Addis-Abeba : M. Akhannouch représente SM le Roi Mohammed VI au 39ème sommet de l'UA    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Rabat : Nouvelle étape dans la coopération institutionnelle entre le Maroc et le Tchad    Inondations au Maroc : feu vert progressif pour le retour des évacués    Stellantis Maroc et Attawfiq Microfinance s'allient pour faciliter l'accès à la mobilité électrique    Béni Mellal-Khénifra : le PIB régional au cœur du débat    AXA Assurance Maroc lance un numéro pour accompagner les clients impactés par les intempéries    Baitas: La société civile, un modèle de citoyenneté responsable et de défense des causes nationales    Benslimane: Réunion consultative sur la situation hydrique du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia    Le Maroc, un acteur majeur dans la stratégie industrielle de Safran (responsable du Groupe)    Canada: Saisie de plus de 1.000 kg de drogues en Alberta    La Chine supprime les droits de douane pour 53 pays africains à compter du 1er mai 2026    Province de Guercif/INDH : 230 bénéficiaires d'une caravane médicale pluridisciplinaire    Une délégation de la Commission de l'économie du Parlement croate reçue à la Chambre des représentants    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    Ukraine: les prochaines négociations se tiendront à Genève les 17 et 18 février    Amical Maroc–Équateur : lancement officiel de la billetterie    CasaRun : nouvelle édition, nouveau format    Football : la Superligue est morte, vive Al-Khelaïfi !    Belkchour met en garde les arbitres du championnat : intégrité absolue et tolérance zéro    Botola : Une lutte acharnée pour la tête du classement    Le Roi reçoit le président du Conseil d'Administration du Groupe Safran    Régulation des médicaments : Amine Tehraoui examine avec une responsable de l'OMS les moyens de renforcer le système national    Intempéries dans le Nord : les infrastructures mises à rude épreuve    Radiothérapie : l'Hôpital universitaire international Mohammed VI de Rabat inaugure une première mondiale hors de Chine    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    COMEX : Patrice Motsepe hausse le ton et exige un durcissement des règles    WAFCON 2026 : le Maroc maintenu, le boycott en préparation    Retaillau se lance dans la course à l'Elysée 2027... le « tombeur du régime algérien » affiche un soutien ferme à la souveraineté marocaine sur le Sahara    En application des Hautes Instructions Royales, le gouvernement déploie un programme d'aide et d'accompagnement des populations sinistrées par les inondations dans le nord et l'ouest du Royaume    Casablanca-Settat : SM le Roi préside la cérémonie de présentation et de lancement du projet de réalisation à Nouaceur d'une usine de production des trains d'atterrissage du groupe Safran    Comme en 2024, Rome écarte le Polisario du sommet Italie–Afrique    L'Italie peut-elle transformer ses ambitions africaines en projets concrets ?    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Morocco's ancient Igoudar at risk as severe weather worsens damage    Murcia se ve sacudida por un caso de secuestro de una marroquí    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    GenZ in Morocco: Zineb El Kharroubi's trial set for February 26 in Casablanca    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Achraf Hakimi de retour : l'heure de la relance face à Rennes    Moroccan–Croatian Economic Forum Lays the Groundwork for Strategic Multi-Sector and Trans-Mediterranean Partnerships    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    Dakar Restaurant Week 2026 : la capitale sénégalaise célèbre la gastronomie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Une avancée environnementale majeure se profile dans le ciel de notre pays
Energies renouvelables : les ambitions du Maroc
Publié dans L'opinion le 19 - 02 - 2010

De grosses choses se préparent pour les énergies renouvelables. Objectif: porter la part de ces énergies vertes dans la production électrique (de près de 5% actuellement) à 18% en 2012 avant d'arriver à 25% en 2030. Mais pour y arriver, la réglementation du secteur s'impose. Celle-ci devra, au-delà de l'encadrement légal et de la régulation, favoriser les investissements.
Le premier projet vise principalement le développement de la production de l'énergie électrique à partir de sources d'énergies renouvelables. Il fixe également les modalités d'accès au réseau électrique.
Révolution solaire...
