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Né pour régner
Publié dans La Gazette du Maroc le 12 - 05 - 2003


La naissance du Prince héritier
Moulay Al Hassan
Le Prince héritier est destiné à régner. Il sera certainement un Prince comblé mais très tôt initié à l'apprentissage du métier de Roi.
Le Royaume chérifien est une Monarchie constitutionnelle héréditaire. En d'autres termes, la succession à la fonction de Monarque est circonscrite à la progéniture mâle. Plus précisément, c'est le fils aîné du Roi qui assure la pérennité du Trône. Ce principe est tellement ancré dans la tradition alaouite, depuis déjà des siècles, qu'il est devenu un précepte fondateur de la Constitution marocaine. En un mot, le Prince est considéré comme le garant de la continuité de la dynastie.
De ce fait, il est tout à fait normal que la préparation du Prince au métier de Roi revêt autant d'importance, à telle enseigne que l'éducation des futurs monarques est considérée comme “la priorité des priorités”. L'objectif principal étant de former un Prince héritier capable de prendre ultérieurement les rênes du pouvoir.
Pour la dynastie alaouite, la bonne éducation des Princes est plus qu'une tradition, c'est tout “un art de gouverner” qui marie la tradition à la modernité. Pour l'histoire, il serait utile de rappeler les efforts consentis de feu Mohammed V visant à offrir la meilleure éducation à son fils Hassan II, alors Prince héritier. A cette fin, il choisit d'élever le futur Roi dans une école à Rabat, selon les préceptes de l'Islam. Ensuite, le Prince suivra les cours de la faculté de droit de Bordeaux. Il y laissera le souvenir d'un étudiant exceptionnellement brillant et attentif. En 1934, âgé de 5 ans, il fait près de S.M. Mohammed V, en costume d'apparat traditionnel, l'apprentissage du métier de Roi.
Après son accession au Trône alaouite, feu Hassan II accorda à l'éducation du Prince héritier une importance sans égale. Il supervisa personnellement, étape par étape, l'enseignement du futur Monarque. Son souci principal fut de doter le Prince d'une éducation moderne qui respecte les valeurs traditionnelles. Toute son éducation, depuis son plus jeune âge, n'a eu qu'un seul but : le préparer à régner.
Un apprentissage parfois contraignant à en juger par les épreuves que doit endurer le Prince. Alors qu'il n'avait que 3 ans, le Roi l'emmène pour la première fois en voyage officiel aux Etats-Unis. A l'âge de 7 ans, le jeune Prince prononce, à l'occasion d'une distribution de terre à des agriculteurs, son premier discours. Et certains se souviennent de lui en “djellaba” assistant à Notre Dame, aux côtés de Michel Jobert, aux obsèques de Georges Pompidou.
Parallèlement à ces activités sur le terrain, et conformément à la tradition, le Prince héritier a reçu une éducation de base au Collège royal, suivant un régime d'internat. Ensuite, il rejoint la faculté de Rabat où il partage avec ses camarades les plaisirs de la jeunesse, notamment le sport. En 1987, il obtient son DES en sciences politiques. Et après un stage d'application au siège de la Commission européenne, sous la direction de Jacques Delors, le futur Roi a soutenu sa thèse de doctorat sur la coopération entre le Maghreb et l'Union européenne, le 29 octobre 1993.
Pour parachever un apprentissage du métier de Roi, son père l'initia aux rouages et aux méthodes de l'action politique. Ainsi le Prince héritier assiste régulièrement en silence aux Conseils des ministres et aux audiences royales. Maintenant qu'il est aux commandes et qu'il vient d'avoir son Prince héritier, la question de l'éducation revient très fort. Assistera-t-on à la reproduction du même modèle éducatif basé sur la tradition associée à la modernité, comme ce fut le cas dans la tradition alaouite ? En tout état de cause, et vu la personnalité du Roi Mohammed VI, on serait tenté de dire que l'éducation du Prince héritier Moulay Al Hassan sera plus moderne et plus libérale. En d'autres termes, le rôle du Roi Mohammed VI sera très probablement celui d'accompagnateur plus que celui de superviseur. Sans pour autant remettre en question le rôle de la tradition, notamment l'enseignement religieux, comme étant un pilier fondateur de la Monarchie alaouite. Il faut savoir que les temps changent, les personnes et les générations aussi. Les styles de gouvernement, certainement.
L'éducation du Prince héritier sera plus moderne et plus libérale. Autrement dit, le rôle du Roi Mohammed VI sera plus celui d'accompagnateur que celui de superviseur.


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