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OCP : Une révolution fourragère avec un rendement à 150 tonnes/ha
Publié dans Hespress le 24 - 04 - 2024

Dans le contexte d'un climat aride et de ressources limitées en termes de fourrages, l'Office chérifien des phosphates (OCP), en collaboration avec l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), a organisé ce mercredi 24 avril en marge du Salon international de l'Agriculture de Meknès (SIAM), un séminaire dédié à la culture et aux bénéfices du « Blue Panicum« .
© Souhail Rmidi
Cet événement, qui s'est tenu dans un esprit de partage et de vulgarisation des résultats de recherche, a souligné le potentiel exceptionnel de cette culture en tant qu'alternative résiliente face aux stress environnementaux et adaptée aux défis du changement climatique.
Le Maroc, caractérisé par des précipitations limitées et des contraintes de salinité des sols dans plusieurs régions, voit son agriculture et son élevage confrontés à des défis majeurs. Les cultures fourragères traditionnelles, telles que le maïs fourrager et la luzerne, peinent à atteindre des niveaux de production satisfaisants. La dégradation des parcours due au surpâturage et à la désertification, aggrave encore cette situation, notamment dans le sud du pays. Face à ces enjeux, le Blue Panicum émerge comme une réponse prometteuse.
© Souhail Rmidi
« Cette culture s'est bien adaptée dans plusieurs zones, notamment dans plusieurs provinces du sud du Maroc ainsi que dans des régions du nord telles que Doukkala et Rhamna. Les tests réalisés ont abouti à des rendements spectaculaires, atteignant jusqu'à 150 tonnes par hectare de biomasse fraîche dans des conditions optimales, bien que ces chiffres restent expérimentaux. À l'échelle agricole, il est envisageable de dépasser les 100 tonnes par hectare. Même dans des conditions de salinité élevée, des rendements de 75 à 90 tonnes par hectare sont facilement atteignables avec cette culture« , a déclaré Abdelaziz Hirich, enseignant chercher à l'UM6P.
© Souhail Rmidi
Les résultats des recherches présentées lors du séminaire ont été étayés par la mise en place de dix plateformes de démonstration à travers différentes zones agro-climatiques et conditions de salinité, mettant en lumière la polyvalence et l'adaptabilité de cette culture.
Les conclusions tirées de ces démonstrations sont sans équivoque : les cultures fourragères alternatives, et plus spécifiquement le Blue Panicum, se positionnent comme les plus adaptées et performantes dans les environnements arides et salins du Maroc. La demande croissante en termes de fourrages renforce encore l'argument en faveur de leur adoption à grande échelle.
© Souhail Rmidi
Selon Abdelaziz Hirich, il s'agit d'une culture facile à adopter et à manipuler, ne nécessitant pas de labour ni de préparation intensive du sol. Une fois implantée, poursuit-il, elle peut perdurer pendant huit ans avec seulement des besoins en irrigation, fertilisation et des coupes, pouvant aller jusqu'à sept coupes par an.
Sur le plan zootechnique, elle présente un fort potentiel, contribuant à stabiliser le rendement et la productivité laitière, ainsi qu'à améliorer la qualité du lait des vaches laitières. Les essais d'ensilage ont également montré une capacité de conservation de la culture pendant une longue période sans perte significative de qualité, avec des pertes minimales de l'ordre de 0,5% à moins de 2% en général, explique l'enseignant chercheur.
© Souhail Rmidi
Pour optimiser la productivité et assurer le succès de cette culture, l'adoption de bonnes pratiques agricoles est essentielle. La transplantation des racines, l'utilisation d'amendements organiques et de fertilisation NPK, ainsi que la pratique de la culture intercalaire, tout en contrôlant l'accumulation des sels par le lessivage, ont démontré leur efficacité en augmentant le rendement jusqu'à 50 % en moyenne.
De plus, des essais physiologiques ont permis de comprendre les mécanismes de résistance au stress salin du Blue Panicum, révélant notamment sa capacité à exclure et accumuler le sodium dans ses racines, tout en favorisant l'accumulation de potassium dans ses parties aériennes.
© Souhail Rmidi
« Les bons agriculteurs reconnaîtront rapidement les avantages de cette culture. Nos partenaires, notamment les agriculteurs avec lesquels nous collaborons pour installer des plateformes de démonstration, comprennent plus de 13 agriculteurs « champions » dans le sud et le nord du Maroc. Par ailleurs, nous avons organisé des sessions de renforcement des capacités pour plus de 150 agriculteurs dans le sud du Maroc. Nous débuterons prochainement dans le nord du Maroc, à Doukkala, afin de cibler d'autres agriculteurs intéressés par cette culture« , a conclu Abdelaziz Hirich.
© Souhail Rmidi
Enfin, sur le plan économique, les essais zootechniques ont démontré que l'intégration du Blue Panicum dans les rations alimentaires des animaux a non seulement stabilisé la production laitière, mais également réduit les coûts d'alimentation, augmentant ainsi les revenus des agriculteurs.


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