Sahara : L'Algérie joue la carte des hydrocarbures pour séduire les Etats-Unis    SRM Casablanca-Settat : Des services améliorés et une présence territoriale renforcée    LdC de la CAF : l'AS FAR en finale aux dépens de la RS Berkane    Tetuán: Mueren dos niños en el derrumbe parcial de una vivienda en la medina    Feyenoord verrouille son talent marocain, Adnan El Boujjoufi    Franchise Exhibition Morocco : One Retail vise 500 points de vente en 2026 (VIDEO)    Etats-Unis : Une délégation marocaine de haut niveau reçue par le secrétaire à la Défense    Maroc-USA: Une importante délégation marocaine reçue par le Secrétaire américain à la Guerre    Bourse de Casablanca : le MASI enregistre une solide progression hebdomadaire    GITEX Africa 2026 : le Groupe BCP dévoile sa nouvelle stratégie digitale et continentale    Mondial 2026 : Le Maroc affrontera El Salvador lors de son deuxième match amical préparatoire    Arrestation de Kinahan : Dublin salue une "coopération étroite" avec Abou Dhabi    Elu Produit de l'Année Maroc, Ce que révèlent les choix des Marocains : le palmarès 2026    Le Maroc renforce sa coopération agricole en choisissant le Portugal comme invité d'honneur du Salon de l'Agriculture de Meknès 2026    OM : Bilal Nadir se rapproche d'un départ à l'issue de la saison    Mondial 2026 : la FIFA dénonce des tarifs de transport jugés excessifs    Akhannouch: Le dialogue social n'a jamais été un engagement ponctuel, mais un choix politique clair et assumé    Ayyoub Bouaddi : le signal fort venu de France qui relance tout    Comment les consulats marocains en Espagne s'adaptent à l'afflux massif de demandes de régularisation    Vers un leadership continental... le Maroc parmi les pays africains les plus avancés dans les technologies spatiales    Tétouan: deux enfants meurent dans l'effondrement partiel d'une habitation dans la médina    French-Moroccan actress Nadia Farès dies at 57 after pool incident in Paris    Code de la famille : Lachgar appelle les Marocaines à "se venger" à travers les urnes    L'actrice franco-marocaine Nadia Farès décède à 57 ans à Paris    Casablanca : Arrestation d'un individu pour une violente agression ayant causé une infirmité permanente à une femme    MO : Emmanuel Macron propose une mission internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz    Nouveau projet de loi contre le piratage des retransmissions sportives en direct    Diplomatie. L'Equateur annonce l'extension de sa couverture consulaire au Sahara marocain    Dialogue social : Le gouvernement dresse le bilan et réaffirme ses engagements    Concert : Ino Casablanca, "EXTASIA" en tournée marocaine    Arts plastiques : Ilias Selfati fait fleurir le papier    Casablanca : le navire-école indien INS Sudarshini en escale pour renforcer la coopération navale    Morocco and Ecuador reaffirmed on Friday their commitment to a strengthened partnership, welcoming the positive momentum in their bilateral relations    Selon Trump, l'Iran accepte de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz"    Info en images. Transport routier : Hausse de 25% du soutien octroyé aux professionnels    La Bourse de Casablanca termine en hausse    Un journal canadien salue le Maroc et le met en avant comme puissance du renseignement pour la sécurité du Mondial    Arts plastiques : Larbi Cherkaoui, l'expérience-limite de la lettre à L'Atelier 21    Kendji Girac «n'a jamais exprimé de positions politiques» pour Israël, selon la productrice des concerts au Maroc    Coopération Chine-Mozambique : pour le renforcement du partenariat stratégique global Partager    Le service militaire, un chantier royal prometteur pour former les jeunes et répondre aux exigences du marché de l'emploi    Azzedine Ounahi vers l'Atlético Madrid ? Ce que l'on sait vraiment    L'Iran a accepté de céder son uranium enrichi, annonce Trump    Brazzaville: Denis Sassou Nguesso prête serment    Riaya : Signature de deux conventions pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes    Belmkaddem : «Entre étoffes et moteurs, une célébration des cultures»    Festival Films Femmes Afrique de Dakar : Deux films marocains dans la compétition    Turquie: Un adolescent commet une tuerie dans une école    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les sites à risques répertoriés
Publié dans La Gazette du Maroc le 01 - 12 - 2003

Selon le Secrétaire d'Etat chargé de l'Eau, il ne s'agit pas de prétendre à une protection totale mais de se prémunir contre les crues centennales, par l'adoption de solutions qui peuvent être mises en œuvre facilement et sans bouleverser les structures des centres protégés.
Les cadres du secrétariat d'Etat chargé de l'Eau sont à pied d'œuvre pour la réalisation des programmes arrêtés et la mise en chantier des systèmes adéquats d'alerte et de prévention.
