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Le dilemme de la mendicité !
Publié dans L'opinion le 06 - 06 - 2011

Aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire qu'il y a une véritable industrie de la mendicité à Meknès, comme dans d'autre villes. Des gens mal intentionnés utilisent même des enfants pour «gérer» cette industrie qui rapporte gros.
En effet, on ne peut même plus circuler dans une rue à Meknes, ou siroter un café, ou tout simplement vaquer à ses occupations quotidiennes, sans rencontrer des hommes, des femmes ou des enfants qui demandent l'aumône. Ils sont partout, partout. Parfois, et c'est le comble, ce sont des gosses entre 4 et 12 ans qui marchent pieds nus qui grelottent pendant le froid, qui ne se lavent pas du tout, qui ne s'éduquent pas et par conséquent ne bénéficient d'aucune instruction.
Quelles sont les réponses que l'on peut actuellement donner pour éradiquer ce fléau ? Dans la plupart des cas, bien que la mendicité soit réprimée pénalement, on est tenté d'en faire fi, en invoquant des motifs comme l'existence de réseaux.
Les réponses apportées sont rarement humaines et sociales. Souvent, l'on ne s'interroge pas sur les motifs réels qui ont conduit ces familles à la mendicité, mais on s'attache à la faire disparaître dans ce qu'elle a de visible et de dérangeant.
Il existe pourtant d'autres manières d'agir. Ainsi, les gestionnaires de la chose publique doivent établir de bons contacts avec des familles concernées. Le but c'est, limiter la mendicité des enfants en étant très ferme sur leur scolarité. Une telle action est de nature à amener les parents à aimer et respecter leurs enfants et mettre fin à l'exploitation de mineurs.
Car finalement beaucoup de préjugés circulent pour « légitimer» cette sale industrie, mais Il apparaît que la plupart des enfants qui mendient à Meknès comme partout au Maroc, le font avec leurs parents ou leur famille au sens large. Ils viennent surtout des communes rurales.
Or, la mendicité n'est pas une pratique qui tire ses racines de la culture rurale. C'est le contexte socio-économique qui pousse ces familles à mendier: elles vivent dans une grande précarité, souvent sans papier et sans droits, notamment à l'aide sociale. Beaucoup ont vécu des discriminations graves, voire des persécutions, dans leurs lieux de naissance. Quelques cas de mineurs non accompagnés ont aussi été constatés et quelques cas d'enfants victimes de réseaux de traite d'êtres humains, sont souvent relatés par la presse nationale et internationale. ( le dernier cas est celui de Marrakech ).
Le fait est, qu'il est difficile de faire la part du bien et du mal, quand on donne à un enfant «pauvre». A force de recevoir, les enfants prennent l'habitude de tendre la main devant les gens naïfs, plutôt que d'aller à l'école. «Pourquoi devrais-je aller à l'école ? En 4 petites heures dans la rue, je gagne plus que mes parents en une semaine de dur travail...» et le cercle infernal commence. C'est révoltant !
Si le phénomène de la mendicité a atteint l'ampleur que l'on connaît aujourd'hui, c'est parce qu'elle se nourrit de ‘la confusion que les gens entretiennent entre les enfants de la rue et ceux des familles nécessiteuses, mais aussi de la sensibilité religieuse'. Cependant, pour beaucoup de meknassis, qui se définissent comme issus des enfants du peuple, on peut soutenir aisément qu''on ne peut pas s'en tenir à ce constat fataliste. Il faut essayer de trouver une solution. Baisser les bras serait le meilleur moyen d'encourager le phénomène augmenté par la pauvreté'.
Pour éradiquer le phénomène tant décrié, d'abord nous suggérons la mise en place d'un observatoire pour les enfants vulnérables ou en situation de mendicité qui sera piloté par la Commune, qui est interpellée parce qu'elle a le devoir de faire appliquer les textes et conventions portant sur la protection des enfants. ‘A quoi bon de voter des textes ou de ratifier des conventions pour ne pas les appliquer ?
Le moment est venu d'engager le véritable combat juridique de la protection des enfants.
Partout, le respect des droits des enfants passe par celui de leurs parents et de leurs familles. Comment une ville sociale peut-elle se construire, sans une priorité aux populations les plus fragiles? L'évolution de leur situation doit devenir le point de repère de nos avancées économiques, sociales et politiques.
Ainsi l'Etat et les communes doivent construire de nouveaux centres d'accueil des enfants en situation difficile de sorte de mailler tout le territoire local.


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