Quant au deuxième projet, il prévoit la transformation du centre de développement des énergies renouvelables (CDER) en agence. L'objectif est d'étendre les missions de l'établissement, notamment à l'efficacité énergétique, renforcer ses structures et en moderniser les méthodes de gestion.
Le premier projet permet aux personnes morales (publiques/privées) ou physiques de produire, en concurrence avec l'ONE, de l'électricité à partir d'énergies vertes. La réalisation des installations de production, dont la puissance est supérieure ou égale à 2 mégawatts, est soumise à une autorisation provisoire. Si l'installation n'est pas réalisée dans un délai de trois ans, l'autorisation est systématiquement retirée. Quant à l'autorisation définitive, elle est valable pour une durée de 25 ans. Période qui peut être prorogée pour une période similaire. Cependant, si l'installation n'est pas mise en service dans l'année qui suit l'obtention de l'autorisation définitive, cette dernière devient caduque. Il en est de même lorsque l'exploitant suspend ses activités pour plus de deux années consécutives sans justification valable. Etant nominative, cette autorisation ne peut être transférée à un tiers sans l'accord de l'administration.
Si l'exploitant a un projet de changement de capacité, ou de techniques initiales installées, il doit d'abord en obtenir l'aval. A l'expiration de la durée accordée pour l'exploitation, cette dernière devient propriété de l'Etat.
Pour le volet commercialisation, l'exploitant dispose d'un droit d'accès au réseau électrique. Les modalités d'accès à ce réseau sont établies par une convention entre le gestionnaire du réseau et l'exploitant. Cette convention précise aussi les conditions de raccordement au réseau, les formalités commerciales de transport de l'énergie par le gestionnaire du réseau.
Avec le Plan solaire marocain, la loi sur l'énergie solaire et la création de l'Agence Nationale pour les Energies Renouvelables, une avancée environnementale majeure se profile dans le ciel de notre pays.
Il n'y a plus que quelques mesures à lancer en parallèle pour que la société marocaine entre de plain pied dans l'univers des énergies de demain.
Par exemple, si dans le cadre du PERG (Programme d'Electrification Rurale Généralisée) on décide de doter massivement nos campagnes en énergies renouvelables, pour les 20 ou 30 prochaines années, une rupture sera faite par rapport à un modèle énergétique où le bois est le combustible le plus utilisé, et un grand pas aura été fait vers une structure nouvelle qui protège nos forêts d'un pillage quotidien et permanent, qui autorise l'autonomie de production à l'échelle régionale et locale, et qui va contribuer lentement mais sûrement à assoire une certaine souveraineté énergétique.
Si l'aéroport Mohammed V va devenir en 2012 la première place aéroportuaire au monde à fonctionner essentiellement avec de l'énergie produite à partir d'une centrale éolienne (les aéroports de Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir vont suivre...), c'est qu'il est impératif, et légitime surtout, de mettre en place des programmes sectoriels de production tous azimuts des ER, principalement dans le tourisme et l'hôtellerie, l'industrie, l'artisanat, le bâtiment (isolation thermique, chauffage, chauffe-eau solaire...) et les transports en commun...
Un programme spécifique devra être consacré aux hammams (bains maures) qui massacrent chaque jour des milliers de tonnes de bois : des solutions existent sur le plan technologique, et on ne peut continuer de parler de développement durable alors qu'on laisse en paix un mode culturel qui pousse nos forêts à l'agonie et qui compromet donc le bien-être des générations futures !
Pour que la révolution, in fine, soit effective et durable, il y a un point sur lequel il va falloir trancher dans le bon sens : que le matériel technique destiné aux infrastructures solaires (photovoltaïque et solaire thermique : à ne pas confondre !) soit fabriqué au Maroc, histoire de minimiser le coût de revient.
Cela ne sert à rien de fabriquer des voitures chez nous si les batteries vont être importées continuellement des Etats-Unis, d'UE, voire de Chine.
Ne nous débarrassons pas de notre dépendance vis-à-vis des énergies fossiles en la remplaçant par une nouvelle dépendance par rapport aux équipements solaires et éoliens.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.