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Confinement: les autres effets sur la santé
Publié dans Les ECO le 29 - 04 - 2020

Il est incontestable que, pour le moment, le confinement est un bon moyen de lutter contre la propagation du coronavirus. Mais un confinement prolongé peut avoir des impacts négatifs si on ne prend pas soin de notre santé. En effet, ce dernier chamboule complètement notre mode de vie et nos habitudes alimentaires. «Activité physique réduite, sommeil perturbé, angoisses de contracter la maladie, tentation de se réfugier dans la nourriture ou devant les écrans... Tout ceci constitue un véritable problème de santé publique car, si nous n'y prêtons pas assez attention, nous prenons le risque qu'une partie de la population ne sorte durablement affaiblie de cette épreuve», souligne Dr Khadija Moussayer, présidente de l'Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS).
Limiter les effets de l'anxiété
Ainsi, le stress nous expose à l'anxiété, source d'irritabilité, de risques de violence et même de dépression en cas de fragilité mentale. Selon l'AMMAIS, il est recommandé d'essayer de garder le rythme d'une vie normale, avec des horaires fixes de repas, de consacrer du temps aux activités ludiques et récréatives et de suivre un emploi du temps établi pour la journée. «L'objectif est de ne pas monopoliser son temps libre à l'écoute d'informations, anxiogènes par nature, sur l'épidémie», souligne le docteur Moussayer.
Troubles du sommeil
«Par ailleurs, notre rythme quotidien habituel est structuré par notre activité professionnelle, qui nous impose des horaires de lever et de coucher, qui nous permet une exposition à la lumière de jour, etc.; cette rupture peut perturber notre horloge biologique et nuire à la qualité de notre sommeil, voire provoquer des insomnies, aggravées de surcroît par une augmentation du temps passé devant les écrans», explique le docteur Moussayer. Aussi, il est recommandé de garder un rythme précis, avec un horaire de lever identique, une durée de sommeil suffisante mais pas excessive (entre 7 et 8 heures), et d'être attentif à une exposition à la lumière qui permette la production de la mélatonine (l'hormone du sommeil) par le cerveau. «Il est préconisé, enfin, de ne pas rester éveillé (à traîner) au lit, de modérer sa consommation d'excitants et de se déconnecter des écrans une à deux heures avant le coucher! Il faut d'ailleurs savoir que les personnes passant plus de 7 h par jour en position assise devant un écran de télévision ont un risque de mortalité cardiovasculaire de l'ordre de 85% plus élevé que celles passant moins d'une heure par jour devant la télévision», note la présidente de l'AMMAIS.
Faiblesse musculaire
Quant à l'inactivité physique -et donc à la sédentarité- il faut rappeler que, selon l'OMS, celle-ci double en temps normal les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d'obésité et augmente ceux de cancer du colon, d'hypertension artérielle, d'ostéoporose, de troubles lipidiques, de dépression et d'anxiété. «Cette sédentarité a en effet un impact direct sur nos muscles en induisant une perte de la masse musculaire et une plus grande fatigabilité musculaire», souligne le docteur Moussayer. Selon elle, les jeunes peuvent facilement se rattraper, contrairement à celles âgées qui risquent entre autres une perte d'autonomie. Il est donc vivement recommandé de se lever toutes les 30 minutes minimum pour marcher pendant 4 ou 5 mn. Il faut aussi faire des exercices de souplesse et de renforcement musculaire pendant 15 minutes (au moins) par jour.
Risque nutritionnel
Le risque nutritionnel peut aussi s'ajouter à la réduction de l'activité physique. En effet, consommer plus d'aliments sucrés et grignoter davantage provoquent des prises de poids. «Une réduction de 10.000 pas/jour à 1.500 pas, pendant 14 jours, augmente de 7% le volume du tissu graisseux abdominal profond chez des adultes indemnes de toute pathologie, prévient-elle. Pour éviter cela, il faut respecter des horaires de repas fixes, cuisiner des produits bruts, manger des légumes, des fruits et des légumineuses et réduire un peu les quantités consommées.
Khadija Moussayer
Spécialiste des maladies auto-immunes
«N'abusez pas de l'eau de Javel»
Les personnes atteintes de maladies chroniques (insuffisance rénale ou cardiaque, hypertension artérielle, maladie respiratoire ou surpoids) sont les plus vulnérables face au coronavirus. Le confinement dans son habitation accroît par ailleurs fortement les risques d'allergies à cause de polluants et d'allergènes souvent présents au domicile en trop grandes quantités.
Pour les éviter, il convient en particulier de privilégier, pour le nettoyage, les produits naturels (comme le savon) et ne pas abuser des produits ménagers industriels (l'eau de javel, c'est bien, mais gare aux excès), ouvrir vos meubles (surtout en bois aggloméré, qui contiennent souvent des produits chimiques nocifs), aérer le logement quotidiennement, battre et nettoyer les tapis (car ils sont souvent allergènes) et laver les draps au minimum toutes les semaines. Certains symptômes de l'allergie (gorge irritée, éternuements, gêne respiratoire...) peuvent évoquer à tort le Covid-19.
Par ailleurs, durant le confinement, le risque de délaisser les soins chroniques est énorme, ce qui présente des conséquences néfastes sur l'équilibre de la maladie sous-jacente. Bien entendu, l'inactivité musculaire, associée au stockage d'énergie sous forme de graisse, crée une diminution de la sensibilité à l'insuline et précipite des personnes (prédisposées génétiquement) dans le diabète.


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