Le dirham s'est apprécié de 1,5% face au dollar    Chine: Les investissements à l'étranger ont atteint 145,66 milliards de dollars en 2025    Taounate: Dispositif d'urgence pour sécuriser les populations suite aux intempéries    Décès de Abdelhadi Belkhayat, grand nom de la chanson marocaine    Désalinisation au Maroc : Un écart croissant entre les coûts de production et les prix de vente [Rapport]    Charte TPME : une opportunité concrète pour les jeunes entrepreneurs (VIDEO)    Finances publiques : des recettes en progression    Transport aérien : un record de 36,4 millions de passagers en 2025    Scandale des contrats de la COP 22 : condamnation de deux ex-responsables de Marrakech pour détournement de fonds publics    Le Roi Mohammed VI mobilise les FAR pour faire face aux intempéries au Maroc    Terrorisme : Arrestation en Autriche grâce à la coopération avec la DGST    Pays du Sahel : Bank of Africa effectue une tournée diplomatique et économique de haut niveau    CAN - Maroc - Sénégal : Motsepe pris au piège de sa propre commission de discipline    Motsepe tente d'éteindre l'incendie avec un verre d'eau : Analyse du communiqué    Sanctions de la CAF : un verdict au goût amer    CAF : Des sanctions pensées pour être contestées, le TAS comme échappatoire    Yassir Zabiri, nouvelle cible du Stade Rennais ?    Report du procès des supporters sénégalais et du citoyen franco algérien au 5 février à Rabat    Moroccan music icon Abdelhadi Belkhayat passes away at 86    Floods force school closures in Ksar El-Kebir for safety    Suspension des cours à Ksar El Kebir en raison des inondations    Le soutien renouvelé de la France à l'intégrité territoriale du Maroc lors du Forum parlementaire maroco-français à Rabat    Décès d'Abdelhadi Belkhayat, icône de la musique marocaine, à 86 ans    Robbie Williams to play first-ever North Africa concert at Jazzablanca    André Azoulay reçoit l'ambassadeure du Kazakhstan pour approfondir la coopération bilatérale    Ksar El Kebir : mise en place de tentes pour les sinistrés et reflux partiel des eaux après les inondations    Des chiffres solides reflètent la résilience du secteur culturel en Chine en 2025    Tesla lance la vente directe et son premier pop‐up store au Maroc    Omar Hilale élu président de la Commission de consolidation de la paix    CAN 2028 : l'Afrique du Sud envisage une candidature avec le Mozambique et le Lesotho    Real Betis : Abde Ezzalzouli décisif dans la qualification directe en Ligue Europa    La sélection marocaine de voile défend ses couleurs au championnat arabe 2026    Sahara marocain : l'UE évoque l'autonomie comme solution réaliste    Intempéries: Sur Hautes Instructions Royales, les FAR déploient des unités d'intervention appuyées de matériels, d'équipements et d'engins nécessaires au transport des populations touchées et à leur hébergement    Presse et politique : l'ANME trace une ligne rouge face aux dérives populistes    Boualem Sansal à l'Académie française : un message sans équivoque    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Sous les Hautes Instructions Royales... Mobilisation maximale de la Commission nationale de veille pour faire face aux inondations et protéger les citoyens sinistrés    Sidi Kacem : Les équipes d'urgence et les autorités locales interviennent pour faire face aux inondations de l'oued Sebou    Tanger: Une enquête vise 24 personnes, dont des policiers et des douaniers    Sécurité avant tout : le Danemark officialise l'expulsion des étrangers condamnés    USA : Kevin Warsh nommé par Trump à la tête de la FED    Trump a demandé à Poutine d'arrêter les frappes sur Kiev "jusqu'au 1er février"    À Casablanca, Afric'Artech 2026 inaugure l'ère de la création numérique africaine    Semaines du film européen : L'Europe s'affiche en haut de l'affiche    Jazzablanca: Robbie Williams en concert pour la première fois en Afrique du Nord    Réhabilitation du site de Sijilmassa : Jet Contractors décroche un marché de 156 MDH    Témoin de mariage : une comédie contemporaine sur l'amitié, le couple et les non-dits    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Maroc, un gisement de richesses immatérielles
Publié dans L'opinion le 07 - 08 - 2014

L'histoire des nations s'apprécie à l'aune des grandes réalisations et des progrès qu'elle accomplit dans tous les domaines et de leurs impacts sur leurs sociétés et civilisations. Et si la mesure de ce progrès est difficile à établir au moyen d'indicateurs chiffrés, tels que l'exigent leurs logique et objectifs, son appréciation à travers leurs marques et hauts faits demeure la voie à suivre en vue de rétablir l'état de ce progrès et du capital cumulé dans leur intégralité. L'objectif final de cette démarche est, une fois ces étapes d'évaluation franchies, de se rendre compte du partage de ces progrès par l'ensemble des membres de la communauté nationale, de leur inclusion et leur participation au processus économique, culturel et civilisationnel. L'objectif est, ainsi, de renforcer ce capital global, avec ses composantes tangibles et intangibles, et de le mettre au service de la cohésion, de la solidarité et du bien-être de leur nation.
