Le Maroc a gagné 14 places dans l'indice mondial « Government AI Readiness 2025 »    Inondations dans le Gharb : le bétail menacé et les agriculteurs désemparés    Participation à Washington de M. Bourita à une réunion ministérielle sur les minéraux critiques    Barrages : le gouvernement se penche sur les enjeux de sécurité    Emploi agricole : en quête d'assises plus attractives    Nouvelle loi sur les chèques au Maroc : ce qui a changé depuis janvier 2026    Intempéries. Un coup dur pour la filière des agrumes    Nord du Maroc : la Direction météorologique explique la situation exceptionnelle    Tyla brille aux Grammy Awards    1–54 Marrakech 2026. L'Atelier 21 met en lumière cinq figures majeures de l'art marocain    Garou invite Kendji Girac à Rabat et Casablanca pour un show inédit en 2026    Après Paris, Bruxelles et Montréal, Comediablanca revient à Casablanca    Alger sous pression au Sénat américain après l'achat d'avions de combat russes    Maroc-Espagne : Sánchez salue l'efficacité de la coopération migratoire avec le Royaume    Tanger-Tétouan-Al Hoceima: Suspension prolongée des cours jeudi    Météo : La vigilance rouge maintenue au nord du pays    Chambre des Conseillers : La création de l'Agence nationale pour la protection de l'enfance approuvée    Le Parlement approuve le projet de loi sur l'organisation de la profession d'adoul    LabelVie : 13,7% de croissance des ventes, conforme avec la Vision 2028 du groupe    Logistique: inauguration de la plateforme Lakhyayta II Hub    Minéraux critiques: Marco Rubio souligne le «rôle clé» du Maroc    Le Congrès américain vote la fin de la paralysie budgétaire    Sous le leadership de S.M. le Roi, le Maroc est clairement devenu une grande puissance du football mondial    Evacuation des habitants et mise à disposition de l'hébergement... des mesures d'urgence pour faire face aux inondations à Douar Soualem – Sidi Slimane    Argentine : Newell's Old Boys évoque un possible retour de Lionel Messi en 2027    Youssef En-Nesyri rejoint le club saoudien Al-Ittihad    Italie : L'athlète marocain Hamza Najih remporte la compétition internationale HYROX    Gianni Infantino : « Le Maroc a tout pour gagner la Coupe du monde »    Le Maroc, sous la conduite de S.M. le Roi, consolide sa position d'acteur crédible aux niveaux régional et international    Interdiction de quitter le territoire pour le parlementaire Bendou    L'inspecteur général des FAR reçoit la conseillère militaire par intérim de l'ONU    Washington évoque des sanctions contre l'Algérie après l'achat d'avions russes    Tragedia en Boujaria: tres mujeres de una misma familia perecen en el derrumbe de una casa causado por el mal tiempo    Coupure temporaire de la circulation sur la RN2 entre Tétouan et Tanger et la RN16 entre Tétouan et Fnideq    Inondations à Taza : évacuation et relogement d'urgence après la crue des oueds Lâarbaa et Dfali    Glissement de terrain mortel à Abkair après des pluies torrentielles dans la province d'Al Hoceima    Affaire Epstein : Jack Lang refuse de quitter l'IMA et invoque une "naïveté" assumée    Libye: le procureur général confirme la mort de Saif Al-Islam Kadhafi    Deux mois après sa rencontre avec Tebboune, l'ambassadeur vénézuélien en Algérie se rend à Tindouf    L'armée américaine dit avoir abattu un drone iranien ayant approché un porte-avions    France : Le réalisateur Mohamed Ahd Bensouda tire sa révérence    Inondations au Maroc : Achraf Hakimi exprime son soutien aux habitants de Ksar El Kébir    « Bolt » chinois... Un robot humanoïde qui s'approche des limites de la vitesse humaine    La Chambre des représentants clôture la première session de l'année législative 2025-2026    Retour des irréguliers : Nuñez attend une "amorce" de réponse d'Alger    Fela Kuti, premier Africain honoré aux Grammy    Trois nouvelles installations à découvrir au MACAAL    Casamémoire : un nouveau bureau et des ambitions renforcées    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Affirmez-vous pour en finir avec les conflits latents
Publié dans La Vie éco le 01 - 12 - 2006


L'affirmation
de soi n'est pas être agressif. C'est se respecter en s'exprimant
directement,
tout en ayant de la considération pour autrui.
