Maroc-USA: Une importante délégation marocaine reçue par le Secrétaire américain à la Guerre    La SRM Casablanca-Settat améliore ses services et renforce sa présence territoriale    Bourse de Casablanca : le MASI enregistre une solide progression hebdomadaire    GITEX Africa 2026 : le Groupe BCP dévoile sa nouvelle stratégie digitale et continentale    Etats-Unis : Une délégation marocaine de haut niveau reçue par le secrétaire à la Défense    CAN 2025 : trois supporters sénégalais et un ressortissant français libérés    Mondial 2026 : Le Maroc affrontera El Salvador lors de son deuxième match amical préparatoire    Comment les consulats marocains en Espagne s'adaptent à l'afflux massif de demandes de régularisation    Vers un leadership continental... le Maroc parmi les pays africains les plus avancés dans les technologies spatiales    Arrestation de Kinahan : Dublin salue une "coopération étroite" avec Abou Dhabi    Elu Produit de l'Année Maroc, Ce que révèlent les choix des Marocains : le palmarès 2026    OM : Bilal Nadir se rapproche d'un départ à l'issue de la saison    Mondial 2026 : la FIFA dénonce des tarifs de transport jugés excessifs    Akhannouch: Le dialogue social n'a jamais été un engagement ponctuel, mais un choix politique clair et assumé    Ayyoub Bouaddi : le signal fort venu de France qui relance tout    Le Maroc renforce sa coopération agricole en choisissant le Portugal comme invité d'honneur du Salon de l'Agriculture de Meknès 2026    Tétouan: deux enfants meurent dans l'effondrement partiel d'une habitation dans la médina    ¿Cómo se adaptan los consulados marroquíes en España al masivo aumento de solicitudes de regularización?    French-Moroccan actress Nadia Farès dies at 57 after pool incident in Paris    Code de la famille : Lachgar appelle les Marocaines à "se venger" à travers les urnes    L'actrice franco-marocaine Nadia Farès décède à 57 ans à Paris    Casablanca : Arrestation d'un individu pour une violente agression ayant causé une infirmité permanente à une femme    MO : Emmanuel Macron propose une mission internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz    Nouveau projet de loi contre le piratage des retransmissions sportives en direct    Para-athlétisme : le Grand Prix Moulay El Hassan à Rabat pour sa 10e édition    Diplomatie. L'Equateur annonce l'extension de sa couverture consulaire au Sahara marocain    Dialogue social : Le gouvernement dresse le bilan et réaffirme ses engagements    Concert : Ino Casablanca, "EXTASIA" en tournée marocaine    Arts plastiques : Ilias Selfati fait fleurir le papier    La Bourse de Casablanca termine en hausse    Un journal canadien salue le Maroc et le met en avant comme puissance du renseignement pour la sécurité du Mondial    Morocco and Ecuador reaffirmed on Friday their commitment to a strengthened partnership, welcoming the positive momentum in their bilateral relations    Agriculture : un rebond climatique soutient la croissance, sans dissiper les fragilités du modèle    Info en images. Transport routier : Hausse de 25% du soutien octroyé aux professionnels    Casablanca : le navire-école indien INS Sudarshini en escale pour renforcer la coopération navale    Selon Trump, l'Iran accepte de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz"    Arts plastiques : Larbi Cherkaoui, l'expérience-limite de la lettre à L'Atelier 21    Kendji Girac «n'a jamais exprimé de positions politiques» pour Israël, selon la productrice des concerts au Maroc    Riaya : Signature de deux conventions pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes    Le service militaire, un chantier royal prometteur pour former les jeunes et répondre aux exigences du marché de l'emploi    L'Iran a accepté de céder son uranium enrichi, annonce Trump    Brazzaville: Denis Sassou Nguesso prête serment    Youssef Belal remporte le Hart-SLSA Book Prize 2026 pour «The Life of Shari'a»    Azzedine Ounahi vers l'Atlético Madrid ? Ce que l'on sait vraiment    Coopération Chine-Mozambique : pour le renforcement du partenariat stratégique global Partager    Belmkaddem : «Entre étoffes et moteurs, une célébration des cultures»    Festival Films Femmes Afrique de Dakar : Deux films marocains dans la compétition    Turquie: Un adolescent commet une tuerie dans une école    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le changement climatique, un impact direct sur la forêt au Maroc
Publié dans MAP le 18 - 03 - 2011

Le mégot de cigarette qui mettait le feu partout à la forêt ou encore le pauvre campagnard, qui coupait des arbres pour se réchauffer avec leur bois, sont loin d'être les vrais problèmes de la forêt au Maroc.
Par: Ali Hassan EDDEHBI
M. Abderrahim Houmy, secrétaire général du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, a reçu la MAP pour un entretien où il casse les faux mythes, décrit l'impact réel des changements climatiques sur la forêt et le rôle joué par ce département pour veiller sur les écosystèmes.
+Incendies de forêt, fini le cauchemar.
