Le Mouloudia d'Oujda était au bout du gouffre; samedi passé il a fait un pas en avant pour se retrouver en deuxième division. Un aller-retour simple. A qui la faute ? C'est là la question ! D'aucuns ont tout endossé à l'arbitrage, à l'arrangement des matches. Certes, pour ce qui est du match contre le WAC tout le monde est unanime pour crier au complot. L'était-il vraiment ou seulement un accident d'arbitrage comme il en arrive de part le monde. Les derniers matches de la Botola Pro viennent étayer la suspicion. Un MAS qui va étriller l'une des meilleures équipes du championnat en lui mettant cinq buts en attendant que le KACM perde, alors qu'à malin, malin et demi puisque le match nul salvateur de Marrakech s'égrenait au fil des minutes du match. Ailleurs, l'OCK gagne par 3 à 1 à El Jadida et l'entraîneur de cette équipe crie à qui veut l'entendre qu'il a fait jouer six nouveaux joueurs pour les tester et un gardien de but qui a encaissé 10 buts en trois matches. Bravo pour l'esprit sportif ! Pour le malheur du Mouloudia, les clubs qui étaient dans la même situation avaient un calendrier propice puisqu'il devaient affronter des clubs dont les dés étaient jetés et pour qui il n'y avait plus d'enjeu alors que le MCO devait affronter l'IRT et le FUS, excusez du peu. Cependant et en dehors de tout ça, les raisons de la débandade du MCO sont plurielles et se situent ailleurs. Comme disait l'autre, il fallait s'occuper de son équipe, ne pas perdre à domicile et à l'extérieur et lorgner à ce moment là sur les résultats des autres matches. Le MCO aurait gagné deux matches à domicile n'aurait pas connu ce sort. Ou se situent les causes de cette relégation ? Tout d'abord, la présidence d'un club professionnel doit échoir à une personnalité armée de plusieurs atouts, pas uniquement financiers; qui ait un carnet d'adresses, qui ait du charisme, qui connaisse le monde du football, qui soit capable de mettre en place une stratégie de courte de moyenne et de longue durées. Par ailleurs, l'année qui suit la montée se prépare dans le cadre de la stratégie de courte durée à l'image de ce qui a été fait par l'ittihad de Tanger qui a joué le podium, comme il est si cher à M. Benchikha de le répéter. Il est à rappeler aux acteurs économiques et sociaux d'Oujda que le football est un facteur de développement et de prestige pour la Capitale de l'Oriental et l'essor du football à Oujda est la responsabilité de tout le monde. En conséquence, il est nécessaire de faire appel aux acteurs économiques, sociaux, et Dieu sait si Oujda en regorge, pour remettre le MCO sur les rails du professionnalisme et préparer le retour à la première division comme cela a toujours été la place du Mouloudia dont l'Histoire, les dirigeants et les joueurs sont éloquents pour ne citer que les Coupes du Trône remportées, le président feu Belhachmi, les joueurs Taleb, Madani, Belkheir, Azzaoui, Maghfour, Smiri, Filali, Mustapha...