour valoriser cette situation, aussi rare que précieuse.
Et je serai également pour la promotion d'une stratégie partagée autour des localisations des sites de production. On ne peut plus se contenter des règles stupides du marché mondial où chaque pays fait concurrence à l'autre, sans prendre soins des conséquences économiques, parfois dévastatrices pour des régions entières.
Il faut donc produire en pensant les outils de production dans leur contexte global. Il faut définir des stratégies de pluri-localisation des sites industriels. Et cela doit se faire via une politique de coopération renforcée. C'est en tout cas le message que je fais passer aux membres de mon gouvernement et à mes collègues de l'Assemblée nationale. Les faux débats sur les centres d'appels nous mènent dans l'impasse.
En tant que député des Français de l'Etranger, dans quelle mesure vos différentes actions s'inscrivant dans le sillage de vos attributions contribueront-elles au maintien ou à l'enterrement du concept de «Françafrique», sachant que le président François Hollande, lors de sa campagne et jusqu'à cette heure, tient comme politique concernant l'Afrique le désir d'«éliminer tous les réseaux d'influences et d'accords secrets ayant longtemps caractérisé les relations entre Paris et ses ex-colonies» ?
La réponse est dans la question, c'est-à-dire que François Hollande a déjà montré, en supprimant notamment, la « cellule Afrique » qui opérait à l'Elysée depuis des décennies, sa volonté de rompre avec ce système.
En tant que secrétaire de la Commission des Affaires étrangères, je veillerai à ce que la transparence de ces relations soit notre boussole.
Paris vient de souligner sa volonté de travailler pour un rapprochement entre Alger et Rabat, quel rôle pourriez-vous jouer dans ce cadre ?
Dans le respect des prérogatives du Ministère des Affaires étrangères, je peux jouer un rôle dans ce rapprochement, je n'hésiterais pas à profiter de mes déplacements réguliers en circonscription pour faire passer des messages. Les rapports de coopération entre l'Europe et l'Afrique n'ont de sens à terme que si les pays du Maghreb réussissent ce grand pari de l'intégration régionale.


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