Les incendies de forêts sont la principale source directe de menace pour la forêt au Maroc. Ils sont souvent déclarés dans le nord du pays, là où se trouve l'essentiel de la richesse forestière du Royaume.
Pour s'en prémunir, le Haut commissariat aux eaux et forêts a longtemps adopté le système dit des cartes fixes, définissant les zones à risque en fonction des statistiques d'incendies survenus dans chacune d'elles. Un système qui aurait très bien marché avant que les effets des changements climatiques ne viennent tout chambouler.
"Ces dernières années, les incendies de forêts au Maroc sont devenus beaucoup plus fréquents à cause de ces changements qui touchent toute la zone méditerranéenne. C'est un fait réel", met en garde M. Houmy.
Le Haut commissariat a donc mis en place un système plus développé qui a fait du Maroc l'un des pays pionniers, dans le monde, en matière de gestion des risques d'incendies.
Basé sur des "cartes dynamiques", actualisées deux fois par jour pendant toute la période de risque (généralement entre mai et septembre), ce système repose sur un contrôle de la situation en temps réel dans chaque zone à risque (température, humidité, inflammabilité de l'espèce) facilitant ainsi l'anticipation de l'incendie.
A la moindre anomalie, les patrouilles des Eaux et forêts se déplacent près du feu et alertent les autres services concernés (Gendarmerie, Protection civileà).
Adopté il y a deux ans, ce système a permis de contrecarrer très efficacement ces incendies. Exemple: Il y a deux ans on perdait, en moyenne, 14 ha par incendie, aujourd'hui on en est à 1,5 ha, et ce n'est pas fini.
+Santé forestière et reboisement.
"Actuellement au Canada 900.000 ha de forêt sont menacés par un ravageur qui était inhibé par le froid, mais qui a pu se développer à cause des changements climatiques", explique M. Houmy pour donner la mesure du risque des changements climatiques sur la santé forestière.
Le Maroc n'est pas non plus à l'abri de ces dérèglements -à moindre degré certes- mais ceci n'empêche de rester vigilant. Et c'est la raison pour laquelle un Observatoire de la forêt a vu le jour en 2008.
Son rôle? Choisir des points d'observation répartis dans tout le domaine forestier pour prévenir l'apparition, suspecte, d'un champignon ou tout autre parasite dont la prolifération menacerait la faune ou la flore.
L'autre cheval de bataille du département des eaux et forêts reste la reconstitution des forêts à travers le reboisement.
"Un procédé très utile, notamment pour lutter contre l'érosion et préserver la superficie, mais aussi la densité du domaine forestier. Or, pendant longtemps ce procédé a été appliqué de la mauvaise manière", explique M. Houmy.
"Le reboisement se faisait dans la facilité. Parfois dans un souci de gain économique. On importait des plans d'arbres d'une région pour les planter dans une autre, ce qui menace leur viabilité et accélère la dégradation forestière", déplore-t-il.
La forêt de Maâmoura en est l'exemple concret. Etant l'une des plus grandes forêts de chêne-liège dans le monde, elle avait connu une opération de reboisement dans sa partie est, mais en remplaçant le chêne-liège par l'eucalyptus qui sert pour les besoins de l'industrie du bois de papier.
Aux yeux de M. Houmy, "les reconstitutions des forêts doivent impérativement se faire en plantant les espèces autochtones. Pour avoir des forêts durables".
+Chasseurs du cèdre, attention!.
Un autre problème sérieux est celui de la coupe d'arbre. Là encore on se souvient du cliché des "petits gens" du Maroc profond qui n'ont pas de quoi acheter du bois de feu et se voient obliger d'aller couper les arbres.
"Un faux mythe", selon Abderrahim Houmy qui précise que les besoins de ces pauvres citoyens, tous réunis, ne menacent en rien la forêt.
"Quand on veut cacher un problème on joue souvent sur le drame humain. Et le vrai problème c'est celui des mafias du cèdre. Il s'agit d'un phénomène très organisé qui va du repérage des arbres à la vente du bois en passant par la sélection et la mise en forme!", a-t-il poursuivi.
Pour lutter contre ce fléau, les Eaux et forêts ont carrément revu leur système de surveillance. Finie l'époque du garde forestier du village qui connaissait tous les habitants et veillait seul sur un vaste domaine.
"Aujourd'hui les mafias du cèdre viennent de partout. C'est pourquoi nous avons créé des secteurs pour remplacer les vieux districts et permettre une meilleure maîtrise du territoire", a-t-il indiqué.
Aussi, rappelle-t-il, une circulaire interministérielle entre les départements de la Justice, de l'Intérieur et des Eaux et forêts a vu le jour pour "rappeler les contributions de chacun".
"les gardes forestiers ne peuvent avoir qu'un rôle dissuasif, et pour tout ce qui est arrestation ou perquisition, nous devons faire appel à la Gendarmerie royale et à l'intervention du procureur du Roi", a dit M. Houmy précisant que cette coordination a permis, par exemple, d'avoir une journée par semaine consacrée aux délits forestiers aux tribunaux de certaines villes, comme Ifrane ou encore Khénifra.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.