Le palais d'Ich met en lumière l'écart : une aventure militaire algérienne avortée face à la fermeté marocaine et à une maîtrise calculée de soi    Le Chef du gouvernement reçoit les représentants des nouveaux investisseurs dont les projets ont été sélectionnés dans le cadre de « l'Offre Maroc » en matière d'hydrogène vert    Servir le citoyen marocain et préserver ses intérêts, une priorité absolue (Ambassade du Maroc en Espagne)    Tanger-Tétouan-Al Hoceima : l'AREF appelle à l'accueil des élèves de Ksar El Kébir    Réformes, débats et diplomatie : le Parlement dresse le bilan de la session    Aux Etats-Unis, le dossier du « polisario » bascule vers le champ antiterroriste    Amical : Le Maroc devrait affronter l'Équateur à Madrid avant un duel face aux Pays-Bas    Maroc : Répression accrue selon le rapport 2026 de Human Rights Watch    Le Polisario tente de briser son isolement arabe via une conférence de solidarité    Intempéries: 143.164 personnes évacuées des zones à risque    Taounate : Un séisme de magnitude 3,8 enregistré    Pays-Bas : 12 ans requis contre l'ex-agent marocain du NCTV pour espionnage    Intempéries en Espagne: les liaisons maritimes avec Tanger toujours suspendues    Maroc : Fortes pluies, averses et rafales de vent jusqu'à vendredi    Al Hoceima: Réouverture de plusieurs axes routiers après les intempéries    School closures extended Thursday in Tanger–Tétouan–Al Hoceima    Marrakech : Arrestation de trois suspects après une vidéo virale sur les réseaux sociaux    Santé publique : la vaccination, parent pauvre des politiques de prévention    Décès de Chef Kimo, figure de la gastronomie marocaine en ligne    Brazzaville et Dakar scellent un nouveau partenariat stratégique    « Le Maroc en Musique » : l'AMMA lance sa saison culturelle 2026    Crowdfunding: la campagne de Mazaya pour soutenir les jeunes talents    Le FICAM® revient pour une 24e édition axée sur la jeunesse    Télévision : 2M dévoile son menu ramadanesque    Boxe : Imane Khelif reconnaît avoir suivi un traitement hormonal avant les JO de Paris 2024    Décès du Chef Kimo, figure appréciée de la cuisine populaire    Production avicole : La FISA met en garde contre un déséquilibre structurel du secteur    Modernisation de l'agriculture et revitalisation rurale : pour la construction d'une puissance agricole    Réforme des avocats : Ouahbi écarte toute idée de crise    « Fête du Printemps chinois » : Rabat célèbre le Nouvel An chinois 2026    Nasser Bourita : «Sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc s'impose comme partenaire géostratégique fiable dans les minéraux critiques»    Intempéries: la dépression Leonardo paralyse l'Andalousie et fait un mort au Portugal    New Start : la Chine ne participera pas à des discussions sur l'armement nucléaire "à ce stade"    LabelVie réalise un résultat net de 594 millions de DH en 2025    Inondations : les autorités renforcent l'alerte    Ligue 1: Hakimi suspendu pour un match ferme et un avec sursis après son carton rouge à Strasbourg    Marcel Dessailly : "La FIFA avait à cœur d'amener la Coupe du Monde au Maroc"    Brahim Diaz, victime collatérale de la refonte annoncée du Real Madrid ?    Tourisme : afflux record des Indiens en 2025    Le Maroc et l'Espagne sont liés par des relations culturelles enracinées (Ambassadeur d'Espagne au Maroc)    Borj Belkari : Renaissance d'un bastion historique à l'heure contemporaine    Le Maroc a gagné 14 places dans l'indice mondial « Government AI Readiness 2025 »    Alger sous pression au Sénat américain après l'achat d'avions de combat russes    Minéraux critiques: Marco Rubio souligne le «rôle clé» du Maroc    Sous le leadership de S.M. le Roi, le Maroc est clairement devenu une grande puissance du football mondial    Evacuation des habitants et mise à disposition de l'hébergement... des mesures d'urgence pour faire face aux inondations à Douar Soualem – Sidi Slimane    Affaire Epstein : Jack Lang refuse de quitter l'IMA et invoque une "naïveté" assumée    « Bolt » chinois... Un robot humanoïde qui s'approche des limites de la vitesse humaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Santé mentale au travail : Ce n'est pas la grande forme !
Publié dans L'observateur du Maroc le 05 - 10 - 2022

Dépression, burn out, angoisse... Les troubles mentaux guettant en milieu professionnel sont légion. Véritable source de détresse pour un grand nombre de personnes actives dans le monde, le milieu professionnel est devenu un lieu pas tout à fait sûr et le travail un facteur de risque. C'est ce qu'affirme le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) axé sur la santé mentale dans le monde, publié en juin dernier.
