Réforme de la profession : En colère, les avocats se mettent en grève le mardi 6 janvier    Le Maroc réitère son soutien à l'unité nationale du Yémen et à sa souveraineté territoriale    Consulat à Dakhla : Une délégation américaine ouvre la voie    Automobile: la Norvège frôle le 100% électrique en 2025    Marché obligataire: Une orientation mitigée des taux    Nicolas Maduro ramené à New York où il sera jugé pour narcoterrorisme    La France et le Royaume uni mènent des frappes contre l'EI en Syrie    Plusieurs secteurs de Berlin privés d'électricité, la police soupçonne un acte criminel    La France va suspendre l'importation de produits agricoles contenant des résidus de substances interdites en Europe    Chute de Nicolas Maduro : Le silence assourdissant de l'Algérie après la chute de son allié    Après la chute de Nicolas Maduro, le Venezuela mis sous tutelle américaine    Aux huitièmes de finale de la CAN 2025 : Ce dimanche, Maroc- Tanzanie...gare à la moindre erreur !    La Guinée équatoriale déplace sa capitale à Ciudad de la Paz    CAN-2025: Brahim Diaz, l'arme fatale des Lions de l'Atlas    CAN 2025 / Maroc-Tanzanie : enjeux, horaire, arbitrage et météo    CAN Maroc25 / Cameroun - Afrique du Sud : une place en quart de finale au bout d'un choc de géants    Températures prévues pour lundi 05 janvier 2026    Grippe : une souche australienne déclenche une vague mondiale sans précédent    Précipitations au Maroc sur les dernières 24 heures : des cumuls atteignant 120 mm    CAN 2025. Le Mali avec 10 joueurs bat la Tunisie    Le Maroc réaffirme son soutien à la souveraineté et à l'unité du Yémen    US ousts Nicolas Maduro ending Venezuela conflict and impacting Polisario alliance    CAN 2025 : Face à la Tanzanie, Walid Regragui veut «éviter toute surprise»    Marruecos: Alerta roja, fuertes lluvias y nevadas hasta el lunes    Marruecos: El PPS condena la detención de Nicolás Maduro por parte de Estados Unidos    Une météorite rare d'Aït Saoun intégrée à l'Université de Moscou    Diaspo #422 : Karima Saïdi, «celle qui veille» sur la mémoire par le documentaire    Maroc : Le PSU face au retour des courants politiques    Sahara : les échéances d'avril et d'octobre au Conseil de sécurité présidées par des alliés du Maroc    La Chine bat un record de déplacements en fin d'année    Bourse : le MASI gagne 3,96% du 29 décembre au 02 janvier    Jaida: Rachid Medarhri nommé directeur général    Véhicules électriques : BYD détrône Tesla et devient le premier vendeur mondial    Or : la demande reprend en Chine après la correction des prix    Coupe d'Afrique des Nations Maroc-2025 : agenda du samedi 03 janvier    BCP : émission d'un emprunt obligataire subordonné perpétuel de 1 milliard de DH    Abidjan vibre au rythme du MASA    Circulation routière : vigilance maximale recommandée face aux perturbations météorologiques du week-end    Tempête Francis : le Maroc confronté à un épisode météorologique d'une intensité inhabituelle    Mort de Mustapha Sidi El Bachir : disparition naturelle ou liquidation ?    Décès de Mohamed Harbi, mémoire de lutte entre le Maroc et l'Algérie    Arts 2025 : Dernier regard dans le rétro sur une année de création    Hiba Bennani en tête d'affiche du drame marocain Rass Jbel, aux côtés d'Asaad Bouab    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    Sécurité internationale : comment le Maroc s'est imposé comme une référence mondiale    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    Brigitte Bordeaux - Brigitte Bardot    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Au lieu de taxer le sucre dans le soda, le Maroc subventionne obésité et diabète
Publié dans Yabiladi le 06 - 08 - 2018

Alimentation sucrée, obésité et diabète : la sonnette d'alarme a été tirée il y a quelques années, mais le Maroc regarde ailleurs. Alors qu'en France la «taxe soda» vient d'être durcie, le gouvernement marocain peine encore à lever les subventions sur le sucre qui profitent aux industriels.
Annoncée il y a quelques mois, la subvention sur le sucre n'est toujours pas visée par le processus de décompensation qui a déjà impacté les carburants en 2014. En Effet, Lahcen Daoudi, ministre des Affaires générales et de la gouvernance -dont la démission n'a pas été actée-, avait annoncé que la question «est sur le bureau du gouvernement». Le but était d'opérer une décompensation progressive qui débuterai dès 2018 pour aboutir à une suppression définitive en 2020. Face à la levée de bouclier des industriels du secteur agroalimentaire, le sujet semble avoir été remis au placard.
Le Maroc, fortement touché par le diabète, finance avec de l'argent public le sucre dans le soda et autres biscuits et confiseries, à rebrousse-poil du reste du monde. En effet, en 2016, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé les gouvernements à taxer les boissons sucrées afin de combattre l'obésité dans le monde. L'institution onusienne rappelle qu'un adulte sur trois est en surpoids dans le monde et estime que la taxation pourrait réduire la consommation de ces produits aux effets délétères.
Boissons sucrées : Face à la taxation recommandée par l'OMS, que propose le Maroc ?
Le Maroc a contre-courant
Certains pays -aux antipodes de l'exemple marocain- ont pris les devants avant même cette mise en garde de l'OMS. En 2012, la France a ainsi mis en place une taxe sur le sucre dans les sodas. Elle suscite dès les premières années des avis mitigés, car elle impactait directement les ménages, qui estimaient que cette taxe a diminué leur pouvoir d'achat. Moins de deux années après les ventes de sodas ont diminué de 4%.
Au Mexique, le plus grand consommateur de sodas dans le monde, a mis en place une taxe dès 2014. La même année, la consommation des boissons sucrées a diminué de 6 % en moyenne. Une excellente nouvelle pour le pays où le diabète est la première cause de décès chez les femmes et la deuxième chez les hommes.
Pourtant, une timide prise de conscience avait débuté au Maroc en 2012. On parlait alors d'une «restitution de la totalité de la subvention accordée au sucre», concernant les industriels. Plus de 6 ans après, la subvention du sucre utilisé par les industriels coûte 200 à 250 millions de dirhams au budget de l'Etat. Un montant important qui cache le coût en terme de santé publique provoqué par le diabète.
Article modifié le 11/08/2018 à 17h17


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.