Bank of Africa renforce sa rentabilité avec 3,8 milliards de dirhams de bénéfices en 2025    Maroc–Egypte U17 : heure, chaîne pour suivre le match en direct    CAN 2025 : la CAF se retranche derrière le TAS après une finale sous tension    Casablanca : une académie digitale pour propulser les jeunes vers l'emploi dans les métiers du contenu    Akhannouch tranquiliza: «No habrá aumento en los precios del gas butano y la electricidad» a pesar de la guerra en Medio Oriente.    Après le partenariat stratégique, le Maroc et l'Indonésie renforcent la coopération sécuritaire    Présidentielle au Bénin. La campagne électorale démarre    Congo - Brazzaville. La Cour constitutionnelle valide la réélection de Denis Sassou Nguesso    Netanyahu : le pouvoir iranien finira par "s'effondrer de l'intérieur"    Casablanca : PwC dévoile les grandes tendances de la CEO Survey 2026    Rabat : La Tour Mohammed VI livrée en attendant son inauguration    Marhaba 2026: Armas Trasmediterránea renforce son offre maritime    Conflit au Moyen-Orient: Aziz Akhannouch préside la 1e réunion du comité chargé du suivi de l'impact sur l'économie    UM6P : c'est parti pour la 6è Semaine de la Science    La Bourse de Casablanca débute sur une note positive    Secteur non financier: Le crédit bancaire progresse de 5,8%    L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Chef d'Etat-Major des Forces de Défense du Kenya    Nouveau report dans l'affaire des supporters sénégalais : deux avocats rejoignent la défense    PSU and FDG move toward electoral coordination ahead of 2026 vote    Appel du président égyptien al-Sissi à Trump: "Aide-nous à stopper la guerre"    Moyen-Orient : Al Adl Wal Ihsane appelle à l'unité contre Israël et les Etats-Unis    Energie et géopolitique : Les zones d'ombre des importations marocaines de carburants russes    Exécution de deux prisonniers en Iran et renforcement des mesures sécuritaires    Rachid Talbi El Alami représente SM le Roi à la cérémonie d'investiture du président de la République centrafricaine    Ouahbi tire la sonnette d'alarme : des escrocs manipulent 100 MMDH en dehors du circuit économique    Etudiants américains évacués de Jordanie : Rabat devient leur nouveau campus    Botola : Les matches de mise à jour du 1er au 6 avril    Mondial 2026 et 2030 : Gustavo Alfaro voit le Maroc comme favorit    Plusieurs clubs anglais intéressés par Talbi, Sunderland ouvre la porte à un départ    Amical : le Maroc U23 accroché par la Côte d'Ivoire    Sécurité : le Ghana et l'UE scellent un partenariat    Temps froid et fortes rafales de vent lundi et mardi dans plusieurs provinces    Rabat : Tehraoui lance la mise à niveau du système d'aide médicale urgente    Ceuta : Un deuxième tunnel secret relié au Maroc a servi au trafic de drogue    Liberian police seeks Moroccan expertise in security and crime fighting    Droits de l'enfant : l'ONDE présente son bilan annuel et scelle de nouveaux partenariats stratégiques    Fès Gate 2026 : une consécration pour les talents qui font rayonner le Royaume    Aéronautique : Avincis renforce ses services au Maroc    Hammouchi reçoit l'Inspecteur général de la police du Libéria    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    Mode africaine : 10 créateurs qui dominent la scène mondiale    Le Concours International de Musique de l'OPM revient pour une 22e édition    Football : Ayyoub Bouaddi laisse planer le suspens pour son choix entre le Maroc et la France    Younès Belhanda accusé d'avoir agressé un ancien coéquipier en Turquie    FICAM 2026 : Une ouverture sur la jeunesse et l'évolution du cinéma d'animation    Festival [IN]VISIBLE 2027 : le Maroc au cœur de l'innovation immersive et mémorielle    Diaspo #434 : En France, Amine Le Conquérant se réapproprie l'Histoire des châteaux    Journée mondiale du Théâtre : Willem Dafoe rappelle la puissance unique de la scène    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Recettes pour un risk management efficace
Publié dans Les ECO le 22 - 03 - 2010