Les qualités de communicant
sont à la base de cette attitude.
Cette compétence peut s'acquérir.
Testez votre degré de confiance en vous.
Une entreprise, c'est d'abord une idée, des moyens financiers pour la mettre en œuvre et un marché. Mais ce n'est pas tout : pour réaliser des performances, il faut aussi des compétences qui vont dans le même sens. Combien de fois a-t-on vu un projet avorter en raison d'une mésentente entre ses initiateurs, ou un conflit interne dû à des problèmes d'ego mettre en péril l'avenir d'une entreprise ?
«Assertivité», l'expression libre de toutes les émotions hormis l'anxiété
Cela ne signifie évidemment pas que l'entreprise doit avoir des allures de temple bouddhiste où règne un calme olympien. On peut même aller jusqu'à dire que les dissonances sont de temps en temps nécessaires car elles permettent de recadrer la manière de faire. Mais pour que cette entreprise fonctionne correctement, la règle est que ses différentes composantes arrivent à développer des qualités humaines leur permettant de se transcender pour éviter les conflits. C'est ce besoin de savoir-être qui constitue aujourd'hui le ferment des formations portant sur le développement personnel, qui séduisent de plus en plus de managers.
Parmi les concepts qui gagnent du terrain, celui de l'«assertivité» qui n'est rien d'autre qu'une attitude reflétant la capacité à s'affirmer tout en respectant autrui. Autrement dit, il s'agit de se respecter soi-même en s'exprimant directement, sans détour, mais avec considération. Cela conduit à diminuer le stress personnel et à ne pas en créer chez autrui.
Le concept, très lié à la notion de confiance en soi, vient du mot anglais «assertiveness». Il fut introduit par Andrew Saltier, psychologue new-yorkais, dans la première moitié du XXe siècle. Il a été défini plus récemment par Joseph Wolpe, psychiatre et professeur de médecine américain, comme «l'expression libre de toutes émotions vis-à-vis d'un tiers, à l'exception de l'anxiété».
A priori, cette attitude n'est pas toujours naturelle chez l'homme. Face à une situation délicate, il est plus enclin à éviter l'affrontement, à manipuler l'interlocuteur et à faire preuve d'agressivité. Ces trois postures sont sources de perte de temps et donc contreproductives. L'idéal est d'être, le plus possible, dans l'assertivité . Selon les spécialistes en la matière, une seule personne qui l'adopte permet d'enclencher une dynamique positive dans un groupe. Cette attitude est importante dans toutes les situations de la vie. Et pour se limiter au monde de l'entreprise, on peut dire qu'elle est essentielle aussi bien pour le management que pour le reste des salariés.
Tout acte ou mot blessant cache un non-dit
Cependant, la confiance en soi ne se décrète pas, mais se construit peu à peu, à l'intérieur de nous-même. Elle suppose avant tout des qualités de communicant. C'est même le socle. Il ne s'agit pas ici d'en savoir plus que l'autre, ce qui peut générer l'effet inverse de ce qui est recherché, mais de le considérer comme il est, en essayant de gérer ses réactions en fonction du contexte. Les psychologues ne disent-ils pas que tout acte ou mot blessant cache un non-dit, un besoin d'évoquer une crainte ou un inconfort. Selon Ahmed Bouanane, consultant formateur au cabinet Demos Maroc, «la compétence communicative est le premier accès pour évaluer le comportement en matière d'affirmation de soi».
