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La psychiatrie, parent pauvre de la Santé | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 18 - 10 - 2012

L'Association marocaine des usagers de la psychiatrie (AMUP) a organisé vendredi dernier à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, une conférence sur « Bonheur et santé mentale ». Prétexte pour présenter au grand public les principaux objectifs de la nouvelle structure.
Le Professeur Driss Moussaoui entouré des membres de l'Association marocaine des usagers de la psychiatrie.
Les personnes souffrant de troubles psychiques ont désormais leur propre mouvement associatif : l'Association marocaine des usagers de la psychiatrie (AMUP). Récemment portée sur les fonts baptismaux, elle se veut le porte-drapeau de leurs revendications. « Nous envisageons de défendre les droits des personnes atteintes de maladies psychiques aussi bien auprès des instances publiques et privées, les informer davantage sur le comportements à adopter pour mieux faire face à cette pathologie. L'AMUP compte aussi lutter contre la toxicomanie qui est fréquente chez certains patients, instaurer la gratuité des médicaments. Notre principal objectif est de chasser les préjugés qui entourent cette maladie », martèle Amal Moutrane la secrétaire générale. L'Association prévoit d'organiser prochainement une assemblée générale pour réfléchir sur un plan d'action.
Pour une autre perception des troubles mentaux
A en croire Naima Trachen, présidente de l'Association marocaine d'appui, de lien et d'initiation des familles des personnes souffrant de troubles psychiques (AMALI), « l'AMUP constituera un élément de poids pour une meilleure perception des troubles mentales », non sans encourager, «la création d'autres associations d'usagers de la psychiatrie ». Le lancement de ce projet s'est effectué à travers une conférence « Bonheur et psychiatrie », animée par le Pr Driss Moussaoui président de l'Association mondiale de la psychiatrie sociale et par ailleurs directeur du centre collaborateur de l'OMS en santé mentale et neurosciences à Casablanca. Dans un amphithéâtre d'environ 200 personnes majoritairement composées d'étudiants , il a présenté un exposé philosophique riche en métaphores où il a essayé de montrer comment les personnes qui souffrent de troubles psychiques peuvent ressentir elles aussi la joie , car selon lui, « il n'existe pas de bonheur ou de malheur définitif . Le bonheur est une echelle qui varie selon les circonstances de la vie » car c'est une echelle. Pour étayer son argumentaire, il cite l'exemple des athlètes paraolympiques qui s'épanouissent durant les Olympiades. Pour conclure la séance, l'amicale des étudiants de la Faculté ont égayé l'assistance avec une pièce de théatre qui dépeint les difficultés rencontrées par les malades dans les structures hospitalières .
3 QUESTIONS À …
Pr. Driss Moussaoui président de l'Association mondiale de psychiatrie sociale
Quelles sont vos impressions avec la création de l'AMUP ?
Je suis extrêmement heureux que l'Association marocaine des usagers de la psychiatrie (AMUP) ait été créée. C'est une première historique puisque ce type d'association n'existe pas dans les 23 ou 24 pays de la région d'Afrique du Nord -Moyen Orient de l'OMS allant du Maroc jusqu'au Pakistan. Il existait jusqu'à présent des associations de familles de malades mentaux, des associations de familles et d'usagers . Il est très important que les usagers eux-mêmes parlent de leurs souffrances, de leurs besoins, qu'ils fassent du lobbying auprès des personnes responsables pour pouvoir améliorer leur situation.
Qu'en est-il de la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychiques au Maroc ?
Il y a eu des progrès dans les vingt ou trente dernières années mais ils sont extraordinairement insuffisants. Nous manquons de psychiatres, d'infirmiers en psychiatrie, de lits pour les patients, de psychothérapeutes, de médicaments, etc. On constate qu'il y a une amélioration au niveau de la prise de conscience des Marocains et des décideurs en particulier par rapport à la santé mentale, son impact sur la vie des patients, de leurs familles, et de leur entourage.
Tout récemment le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a publié une étude sur la situation de la santé mentale au Maroc. Aujourd'hui, quels sont les plus grands défis selon vous ?
C'est un rapport très important qui décrit une situation qui pour l'essentiel est mauvaise. Je trouve que cette description est en dessous de la réalité. La situation est encore plus dure dans les institutions psychiatriques décrites parce que la psychiatrie a été et continue d'être considérée par beaucoup comme quelque chose de négligeable par rapport à la chirurgie, au diabète, à la cancérologie, etc. Les budgets et ressources humaines du ministère de la Santé destinés à la psychiatrie et aux malades mentaux sont détournés vers d'autres sites, ce qui est totalement inacceptable. Il est temps que les gens se réveillent et se rendent compte que la non prise en charge des malades mentaux pourrait avoir de graves répercussions économiques, politiques et sociétales sur le pays.
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