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Le PIB, une mesure réductrice de la richesse
Publié dans L'opinion le 07 - 08 - 2014

Le PIB joue un rôle dominant dans la conception de la richesse d'un pays. Ainsi, par exemple, pour comparer la richesse de 2 nations on calcule souvent le PIB par individu.
Après un rappel rapide des composantes du PIB et de la manière d'exprimer cet indicateur, quatre considérations majeures seront développées qui, naturellement, donneront naissance à des recommandations.
1. Le PIB est très immatériel mais sa mesure fondée sur les coûts est réductrice,
2. Le PIB ignore de nombreuses richesses produites chaque année. Il y a donc une production de richesses extra-comptables, immatérielles qui ne sont prises en compte nulle part,
3. Le PIB comptabilise de la richesse qui n'en est pas, ce qui trompe l'analyste ou le décideur sur la situation du pays ou du territoire,
4. Le PIB est une mesure de flux mais nous n'utilisons pas assez les mesures de stock de richesse du pays qui par ailleurs sont incomplètes.
Ce que mesure le PIB
Le PIB est un agrégat macro-économique dont la vocation est de mesurer ce qu'un pays produit en une année.
Sa formulation la plus courante est la suivante :
PIB= Consommation finale + Investissements + Dépenses publiques + Exportations – Importations
Dans cette formule :
- Le poste « consommation finale » correspond à tout ce que les ménages achètent pendant une année. La consommation intermédiaire (par exemple les achats et les ventes entre entreprises) n'est pas prise en compte parce que la valeur de ces échanges se trouve déjà dans la valeur de la consommation finale.
- Le poste « investissements » correspond aux investissements publics et privés et aux variations de stock.
- Les dépenses publiques incluent tout ce que les organismes publics dépensent pour assurer les services dont ils ont la charge. Par exemple, le budget de l'éducation nationale, de la police et des hôpitaux s'y trouvent
- Enfin le solde en valeur des exportations diminuées des importations entre dans la formule.
La valeur ajoutée se définit pour une entité économique (publique ou privée) comme la différence entre la valeur de sa production et la valeur de sa consommation intermédiaire. A l'échelle du pays, le PIB peut aussi s'exprimer comme la somme de toutes les valeurs ajoutées.
Cette présentation est très intéressante, elle permet de bien comprendre que la PIB est un indicateur de la richesse créée (valeur ajoutée) par un pays en une année.
En analysant les grands postes du PIB de la France nous arrivons à la conclusion qu'en 2012, le PIB est immatériel aux deux tiers.
Nous avons ensuite, pour chaque poste, estimé assez approximativement la part de la consommation qui est matérielle et la part immatérielle. Par exemple, lorsque l'on étudie la part du matériel dans le prix d'une chaussure, il ressort qu'environ 50 % du prix est immatériel.
La composition du PIB est très immatérielle
Ainsi constate-t-on que le PIB Français est immatériel à plus de plus de 60 %.
En prenant comme exemple la fabrication d'une chaussure Nike est immatérielle, les auteurs en déduisent que celle-ci est immétérielle à 50% environ: le matériel est représenté par la matière première, les coûts de main d'oeuvre (usine), les coûts matériels chez Nike (bureau, entrepôts...), et par les coûts matériels de distribution. La part immatérielle est liée à la R&D, au marketing et à la publicité, du manufacturier et du distributeur, au service d'acheminement du produit et au service de vente.
Ce travail d'estimation a été réalisé pour les grands postes du PIB (ce n'est à ce stade qu'une estimation mais il faudrait conduire un travail de mesure avec précision. Compte tenu du poids de chacun de ces postes dans les « Emplois » de la comptabilité nationale, il ressort que cet agrégat est immatériel aux 2/3 environ.
En 2012, on sait que 66% des emplois représentent 1738 Ma d'euros€. Nous prenons, par ailleurs, pour hypothèse que la part de l'immatériel dans les importations est
comme pour les exportations de 50 % (il y en a moins que dans le PIB car on exporte moins les services)
On a donc un immatériel dans les importations de 602 Ma/2 = 301 Ma d'euros
Ainsi le PIB immatériel = 1738 – 301 = 1437 Ma d'eurossoit 70 % du PIB
Par prudence, nous garderons un poids de l'immatériel dans le PIB à environ 2/3 du total. Ceci nous permet de constater que le PIB prend en compte de nombreux éléments immatériels et notamment:
- la création et le développement du capital humain, c'est-à-dire les dépenses de santé, de sécurité et d'éducation,
- Le capital client: un petit PIB signifie une petite demande, un gros PIB une grosse demande,
Il prend aussi en compte le capital de marque et le capital de savoir car le niveau des exportations représente l'attractivité des produits français à l'étranger. De son côté, le niveau d'importation montre l'attractivité « intérieure » des marques et du savoir-faire français.
L'intensité de l'immatériel dans le PIB conduit à une réflexion clé: la part des facteurs immatériels dans le PIB nous impose d'étudier l'état et donc la valeur des facteurs immatériels de production de richesse pour nous assurer que leur contribution au PIB est durable.


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