ONU : M. Hilale désigné pour co-faciliter l'examen de la Stratégie mondiale contre le terrorisme    Le projet de loi relatif aux Adouls vise à renforcer les fondements de la profession    Entreprises : 117.394 certificats négatifs délivrés en dix mois (OMPIC)    OMTPME : tissu entrepreneurial en croissance en 2024, mais sous forte pression    Cours des devises du jeudi 8 janvier 2026    Reconstitution du cheptel : identification achevée et 5,2 MMDH versés aux éleveurs pour la première tranche    Venezuela : Les décisions resteront "dictées" par Washington, selon la Maison Blanche    Etats-Unis : un agent de l'immigration abat une femme dans son véhicule à Minneapolis    L'armée libanaise annonce avoir achevé le désarmement du Hezbollah près de la frontière avec Israël    Températures prévues pour vendredi 09 janvier 2026    Mohammed Bajeddi : "La pluie ne résorbe pas le déficit en surfaces emblavées"    AI Made in Morocco, l'IA comme levier d'Etat    L'Université du Chili rend hommage à l'ambassadrice du Maroc, Kenza El Ghali    Diplomatie religieuse : Un soft power marocain entre influence régionale et défis internationaux    Sardines congelées : le pari du marché intérieur    CAN 2025. Regragui: le choc Maroc-Cameroun, « un vrai combat entre deux grandes sélections »    CAN 2025 : Défi historique pour le Maroc face au Cameroun en quart de finale    Lamine Yamal devient le joueur le plus cher du monde    Industrie et ancrage local : pourquoi Danone inscrit le Maroc dans sa stratégie de long terme    Les CHU de Rabat et Laâyoune entreront en service cette année    Cold wave expected in Morocco from Friday to Sunday    Regragui sees Morocco–Cameroon as a true battle between African giants    AFCON: Nigeria resolves Super Eagles bonus issue ahead of quarter-final    CAN 2025 : l'Université Euromed de Fès au cœur du débat sur le soft power et la gouvernance du football africain    Danniel Poeta, un rappeur colombien star des réseaux sociaux au Maroc    Des fossiles humains vieux de 773.000 ans découverts à Casablanca    CAN de Futsal Maroc 2026 : Rabat lance officiellement la course aux qualifications    Le temps qu'il fera ce jeudi 8 janvier 2026    Le Maroc renforce la prise en charge des addictions avec une nouvelle unité de méthadone à Berkane    Maroc–Etats-Unis : Le Congrès célèbre une alliance historique vieille de 250 ans    CAN 2025 : Le Nigeria au bord de la grève avant son match décisif contre l'Algérie    Casablanca révèle de nouvelles traces de restes d'humains fossilisés    CAN 2025 : A rebours d'Hugo Broos, l'Afrique du Sud salue l'organisation du Maroc    Maroc : Le nouvel ambassadeur américain prête serment devant le vice-président des Etats-Unis    CAN 2025 : Près de 60 contraventions traitées par les bureaux judiciaires dans les stades    CAN Futsal 2026 Maroc : Tirage au sort aujourd'hui à Rabat    «Valeur Sentimentale» ouvre la 31e édition des Semaines du film européen    Neige: environ 140 vols annulés dans les aéroports parisiens    Les robes noires durcissent le ton et paralysent les tribunaux    Lumumba plus fort que la dérision... quand un supporter devient la conscience du continent    UE : plus de 40.000 titres de voyage offerts à des jeunes pour les 40 ans de Schengen    Ukraine : le Sommet de Paris s'engage pour des garanties de sécurité robustes    En présence du ministre Saâdi... ouverture de l'exposition « La Rencontre » au Musée national du bijou à Rabat    Semaines du Film européen au Maroc : Le Grand Prix du Festival de Cannes en ouverture !    Calle Malaga de Maryam Touzani en compétition au Festival international du film de Göteborg 2026    Warner Bros. Discovery rejette à nouveau l'offre de Paramount et maintient le cap sur Netflix    Trump annonce le transfert de 50 millions de barils de pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis    CAN Maroc 25 : un week-end décisif pour des quarts de finale de très haut niveau    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Abandon scolaire en milieu rural: Les filles plus touchées que les garçons
Publié dans Hespress le 05 - 01 - 2020

En milieu rural, la déperdition scolaire est une réalité à laquelle le Maroc est toujours confronté. Malgré les efforts consentis par les différents acteurs du secteur de l'éducation et de l'enseignement et les résultats réalisés, les données sur l'abandon scolaire sont toujours alarmantes. L'Académie régionale de l'enseignement et de la formation (AREF) de Rabat-Salé-Kénitra, a dévoilé cette fin de semaine son bilan au titre de 2019, où elle expose les efforts déployés en vue de remédier à la situation.