Présenter des recettes opérationnelles pour établir un système de gestion du risque (risk management) efficace. Tel était l'objet d'un séminaire de formation tenu hier à Rabat par la compagnie d'assurance Zurich Maroc. Régulateur du secteur national des assurances et professionnels étaient conviés à s'intéresser au cas pratique de la compagnie, laquelle «bénéficie d'une expérience probante en matière de risk management», se targue Amine El Kernighi, chef du département audit interne et risk management au sein de Zurich Maroc. Une initiative bienvenue, surtout que la gestion du risque est loin d'être apprivoisée au Maroc (voir encadré). Pourtant, les avantages à tirer de cette démarche sont indéniables, puisqu'elle permet de traiter méthodiquement les risques qui s'attachent à une entreprise et de rechercher ainsi des bénéfices durables dans le cadre de ses activités. Ce faisant, cette démarche ajoute le maximum de valeur durable à chaque activité de l'organisation, puisqu'elle mobilise la compréhension des aléas positifs ou négatifs qui dérivent de tous les facteurs qui peuvent affecter l'organisation. En d'autres termes, elle augmente la probabilité de succès et réduit la probabilité d'échec et l'incertitude qui s'y attache. Partant, la gestion du risque protège le patrimoine de l'organisation et crée de la valeur pour celle-ci et ses parties prenantes, par plusieurs moyens. D'abord en fournissant un cadre méthodologique qui permet à toute activité future d'être mise en place de façon cohérente et maîtrisée. Ensuite, par l'amélioration qu'elle permet du processus des décisions, leur planification et leur hiérarchisation par une compréhension exhaustive et structurée des activités de l'organisation, de ses résultats et des opportunités et menaces sur ses projets. Son apport consiste également dans sa contribution à l'optimisation de l'utilisation et de l'allocation du capital et des ressources dans l'organisation, mais aussi à la protection et l'augmentation du patrimoine et de l'image de marque de l'organisation. Enfin, l'intérêt de cette démarche réside dans le développement et le soutien qu'elle apporte au potentiel des employés et au capital de connaissance de l'organisation.
Une pratique loin d'être entrée dans les mœurs
Selon une enquête menée conjointement par l'Association marocaine de risk management (Amrim) et le cabinet de conseil franco-marocain INGEA menée sur un panel de 40 entreprises en 2008, 80% des patrons avouent n'avoir défini aucune politique générale de management du risque. Par contre, les bonnes intentions ne manquent pas, puisque 48% des patrons déclarent être fortement sensibles à la construction du risk management. Par ailleurs, l'enquête révèle également que les risques opérationnels (défaillance des collaborateurs, du matériel, etc.) figurent parmi les plus communément identifiés. Il faut aussi dire que le risque opérationnel figure parmi les aléas les plus préoccupants pour les patrons, spécifiquement pour 44% d'entre eux.
Amine El Kernighi : Chef du département audit interne et risk management au sein de Zurich Maroc
«La baisse des recettes de l'IS plombe le budget»
Les Echos : Quels sont les types de risques qui peuvent être appréhendés par le risk management ?
Amine El Kernighi : Si l'on considère l'exemple d'une compagnie d'assurance, il y a d'abord le risque stratégique qui touche à la vision de l'entreprise et à sa projection dans le futur. Il y a aussi le risque opérationnel, qui concerne la gestion au quotidien. On distingue également le risque de crédit, ou risque de contrepartie, qui étudie l'exposition de l'organisme en cas de défaillance de ses partenaires. Il y a aussi le risque financier, qui consiste pour un assureur essentiellement en des risques de placement : une compagnie qui a des contrats d'assurance-vie arrivant à terme, pourra-t-elle remplir ces engagements ? Quel est à cet effet le degré de liquidité de ses placements ? Le risque légal est aussi à prendre en compte, à savoir qu'un organisme peut être en défaut par rapport aux exigences réglementaires. Des questions se posent notamment quant à la capacité d'y faire face, et à l'ensemble des sanctions dont on est passible.
Une fois les risques déterminés, quelles actions entreprendre ?
On croit en général que le risk manager a pour principale tâche de souscrire des contrats d'assurance pour le compte de l'organisme dont il gère le risque. En fait, ce n'est là qu'une partie de ses attributions. Car il faut déjà connaître le risque avant de le transférer. Une fois les risques déterminés, un tri est opéré entre les risques à éliminer, les risques à maîtriser, ceux à accepter, ceux que l'on choisit de sous-traiter à une entreprise, et enfin ceux que l'on transfère à des compagnies d'assurance.
Quel est l'intérêt de tout ce processus ?
Toute cette démarche permet à l'entreprise en bout de chaîne de connaître ses risques pour les analyser, les évaluer et les maîtriser pour pouvoir y faire face.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.