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Mise à niveau et verdissement urbains : De la parole aux actes
Publié dans L'opinion le 22 - 03 - 2016

La planification du milieu urbain ne peut dorénavant faire l'économie de la relation indissociable entre la santé, l'environnement naturel et l'aménagement de nos milieux de vie, en même temps que du développement de l'attrait touristique qu'ils représentent et dont le Royaume est résolument décidé à pérenniser la mise en valeur.
Les autorités, les urbanistes, les architectes, et autres promoteurs ou aménageurs, doivent être pleinement conscients que leurs interventions, ou leur inaction, peuvent affecter la santé
humaine et l'équilibre environnemental.
A la veille de la tenue à Marrakech de la COP 22, sous l'égide de Sa Majesté Mohamed VI, que Dieu l'assiste, il n'est pas neutre de souligner la contribution considérable de l'arbre, en milieu urbain, à la réduction des émissions du CO2, principal « Gaz à effet de serre (GES), à l'instar des autres plantations arboricoles et de la foresterie du milieu rural.
Hier encore, sous la plume de Mohamed Rial, (L'Opinion du 26 mars 2015) notre quotidien s'associait à un « plaidoyer pour une stratégie de relance urgente», notamment pour la destination touristique d'Agadir, considérée « en perdition ». Aujourd'hui, nous sommes ravis de constater que d'importantes mesures dites de « Mises à niveau des villes » contenant des actions significatives pour remédier à de regrettables dysfonctionnements et favoriser l'émergence de pôles urbains intégrés, ont été engagées et peuvent être, d'ores et déjà, qualifiées de succès.
Des programmes ambitieux de développement urbain ont vocation à permettre une croissance intégrée et équilibrée sur les plans économique et social. Ils sont destinés à assurer un cadre de vie de haute qualité aux populations et à soutenir une attractivité touristique nationale et internationale telle qu'elle se déploie notamment, grâce au projet « Marrakech, Cité du renouveau permanent » ou encore du programme intégré de développement de la Ville de Rabat, dénommé « Rabat Ville-Lumière, capitale culturelle du Maroc » (2014 – 2018) simultanément aux projets de développement urbain de Salé.
Espaces urbanistiques verdoyants, en harmonie avec l'Histoire et l'environnement du site
En exemple, figurent l'avenue Ennakhil à Rabat, entièrement replantée de palmiers matures ou le chantier de la Vallée du Bouregreg qui ambitionne de réhabiliter et promouvoir les rives du fleuve pour créer un lieu de vie agréable au profit des habitants de Rabat et Salé. Le projet repose sur la création de nouveaux espaces urbanistiques verdoyants, en harmonie avec l'Histoire et l'environnement du site, la construction d'ouvrages de transport public, et la mise en place d'infrastructures hydrauliques et portuaires.
L'énumération des projets inclut de même les Villes de Tanger-Métropole, de Tétouan, du Grand-Casablanca et le Plan stratégique de développement intégré et durable de Kénitra (2015 – 2020).
A Agadir, la mise à niveau urbaine se poursuit lentement, donnant la priorité aux quartiers les plus précaires. Depuis le lancement du plan communal de développement (2010), plusieurs chantiers d'aménagement, tel Taddart, ont amené une évolution mais souvent les projets annoncés sont encore « à l'étude » ou avancent au ralenti au préjudice de l'image, dégradée, de la ville plutôt enclavée, qui connaît encore de nombreuses insuffisances en matière d'équipements et, par conséquent, souffre toujours d'une stagnation des investissements et, par là, des touristes.
Force est de constater que si des investissements financiers substantiels sont venus renforcer ces différents plans de Développement ou d'Aménagement, de «Mises à niveau» des villes, il convient de saluer, et ce, sans flagornerie, la pugnacité des pouvoirs publics qui ont réussi une harmonisation efficace de leurs actions respectives, en dépit de la transversalité des compétences, pour atteindre les objectifs fixés par les Hautes Instructions de Sa Majesté Mohamed VI, que Dieu le glorifie.
Ainsi, la végétalisation, le verdissement des cités ont pour dénominateur commun : l'arbre en milieu urbain.