Travail, la source du mal
D'après ce rapport, le travail serait à l'origine de problèmes sociaux qui affectent et impactent négativement la santé mentale des individus. Discrimination, inégalité, intimidation, surcharge de travail, manque de motivation et de reconnaissance, violence psychologique ou sexuelle...sont autant de phénomènes répandus dans le milieu professionnel et faisant l'objet de plaintes liées essentiellement au harcèlement au travail.
Une situation caractérisée par « la grande tension » exercée sur la santé mentale et le bien être des travailleurs à travers le monde. Résultats ? Plus de 12 milliards de journées de travail sont perdues chaque année à cause des troubles liés à la dépression et à l'anxiété. Un mal qui coûte également la bagatelle de mille milliards de dollars à l'économie mondiale.
« Au Maroc, on n'échappe pas non plus à la tendance mondiale. Même si nous manquons d'études et de chiffres officiels pour le confirmer, l'on peut toutefois ressentir cette grande tension et cette tendance plus prononcée chez les travailleurs marocains à développer des troubles mentaux tels la dépression, l'anxiété et le burn out », nous explique Dr Mustapha Massid, psychologue clinicien. Ce dernier note toutefois le « déclic » lié à la pandémie Covid-19. « La pandémie et le confinement ont eut des effets nocifs sur le psychisme et sur l'humeur des gens ici et ailleurs. Les contacts sociaux limités, voire absents, les tensions causées par la crise sanitaire et économique n'étaient pas anodins. Ils ont engendré des conséquences somatiques et psychologiques graves », analyse le clinicien. Si l'impact direct de la pandémie s'est minimisé avec le temps, les travailleurs ne sont pas pour autant épargnés par les « challenges psychiques » de la vie active.
Burn out
« Le repli sur soi, l'humeur dépressive, l'anxiété, les ruminations, les troubles du sommeil et d'appétit sans oublier les réactions hostiles envers soi et envers autrui... sont autant de troubles qui sont aggravés par la pression ressentie en milieu professionnel. Le besoin de s'affirmer, de faire ses preuves, d'être toujours aussi performant, de conserver son poste et son gagne pain... sont autant de facteurs qui en rajoutent au stress subi dans ce milieu très compétitif », ajoute le psychologue. D'après ce dernier, lorsqu'un travailleur est surmené, « se tue à la tâche », manque de reconnaissance, oublie de décompresser et également « malmené » dans sa vie personnelle, le risque de succomber devient important.
« Il faut toujours rester sur ses gardes et prévenir le burn out. Certes on doit faire de son mieux pour accomplir ses missions mais ne pas oublier pour autant de cultiver un certain équilibre. Déstresser, décompresser... sont des mots clés. Il faut donc pratiquer des activités permettant de régénérer son énergie et d'évacuer le stress cumulé. L'équilibre émotionnel est également important dans cette équation », conseille le spécialiste.
Le burn out ou le syndrome d'épuisement professionnel a été reconnu par l'OMS, en 2019, comme maladie professionnelle. Il résulte d'un stress chronique au travail qui n'a pas été géré avec succès et qui se caractérise par trois éléments : Un sentiment d'épuisement chronique, du cynisme et des sentiments négatifs liés à son travail et une efficacité professionnelle réduite.
Directives
Pour améliorer le quotidien des populations actives, l'OMS et l'Organisation internationale du travail (OIT) ont ainsi publié une série de conseils pratiques. Leur objectif ? Prévenir et se protéger contre les risques menaçant la santé mentale au travail. « Une mauvaise santé mentale peut avoir un impact négatif sur les performances et la productivité d'une personne. Ces nouvelles directives peuvent contribuer à prévenir les situations et les cultures de travail négatives et offrir une protection et un soutien en matière de santé mentale dont les travailleurs ont grand besoin», déclare Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Selon ces directives, il est recommandé d'organiser des formations au profit des dirigeants pour renforcer leur capacité à prévenir les environnements de travail stressants et surtout à répondre aux besoins de travailleurs en détresse. Il est également recommandé de prendre en compte les besoins des travailleurs souffrant de troubles mentaux et de proposer des interventions favorisant leur retour au travail. Quant à ceux souffrant de troubles mentaux graves, prévoir des interventions facilitant l'accès à un emploi rémunéré. Se focalisant sur la prévention, les directives mettent en garde contre les charges de travail trop lourdes, l'intimidation, les relations difficiles et toxiques avec les collègues ou les supérieurs.
L'OMS et l'OIT ont publié une note d'orientation conjointe dans laquelle elles présentent des stratégies pratiques pour gouvernements, employeurs, travailleurs ainsi qu'organisations professionnelles.
PS
Selon les chiffres de l'Enquête épidémiologique nationale sur la prévalence des troubles mentaux et les toxicomanies au Maroc, réalisée par le ministère de la Santé en collaboration avec l'OMS, 26,5% des Marocains souffrent de troubles dépressifs, 9% de troubles anxieux, 5,6% de troubles psychotiques, 1% de schizophrénie, 2% d'abus d'alcool et 1,4% de dépendance alcoolique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.