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L’exemple venu du froid
Publié dans L'observateur du Maroc le 12 - 03 - 2010

La Grèce en grève. Rime pauvre. L’avenir l’est aussi. Pendant que le Premier ministre Papandréou court les capitales à la recherche de soutien, ses concitoyens battent le pavé. Ceux qui sont restés chez eux font de la résistance passive. Tout un pays rechigne à la cure d’austérité qu’impose la crise. Comme s’il n’était pas menacé par la banqueroute. Comme s’il n’avait pas maquillé ses comptes pendant des années, avec instructions directes donnés par les ministères concernés à l’Institut national des statistiques et à sa propre Cour des comptes…
En Espagne, José Luis Rodriguez Zapatero lui aussi résiste aux évidences et nie la débacle qui menace. Il jure qu’il n’y a pas lieu de débattre de la solvabilité du pays et que la situation financière est solide. Il affirme que le déficit public sera ramené de 13 à 3% du PIB en 3 ans. C’est un pari impossible, avec une croissance molle ou négative. Les spéculateurs le savent et en jouent. Les Espagnols pressentent que les impôts vont encore augmenter et qu’après avoir repoussé l’âge de la retraite, il va falloir amputer les pensions. Jamais avant la création de l’euro, on n’avait vu un pays en difficulté ordonner des mesures économiques aussi draconiennes, sans accompagner cette purge d’une dévaluation. Quatre millions de chômeurs déjà dans la péninsule et l’ombre de la récession. Avec le risque qu’elle gagne le reste de la zone euro…
L’autre contagion qui menace, c’est l’islandaise. Par référendum et avec un score digne des consultations en Irak au temps de Saddam Hussein, les Islandais ont rejeté Icecave, l’accord organisant le remboursement des 4 milliards prêtés à Reykjavik par Londres et La Haye pour indemniser les victimes de la faillite d’une banque sur internet, elle-même provoquée par le krach de Wall street. L’accord impliquait que chaque citoyen, nourrisson et retraité compris, verse 99 euros par mois pendant 8 ans... Qui accepterait de payer si cher pour une faute qu’il n’a pas commise ? Le résultat du référendum était couru d’avance !
La réaction des gouvernements alentour l’est beaucoup moins. Les Britanniques qui exigeaient jusqu’alors un remboursement immédiat ont été aussitôt refroidis. Londres se dit soudain prête à négocier. Bruxelles qui examine la candidature islandaise à l’Union européenne se met à mouliner des phrases rassurantes, à distribuer sédatifs et anxyolytiques : «l’affaire Icecave et l’adhésion sont deux dossiers distincts, deux processus séparé». La Commission fait semblant d’ignorer que les Pays-Bas ont juré avant le référendum de mettre leur véto à l’adhésion des Islandais tant qu’ils n’auront pas remboursé ce qu’ils doivent, menace d’autant plus crédible que les élections approchent, qu’elles s’annoncent mal et que la dette islandaise devient déjà un sujet de campagne.
L’important est de rassurer. D’éviter que l’Islande ne devienne le symbole du refus de la rigueur. Qu’elle serve d’exemple à des opinions publiques tentées par le radicalisme. Que la révolte de la classe moyenne du grand nord, gagne les pays du sud de l’Europe. La Grèce aujourd’hui. L’Espagne demain.
De quoi expliquer qu’en rentrant de Grenade où s’est tenu le sommet Union Européenne-Maroc et faisant escale à Paris où il participe à une conférence sur le nucléaire civil, José Manuel Barroso passe tout un dîner à ne parler que… de gouvernance économique ! Le président de la Commission européenne a beau jeu d’expliquer que s’il n’y en a pas davantage dans la zone euro, la responsabilité en revient à l’Allemagne qui l’a rejetée par dogmatisme et à la France, jalouse de sa souveraineté. C’est donc un peu leur faute si les spéculateurs font aujourd’hui campagne contre la dette souveraine des pays de la zone en difficulté. L’idée d’un Fonds monétaire européen n’apporte aucune solution immédiate à la faillite qui menace. Sa mise en place exigerait un nouveau toilettage du traité de Lisbonne, autant dire un casse-tête insoluble puisqu’il faudrait de nouveau affronter les référendums à risques aux Pays-Bas ou en Irlande… La crise que traverse l’euro peut être mortelle, mais le président de la Commission n’y voit que l’occasion d’obtenir toujours plus d’intégration.


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