Urbanisme et influence sur la santé humaine
L'arbre est souvent considéré comme l'élément qui incarne la nature en ville. Cet élément clef n'en reste pas moins soumis à de nombreux stress qui conditionnent son développement et sa pérennité. La contribution des arbres à la qualité des milieux urbains est importante et variée.
Ces bénéfices ne sont pas exclusifs aux arbres et peuvent être rattachés, pour la plupart, à la présence de toutes autres végétations adjacentes. Les collectivités optent pour le reverdissement afin de (re)devenir plus viables. De telles initiatives sont souvent intégrées dans des politiques plus larges comme la lutte contre les changements climatiques, la réduction des impacts environnementaux des activités urbaines ou encore le maintien des paysages.
Les facteurs de stress pour les populations en milieu urbain se révèlent de nature physique, biochimique, socioéconomique ou psychologique, tous peuvent porter atteinte à la santé.
L'aménagement du territoire et l'urbanisme ont une influence avérée sur la santé humaine, tant physique que psychologique. Les choix qui sont effectués peuvent engendrer des inégalités sociales en créant des lieux impropres à la santé ou, à l'inverse, permettre le développement d'environnements salubres favorables à la santé et au bien-être.
L'amélioration des conditions sanitaires générée par des plantations d'arbres est avantageusement complétée par des incidences positives en matière de protection de l'environnement. L'arbre contribue au maintien de la qualité de l'air. Par le biais de la photosynthèse, il absorbe le dioxyde de carbone (CO2) pour restituer de l'oxygène. Un arbre mature absorberait et stockerait annuellement un peu plus de dix kilogramme de CO2.
Les avantages de la « ceinture verte »
L'arbre participe à la filtration des particules (poussières et aérosols), il tempère les ambiances thermiques en fournissant de l'ombre, réduit l'effet des vents, favorise l'installation de microclimats, réduit les îlots de chaleur urbains grâce au phénomène d'évapotranspiration. A l'inverse des surfaces recouvertes de béton ou d'asphalte, les surfaces végétales absorbent jusqu'à 80 % de l'énergie solaire ; elles soutiennent la qualité de l'eau par la lutte contre l'imperméabilisation et la réduction du ruissellement de surface.
Les avantages d'une plantation d'arbres telle une « ceinture verte », sont innombrables : elle lutte contre l'ensablement, elle protège les sols de l'érosion en favorisant la stabilisation des berges et des terrains, en luttant contre la lixiviation et constitue autant d'habitats pour la faune. Le recours aux arbres en milieu urbain, en plantation d'alignement, de parterres, ou d'aménagements de parcs ou de jardins, permet de créer des espaces piétonniers conviviaux qui contribuent à réduire certaines nuisances sonores et améliore visuellement le paysage et plus généralement le cadre de vie.
Les espaces verts sont sûrement des éléments préférentiels de satisfaction résidentielle mais aussi touristique. Ainsi en est-il du programme « Vision 2020 » dont l'engagement se résume à «continuer à faire du tourisme l'un des moteurs du développement économique, social et culturel du Maroc » en s'appuyant sur les valeurs d'authenticité, de diversité, de qualité et de durabilité déployées du Nord au Sud, sur l'ensemble des huit territoires touristiques nouvellement définis.
Le Maroc ambitionne de faire partie, en 2020, des vingt plus grandes destinations mondiales et de s'imposer comme une référence du pourtour méditerranéen en matière de développement durable.
Les perspectives sont claires, la volonté est incontestable, l'investissement en moyens humains et financiers est indiscutable. En ces occurrences, quels motifs d'inquiétude pourraient venir altérer la durabilité de nos plantations ?
Irrigation urbaine et pérennisation de la végétation
D'abord, au pays qui reçoit la future COP 22, il convient de prendre en considération le réchauffement climatique et son cortège d'inconvénients avec, en premier lieu, la pénurie de l'eau déjà amorcée. Certes, en matière d'irrigation urbaine, il y a lieu de recourir aux eaux usées épurées ou à la récupération des eaux pluviales, mais les volumes nécessaires sont considérables et doivent faire l'objet d'une amélioration de leur utilisation, en même temps que celle de l'énergie qui est non seulement coûteuse en CO2, mais encore pèse lourdement sur la facture payée par le citoyen-contribuable.