Une question taraude les esprits. Pourquoi les inondations sont devenues si récurrentes au Maroc ? A cette question, Abdelkebir Zahoud, secrétaire d'Etat chargé de l'Eau répond en insistant sur le fait que "le Maroc est passé de périodes de sécheresse prolongées et bien sûr néfastes à des périodes de précipitations abondantes. Des pluies importantes en une courte durée. Ce qui induit des apports conséquents en eau.
Mais le problème des inondations se situe ailleurs en ce sens que l'on a assisté, sans rien faire, pendant des décennies à une urbanisation non contrôlée dont l'une des caractéristiques est l'occupation illégale du domaine public hydraulique. Cette occupation, normalement passible de poursuites judiciaires et dont la responsabilité incombe entre autres aux collectivités locales, crée des obstacles qui poussent l'eau à s'étaler. Ce que l'on appelle la mémoire des oueds trouve ici toute son expression.
Selon l'étude que le département de l'Eau a réalisée sur les lieux à risques, et qui a permis de répertorier 391 sites que guettent les dangers des inondations, 90% de ses sites sont menacés par les inondations à cause du phénomène d'occupation illégale du domaine public hydraulique. Ceci étant, il faut dire que ce qui s'est passé dans les provinces de Nador et Al Hoceima reste moins grave que les inondations d'il y a un an dans la région de Mohammédia, Settat et Berrechid."
Selon un cadre du département, les régions inondées dernièrement font partie des sites répertoriés dans notre étude. On n'est pas surpris de la chose. La gravité de la situation est due en majeure partie à la nature du territoire. Le Rif, c'est connu, est une région dont les composantes sont laches, ou non solides. Ce qui forcément produit des glissements de terrain.
Cela a causé des dégâts au niveau du réseau routier et certaines infrastructures. Cela a conduit également à l'arrêt pour quelques jours des stations de traitement de l'eau potable de l'ONEP.
L'eau qui arrive aux dites stations était boueuse et le niveau de boue dépassait les normes. On était donc obligé d'attendre que la turbidité baisse pour que les stations puissent travailler correctement. Cela n'a pas trop tardé, grâce aux efforts des techniciens et des ingénieurs mobilisés sur place. Entre temps, on a eu recourt à des sources d'alimentation provisoire. Il ne faut pas oublier non plus que les barrages des régions, notamment Abdelkrim El Khattabi a atteint un taux de remplissage de 100% et commençait à déverser le surplus.
De même que le barrage Mohammed V, chose qui ne s'est pas produite depuis une dizaine d'années. Et cela est très bénéfique. Les apports d'eau enregistrés sont assez réconfortants et l'ensemble des rouages de l'économie en tireront profit. Quant aux pertes en vies humaines, qui sont déplorables, il s'agit de morts accidentelles.
Mais peut-on espérer une protection maximale ? Pour Abdelkébir Zahoud, quand on parle protection, on a l'impression que l'on peut atteindre une protection à 100%. Or, cette protection-là n'existe pas. Techniquement, on parle d'un niveau de protection. Ce niveau de protection est déterminé en fonction d'un débit centenaire. On prend par exemple la plus importante crue qu'une région donnée a connue pendant une période de deux cents ans ou cent cinquante ans. Et on prend les mesures techniques en conséquence.
Si la crue est de deux fois supérieure à celle que la région connaît aujourd'hui, alors on est protégé à hauteur de 50% pour être schématique. Si les crues sont moins importantes, on est couvert et on ne craindra rien. Cela dans des sites où il y a possibilité de construire des digues, des barrages et remparts. "Mais quand on est dans un terrain où la possibilité de construire est presque négligeable, sinon inexistante ou lorsque des constructions défigureraient tout un site touristique, on s'abstiendra. Le cas d'Ourika est éloquent à ce sujet. D'abord, il est difficile de construire des remparts ou des barrages, ensuite le site est d'une portée touristique importante et on ne peut pas se permettre de le dénaturer par des constructions en béton. Là-bas, il n'y a pas de protection possible mais il y a l'alerte et la prévention. Avec les Japonais on est en train de peaufiner un plan de prévention pour cette région. Soulignons que parmi les mesures prises, figure l'augmentation des stations de mesures ce qui augmente le temps d'alerte passé par exemple à Mohammédia de 6 heures à 14 heures maintenant. Un temps suffisant pour que les autorités locales et les habitants prennent les dispositions d'urgence nécessaires.
N'oublions pas non plus que parfois des ouvrages s'avèrent nécessaires pour assurer un certain niveau de protection sur le terrain, mais techniquement leur faisabilité est impossible ou les moyens financiers introuvables pour leur réalisation. Ce sont donc autant de paramètres qui entrent en compte ", conclut Abdelkébir Zahoud.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.