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Price Earning Ratio
Publié dans Jeunes du Maroc le 26 - 05 - 2011

Le PER « Price earning ratio » appelé aussi rapport cours/bénéfice, est l'un des premiers critères à prendre en considération dans l'évaluation d'un titre.
Il se calcule en deux temps. Tout d'abord en divisant le bénéfice net par le nombre d'actions composant le capital, on obtient ainsi le Bénéfice Net par action ou BNA. Puis en divisant le cours de bourse par le BNA, on obtient le PER du titre.
PER = cours / BNA
Plus le PER est faible, plus l'action est bon marché et inversement. Ainsi un PER de 30 ou plus commence à être élevé dans l'absolu. Un PER est bon marché en dessous de 10 et très faible en dessous 5 ou 6, il est aussi appelé multiple de capitalisation des bénéfices ou plus simplement multiple.
Ainsi obtenu, le PER donne une première indication sur la valeur d'un titre, mais il faut aussi tenir compte d'autres paramètres : le secteur de la société par exemple.
Malgré l'existence de différents critères d'évaluation, le PER est sans aucun doute l'un des plus importants et des plus fiables sur la durée.
I.1.1 L'interprétation du PER
Le PER d'une société reflète la croissance des bénéfices attendue par la bourse. On compare le PER d'un titre à ceux des sociétés du même secteur mais aussi à la moyenne générale d'un marché boursier.
1er cas : Le PER dépasse la moyenne
Le marché prévoit une croissance plus forte que la moyenne. L'achat d'actions est plus risqué. En effet, en cas de déception, l'investisseur aura acheté à un prix très élevé des promesses de profits futurs qui ne seront pas concrétisés. De plus, une mauvaise nouvelle a souvent un impact plus fort sur le cours des actions dites ‘chère'.
2éme cas : Le PER est inférieur à la moyenne
Le marché prévoit une plus faible croissance, voire un recul des bénéfices. Un faible PER peut indiquer une situation de redressement ou bien une chute d'une société.
I.1.2 Les limites du PER
Certaines sociétés présentent des PER extrêmement élevés : c'est-à-dire un cours de bourse très haut pour un bénéfice attendu faible. Ceci est courant pour les valeurs de la nouvelle économie qui espère une très forte croissance de leurs bénéfices dans quelques années. Il devient alors difficile de comparer ces sociétés uniquement à l'aide du PER. D'où la limite suivante : le PER intègre mal les anticipations de bénéfice.
En période de haute inflation, le coût de stockage et les dépréciations ont tendance à être sous-évaluées, car le coût de renouvellement des stocks augmente avec le prix. Ainsi, le PER a tendance à être plus bas en période d'inflation élevée, car les marchés voient les bénéfices gonfler artificiellement.
Un faible PER ne signifie pas de facto que l'entreprise est sous-évaluée. En effet, cela peut très bien signifier que le marché est pessimiste quant à l'avenir de l'entreprise. En général, le cours des actions chute pour que de bonnes raisons. Il se peut que l'entreprise ait abaissé ses prévisions de bénéfices. Cela ne se trouverait refléter dans le PER glissant qu'une fois les bénéfices. Cela ne se trouverait refléter dans le PER glissant qu'une fois les bénéfices enregistrés.


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