Intempéries: La province de Larache élabore un plan opérationnel intégré pour faciliter le retour des citoyens évacués    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Par mesure de précaution face aux intempéries... Suspension des cours dans plusieurs communes de Ouarzazate    Kénitra : Lancement du plan de retour progressif pour les habitants des zones sinistrées    Le Maroc, invité d'honneur du Summit Digital 2026 à Madrid    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    Akhannouch : L'élection du Maroc au CPS de l'UA traduit la confiance placée dans le Royaume    Ligue des champions de la CAF : AS FAR et RS Berkane jouent leur avenir continental    CAF : climat tendu et appels à des réformes internes après la CAN 2025    Le ministère de l'Intérieur dévoile un plan pour le retour des habitants dans les zones sinistrées    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    Inundaciones en Marruecos: luz verde progresiva para el regreso de los evacuados    Return of evacuees begins in flood-hit Moroccan provinces    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Le Maroc, un acteur majeur dans la stratégie industrielle de Safran (responsable du Groupe)    Rabat : Nouvelle étape dans la coopération institutionnelle entre le Maroc et le Tchad    Canada: Saisie de plus de 1.000 kg de drogues en Alberta    La Chine supprime les droits de douane pour 53 pays africains à compter du 1er mai 2026    Maroc-Mauritanie : Vers un renforcement de la coopération agricole et scientifique    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Stellantis Maroc et Attawfiq Microfinance s'allient pour faciliter l'accès à la mobilité électrique    Béni Mellal-Khénifra : le PIB régional au cœur du débat    AXA Assurance Maroc lance un numéro pour accompagner les clients impactés par les intempéries    Baitas: La société civile, un modèle de citoyenneté responsable et de défense des causes nationales    Province de Guercif/INDH : 230 bénéficiaires d'une caravane médicale pluridisciplinaire    Benslimane: Réunion consultative sur la situation hydrique du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia    Maroc-Equateur: la billetterie ouverte ce vendredi    CasaRun : nouvelle édition, nouveau format    Ukraine: les prochaines négociations se tiendront à Genève les 17 et 18 février    Régulation des médicaments : Amine Tehraoui examine avec une responsable de l'OMS les moyens de renforcer le système national    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    COMEX : Patrice Motsepe hausse le ton et exige un durcissement des règles    WAFCON 2026 : le Maroc maintenu, le boycott en préparation    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    En application des Hautes Instructions Royales, le gouvernement déploie un programme d'aide et d'accompagnement des populations sinistrées par les inondations dans le nord et l'ouest du Royaume    L'Italie peut-elle transformer ses ambitions africaines en projets concrets ?    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    GenZ in Morocco: Zineb El Kharroubi's trial set for February 26 in Casablanca    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Achraf Hakimi de retour : l'heure de la relance face à Rennes    Moroccan–Croatian Economic Forum Lays the Groundwork for Strategic Multi-Sector and Trans-Mediterranean Partnerships    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Petite banane d'Aourir veut devenir grand écosystème d'avenir
Publié dans La Vie éco le 15 - 01 - 2023

Entre la ville d'Agadir et la station touristique de Taghazout se niche tout un pan économique se nourrissant du bananier. Ses retombées sur la région rivalisent avec le tourisme.
Douce, sucrée et d'une texture crémeuse, la banane d'Aourir dans la région d'Agadir n'a pas son pareil sur le plan gustatif. Ce qui fait d'elle un produit recherché par les habitants et les visiteurs de la destination. Produite localement, cette banane pousse sur un grand nombre d'hectares dans ce village à environ 10 km au nord d'Agadir, entre les communes d'Anza, à la périphérie nord, et de Taghazout, la station balnéaire. Le fruit est même un pilier de l'économie locale. Depuis les années quarante, la culture du bananier en plein champ est considérée comme l'activité principale des agriculteurs de Tamri et Tamrakht, sachant que les premières souches de cette culture sont d'origine des îles Canaries.
«Dwarf Cavendish», variété dominante
Grâce à sa production assez importante et ses revenus, le banaier a été cultivé par les agriculteurs de la région sur ces terres des plus favorables et des plus fertiles de cette contrée. Les périmètres issus des deux vallées (Tamri et Tamrakht) représentent en effet les seuls endroits où une agriculture intensive est possible. Dans ces zones, le climat est particulièrement adapté pendant une grande partie de l'année. La région offre un taux d'humidité adéquat favorisé par les courants océaniques atlantiques. La température qui oscille entre 25 et 31 degrés pendant notamment la saison chaude est adaptée à la culture de la banane. En saison froide, le système de nébulisation est nécessaire. Mais le fort ensoleillement dont bénéficie le village d'Aourir facilite l'épanouissement de la banane localement dans des terres enrichies en oligo-éléments, ce qui contribue à la sauvegarde de la culture du fruit, conduite de manière traditionnelle pour produire des bananes sans utilisation de produits phytosanitaires. Seuls le compost et le fumier sont utilisés pour reconstituer les sols, selon les acteurs locaux. Cela donne une banane petite et charnue d'une saveur douce. C'est la «Dwarf Cavendish» qui constitue la variété dominante des bananes produites au Maroc, principalement cultivée dans le village d'Aourir et ses environs. Tout au long de l'année, le fruit est récolté encore vert et stocké à température variable chauffée au gaz pour atteindre la maturité avant d'être acheminé vers les détaillants. La production locale approvisionne toute la région d'Agadir et même les provinces du sud. Des grossistes fournissent le produit jusqu'à Laâyoune. La culture de banane a généré tout un écosystème d'intervenants au nord d'Agadir et bien au-delà. Du producteur au détaillant, en passant par le grossiste, sans parler des transporteurs, la petite banane a créé beaucoup d'emplois. Selon un acteur de la filière, il y aurait dans les zones de production de la région d'Agadir quelque 200 producteurs et une trentaine de commerçants au détail à Aourir.
Un label local
C'est au bord de la route sur le chemin des plages que s'alignent les marchands de bananes à Aourir. C'est devenu une habitude pour tous à l'aller ou au retour de s'arrêter pour s'approvisionner en bananes. Au prix de 8 à 9 DH le kg en moyenne, ce fruit du terroir, devenu un label de la localité, est bon marché comparativement aux origines concurrentes d'Afrique et des îles Canaries. Mais les commerçants regrettent le temps où leur activité était plus rentable et la petite banane d'Aourir vendue à un prix plus rémunérateur.
La mise en valeur des périmètres de production est freinée par plusieurs contraintes naturelles, économiques et sociales : la non-maîtrise de l'aspect post-récolte par les agriculteurs et les commerçants, ainsi que la chute des prix au cours de ces dernières années qui affecte la rentabilité économique de la culture. La succession des années de sécheresse en est une autre qui nécessite des actions pour mieux maîtriser les ressources en eau. Les périmètres concernés étant caractérisés par une pluviométrie moyenne d'environ 227 mm avec une forte irrégularité entre les années, alors que les ressources en eau de ce périmètre sont essentiellement souterraines, constituées généralement par la nappe alluvionnaire, alimentée par les infiltrations des eaux du barrage Moulay Abdallah.
Cependant, un avenir meilleur attend cette activité. En effet, le programme sur lequel travaille actuellement le ministère de l'Agriculture à travers l'Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa (ORMVA SM), en partenariat avec des associations locales, est de nature à apporter des réponses à ces contraintes et favoriser l'évolution de cette culture. Le projet est à un stade très avancé. La finalité, pour une meilleure valorisation du produit, est d'aboutir à terme à la labellisation de la banane locale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.