Communiquer se conçoit en trois temps : écouter le message, le reformuler et assurer un retour constructif. Les deux premiers temps procèdent du respect de l'autre parce qu'on essaie de le comprendre et de l'aider à s'exprimer. En revanche, le troisième relève du respect de soi-même.
Sous prétexte de ménager l'autre, on se réfugie dans les «inchallah», etc.
Tenir compte de l'autre, écouter ses plaintes et comprendre ses désirs ne signifie pas agir contre son propre intérêt. En somme, dans l'impossibilité de répondre à une demande, on doit être capable de dire non, mais sans rupture dans le dialogue. Souvent, sous prétexte de ménager son interlocuteur ou parce que l'on redoute sa réaction, beaucoup sont tentés de se réfugier derrière des promesses sans lendemain. C'est le cas dans notre environnement culturel où les réponses comme «inchallah», «je vais le faire»… cachent, au fond, un refus non exprimé ouvertement. Cette attitude est tout à fait contraire à ce que l'on observe dans les pays anglo-saxons où le non est plus facilement acceptable. Il n'en demeure pas moins que, comme la délégation ou la gestion d'équipe, la culture du non est un apprentissage.
Dire non, après avoir bien décodé un message, n'est rien d'autre que s'affirmer. La démarche reste toutefois incomplète s'il n'y a pas d'explications. Cela consiste à souligner d'emblée que l'on a bien intériorisé la demande et qu'on y est sensible. Ce n'est qu'ensuite qu'il convient d'expliquer, sans détour, le pourquoi du refus.
L'assertivité, c'est préférer aux conflits latents une logique d'échange
L'autre facette de l'affirmation de soi, c'est que l'individu n'est pas seulement récepteur, il est aussi émetteur, il est aussi amené à s'extérioriser : dire ce qu'il pense quand la situation l'impose. Garder des griefs à l'égard de quelqu'un ne fait que pourrir une ambiance. Ahmed Al Motamassik l'explique ainsi : «Un conflit ouvert est préférable à un conflit latent. Quand les gens s'expriment, on a toujours les moyens d'intervenir ou de solliciter des conciliateurs internes. En revanche, un conflit latent se traduit quelquefois par le ralentissement du travail, le manque d'attention, des attitudes défensives à savoir l'agressivité, une mauvaise transmission des informations». Il précise en outre que «les dysfonctionnements ne sont pas seulement liés au process, ils sont le fait des hommes, des relations et des conflits subjectifs». Faire dans l'assertivité, c'est en quelque sorte avoir la capacité d'éviter les conflits latents pour entrer dans une logique d'échange. Ce qui fait dire à M. Bouanane que «la confiance en soi est la faculté de s'ouvrir sur les autres. Elle permet de développer une grammaire relationnelle dont les principes essentiels sont l'acceptation, le partage, l'interdépendance et la solidarité»
Avantages
Ce qu'apporte l'«assertivité»
Si l'on conçoit que la bonne attitude est contagieuse, l'assertivité entraîne de profonds changements tant sur le plan professionnel que personnel.
Sur le plan professionnel
– Au niveau managérial, elle permet aux cadres de mieux s'occuper de leurs équipes, qui seront par ailleurs plus motivées. Les échanges seront plus fructueux et il y aura moins de déperdition dans la mise en œuvre des décisions.
Les entretiens individuels ne seront plus des moments de règlements de comptes ou de revendication, mais de dialogue et de mise en place d'un plan de progrès.
La qualité des échanges s'améliore dans l'entreprise. D'où la réduction des conflits.
En ce qui concerne les réunions, chacun trouvera son mot à dire et sera sûr d'être entendu.
Impact personnel
Les rapports avec son entourage (famille, amis et autres) deviennent plus clairs. A partir de là, la compréhension s'installe, ce qui facilite la construction de relations harmonieuses.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.