De surcroît, il est constant que l'irrigation urbaine est le plus souvent apportée par des systèmes d'arrosage, d'aspersion ou encore de goutte à goutte, soit autant de procédés de surface qui, par l'effet dit de « battance », entraîne le tassement du sol, le ruissellement et l'évaporation de l'eau et par suite une augmentation significative de la salinisation qui est finalement nuisible à la pérennisation de la végétation arbustive, arboricole ou autre.
Le département de l'Agriculture de la région Sud des États-Unis estime que des arbres en santé protègent le bâti et atteste qu'un aménagement bioclimatique contribue à réduire la consommation énergétique et peut augmenter de 15% la valeur d'une résidence.
Le service canadien des forêts de « Ressources Naturelles Canada » estime que des plantations d'arbres bien localisées offrent une protection des vents en hiver et du soleil en été. Elles peuvent permettre de réduire de 20% à 25% les coûts et contribuer à l'augmentation de la valeur foncière, les espaces verts constituant des éléments préférentiels de satisfaction résidentielle.
Durabilité : Economie de l'eau et de l'énergie
Le groupement FP4S (Formation – Prévention – Santé –Sécurité – Solutions – Services) dispose d'un label dénommé « GREEN CITY ÉCO ® » qui apporte « la » solution aux problématiques précitées grâce à l'emploi d'un procédé d'irrigation localisée souterrain qui a déjà fait la preuve de son efficacité et de sa pérennité en milieu agricole.
En partenariat avec l'Agence du Bassin Hydraulique de Ghrir – Ziz – Rhéris (ABH-GZR) le groupement associatif, sans but lucratif, FP4S, met en œuvre ce procédé qui développe plusieurs fonctionnalités en fonction des besoins de l'usager, permet de faire l'économie de 50 % de l'eau d'irrigation au moins et autant pour l'énergie qui se trouve réduite ipso facto dans les mêmes proportions.
Par sa particularité, le procédé élimine les phénomènes de tassement, d'évaporation et de salinisation à l'endroit de la végétation et réduit significativement les cas de colmatage et la présence des adventices et des parasites avec pour corollaire la réduction des pesticides, herbicides, fongicides donc la réduction, voire la neutralisation, de la pollution des sols et, par voie de conséquence, de la nappe.
L'irrigation localisée souterraine permet également, en tenant compte de la texture du sol, d'irriguer par anticipation les plantations arboricoles durant les périodes froides, lorsque l'eau est abondante, et ainsi d'apporter à la plantation ses besoins en eau durant les périodes chaudes, voire très chaudes.
Coût de l'installation, de fonctionnement et de maintenance
Le groupement associatif FP4S, dont les adhérents, acteurs scientifiques, universitaires, institutionnels, exploitants industriels et agricoles, organisations de droit public ou privé, sont concernés et mobilisés pour soutenir les efforts déjà engagés pour l'intérêt général et s'associent à la cause nationale dans le cadre d'une « Charte éthique ».
C'est ainsi que tous les moyens sont mis en œuvre pour résoudre l'adéquation « coût-rentabilité-pérennité » qui font de la solution proposée le moyen le plus économique, par comparaison avec tous les autres procédés tant sur le plan de l'amélioration de la gouvernance de l'eau que des retours sur investissements et de la pérennisation du matériel et in fine de la plantation.
La mise en œuvre du procédé qui, dans un modèle idéal, intègre une solution d'énergie renouvelable, est applicable pour tous les jardins et espaces verts, publics ou privés, les « ceintures vertes », les avenues de prestige, les bords de mer et corniches, les hôtels et Ryads, à l'instar du Ryad « Dar Lamia », à Marrakech, où le propriétaire, précurseur éclairé, bénéficie en plus des avantages d'une construction de type HQE (Haute Qualité Environnementale) des effets salutaires de « la » solution d'irrigation économique et écologique proposée par FP4S.


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