Malheureux, mais véridique! Les conditions de vie en milieu rural sont totalement différentes que celles de la ville. Manque d'infrastructure et de moyens, les jeunes et moins jeunes de la campagne sont encore et toujours confrontés à différents défis qui les poussent, malgré eux, à quitter les bancs de l'école avant même l'achèvement des cycles de l'enseignement obligatoire (primaire et secondaire collégial), et de ce fait, se convertir dans le travail domestique ou agricole, ou carrément se marier à un âge précoce pour les filles.
Au titre de l'année 2018, le Conseil Supérieur de l'Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique (CSEFRS) indique que les niveaux des taux d'abandon scolaire dans les deux milieux sont très proches, tous cycles confondus, avec 7,3% d'abandon dans l'urbain et 7,5% dans le rural. Cependant, l'analyse fine par cycle dans chaque milieu fait ressortir qu'en fait les cycles primaire et collégial sont plus touchés par l'abandon dans le rural que dans l'urbain.
En 2018, le taux d'abandon enregistré était de 4,8% dans le primaire rural alors qu'il était de 2,2% dans le primaire urbain, fait observer l'analyse, tirant ainsi la sonnette d'alarme quant aux taux d'abandon en 6ème année primaire dans le milieu rural et qui est parmi les taux les plus élevés dans ce cycle (18,1%) comparativement à ce même taux dans le milieu urbain (5,9%).
Dans le secondaire collégial, l'abandon en 2018 a touché 16,8% des élèves dans le rural contre 12,9% dans le milieu urbain. Et dans ce cycle, c'est toujours le niveau terminal (3ème année collégiale) qui est le plus concerné par l'abandon et de manière très prononcée dans le rural (22,7%) contre 17,7% en 3ème année collégiale du milieu urbain.
Milieu rural: Abandon précoce pour les filles et plus tardif pour les garçons
Par ailleurs, l'analyse par genre du CSEFRS fait ressortir que les filles s'en tirent mieux que les garçons quand il s'agit de l'analyse de l'abandon dans le cycle secondaire (collégial et qualifiant). Si 11,6% et 8,8% des
filles abandonnent sans achever les cycles collégial et qualifiant en 2018, ces taux atteignent 16,6% et 11,9% respectivement pour les garçons, souligne le rapport.
Par contre, poursuit l'analyse, les filles sont plus exposées à l'abandon au primaire avec 3,9% contre 3,4% pour les garçons. Le niveau terminal de 6ème année primaire constitue carrément un obstacle pour les filles dans leur transition au cycle collégial, où 14,6% décrochent à ce niveau contre 10,4% pour les garçons. Dans les fins de cycles collégial et qualifiant, c'est plutôt les garçons qui enregistrent les taux d'abandon les plus élevés.
Les filles fragilisées par la difficile transition entre le primaire et le collégial
Toujours en milieu rural, l'analyse indique que la différentiation de l'abandon selon le genre est plus grave dans le milieu rural où 5,6% des filles sont touchés par ce phénomène au primaire contre 4% des garçons. L'écart le plus important entre les deux sexes est observé en 6ème année du primaire dans le milieu rural, poursuit l'analyse, où le taux d'abandon atteint 23,4% pour les filles contre 13,6% pour les garçons, ce qui confirme encore plus la difficile transition des filles rurales entre le primaire et le collège comparativement aux garçons.
Pour les garçons ruraux, l'abandon survient essentiellement au collège où 19% des garçons abandonnent contre 13,8% des filles, et plus particulièrement en 3ème année collégiale qui voit 24,6% des garçons quitter annuellement l'école, contre 20,1% des filles. Dans le milieu urbain, c'est plutôt les garçons qui sont les plus exposés à l'abandon. Ce constat se vérifie dans pratiquement tous les cycles et les fins de cycles du milieu urbain, affirme l'analyse.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.