L'appréciation de la richesse d'une nation à travers son capital global est une révolution dans la vision portée à son évolution, introduisant une correction des idées et parcours erronés, et permettant le renforcement des marques, des particularités et du génie des peuples.
La mesure du capital immatériel est une étape avancée dans la pensée économique et sociale, en rupture avec un passé où l'appréhension du progrès était trop globale et, parfois, impertinente pour être juste et renseigner sur les actions accomplies et celles devant être menées pour un réel progrès de la communauté.
L'appel royal pour entreprendre une étude permettant de mesurer la valeur globale du Maroc entre 1999 et fin 2013 se place dans cette perspective d'être mieux instruit sur les actions et les parcours empruntés, les voies et les espace à défricher pour davantage de cohésion, de solidarité et de mieux-vivre ensemble, de partage et de progrès.
Dans Son discours du 31 juillet 2014, Sa Majesté le Roi a dit :
« Nous croyons que le modèle de développement marocain a atteint un seuil de maturité qui nous habilite à adopter des critères avancés et plus pointus pour évaluer la pertinence des politiques publiques et la portée de leur impact effectif sur la vie des citoyens.
Cette appréciation a été confirmée par la Banque Mondiale qui a montré que la valeur globale du Maroc a connu, ces dernières années, une hausse sensible, surtout grâce au développement majeur de son capital immatériel.
Or le capital immatériel s'affirme désormais comme un des paramètres les plus récents qui ont été retenus au niveau international pour mesurer la valeur globale des Etats et des entreprises.
Il s'agit en l'occurrence de mesurer le capital historique et culturel de tout pays, parallèlement aux autres caractéristiques qui le distinguent, notamment son capital humain et social, la confiance, la stabilité, la qualité des institutions, l'innovation et la recherche scientifique, la création culturelle et artistique, la qualité de la vie et de l'environnement, et d'autres éléments encore.
Ainsi, par exemple, la sécurité et la stabilité constituent le fondement de la production et de la richesse. De même, la confiance et la crédibilité sont essentielles pour stimuler l'investissement. Pourtant, on ne trouve nulle part trace de ces atouts dans la valeur globale des Etats.
La Banque Mondiale avait déjà réalisé, en 2005 et 2010, deux études pour mesurer la richesse globale de quelque 120 Etats, dont le Maroc. Notre pays y a été classé dans les premiers rangs à l'échelle africaine, devançant de loin certains pays de la région.
Mais en prenant connaissance des chiffres et des statistiques qui figurent dans lesdites études et qui mettent en évidence l'évolution de la richesse du Maroc, je M'interroge, avec les Marocains, non sans étonnement : Où est cette richesse ? Est-ce que tous les Marocains en ont profité, ou seulement quelques catégories ? La réponse à ces interrogations n'exige pas d'analyses approfondies. Et si le Maroc a connu des avancées tangibles, la réalité confirme que cette richesse ne profite pas à tous les citoyens ».
En vue d'informer davantage nos lecteurs sur les démarches d'appréciation du capital global et les fondements de celui-ci, nous présentons, ci-après, les explications à ce propos concernant le concept de valeur immatérielle et sa mise en oeuvre par la Banque mondiale, extraits du document « Rapport au président du CESE. Proposition d'une politique publique en faveur du capital immatériel pour la Franc », 29 Octobre 2013), réalisé sous la direction d'Alan Fustec -personnalité qualifiée CESE. Les développements qui suivent s'inscrivent dans une démarche pédagogique et scientifique universelle pouvant concerner tout autre pays, et évoquant dans leurs prolongements l'école française dans le domaine du patrimoine immatériel et sa mesure.
Nous ne manquerons pas, dans ce cadre, de nous interroger, de manière tout à fait légitime, en ce qui concerne notre patrimoine immatériel, comme le font les auteurs du rapport au sujet de leur pays: « Nos erreurs, nos mauvaises décisions et nos passifs sont en partie cachés : nous n'avons pas de tableau de bord synthétique présentant l'état de ce qui conditionne la réussite de (notre pays) :
- Quel est l'état de notre capital humain ? Est-il assez compétent ? S'il est composé de blocs qui s'opposent, peut-on réussir collectivement ?
- Notre capital de connaissances est-il suffisant ? Il y a certes de l'excellent et du moins bon mais globalement que peut-on en dire ?
- Notre capital organisationnel est-il efficace ? Notre justice, notre police, notre réglementation, nos institutions rendent-elles les services attendus ? Qui pourrait prétendre que sans une justice efficace un pays peut bien fonctionner ? Le rapport de la banque mondiale précité a établi une relation troublante entre la qualité du système judiciaire d'un pays et sa richesse par habitant.
-Et que dire de notre marque ?: que vaut (elle) ? Quelle est sa contribution à la création de richesse (...) ? Est-ce seulement un actif ou serait-ce éventuellement un passif ? (Les mots ou points entre parenthèses sont de l'auteur)
Nous pouvons ajouter à ces interrogations majeures bien d'autres à propos, en particulier, de la préservation, de la répartition et du partage de ce capital intangible, en particulier celui de l'Etat et des territoires.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.